Rechercher
Rechercher

Économie - Liban

Gel du versement des subventions sur les volailles

"Le poulet est un produit local qui est disponible en quantités suffisantes, ce qui maintiendra la stabilité des prix", tient à rassurer le syndicat des éleveurs.
Gel du versement des subventions sur les volailles

Photo d'illustration Jean-Pierre MULLER / AFP

Le secrétaire général du syndicat des éleveurs de volailles au Liban, William Boutros, a annoncé jeudi que le versement de subventions aux producteurs de ce secteur était temporairement "gelé", en raison des "difficultés financières rencontrées par certaines parties concernées".

Peu auparavant, le syndicaliste avait évoqué dans un premier communiqué une levée de ces subventions accordées par la Banque du Liban (BDL) sur une série de produits alimentaires et de première nécessité. 

"Les producteurs de volailles n'ont pas été officiellement notifiés par la BDL" concernant les subventions, mais ont appris "que les opérations pour obtenir ces subventions étaient gelées", en raison des "difficultés financières". "Il n'y aura pas d'augmentation insensée des prix de la volaille. Le poulet est un produit local qui est disponible en quantités suffisantes, ce qui maintiendra la stabilité des prix, a-t-il cependant assuré, revenant sur le contenu plus alarmiste d'un premier communiqué, dans lequel il évoquait des "répercussions négatives sur le secteur et les consommateurs". 

Lire aussi

Le gouvernement veut finalement maintenir les subventions sur le pain

En outre, une entreprise de vente de viande, la société Khalifé, a annoncé jeudi qu'elle allait cesser la semaine prochaine de vendre de la viande subventionnée, n'ayant pas pu régler aux importateurs plusieurs factures, en raison de l'absence de transferts de dollars de la part de la BDL. 

La question de la rationalisation des subventions et de la mise en place d'une "carte d'approvisionnement" a par ailleurs fait l'objet d'une nouvelle réunion du comité interministériel ad hoc, présidée par le Premier ministre sortant, Hassane Diab. Lundi, ce dernier avait estimé que cette carte, destinée à être distribuée à 75 % de la population, devrait être financée par des parties étrangères. Sans quoi, avait-il averti, il faudra puiser dans les réserves en devises de la Banque du Liban, même s’il faut pour cela utiliser les réserves obligatoires.

La Banque centrale, dont les réserves s'amenuisent, subventionne au taux de 3.900 livres pour un dollar un ensemble de denrées alimentaires, dont les volailles et les produits nécessaires à l'élevage. Le dollar s'échange autour de 12.500 livres libanaises sur le marché parallèle.


Le secrétaire général du syndicat des éleveurs de volailles au Liban, William Boutros, a annoncé jeudi que le versement de subventions aux producteurs de ce secteur était temporairement "gelé", en raison des "difficultés financières rencontrées par certaines parties concernées". Peu auparavant, le syndicaliste avait évoqué dans un premier communiqué une levée de ces subventions...

commentaires (5)

dans les temps passes heureux, c'etait la contrebande de volaille en provenance de syrie qui ruinait nos eleveurs. comment se ferait il que le trafique soit inverse maintenant ? pas tres clair ca !

gaby sioufi

10 h 41, le 07 mai 2021

Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • dans les temps passes heureux, c'etait la contrebande de volaille en provenance de syrie qui ruinait nos eleveurs. comment se ferait il que le trafique soit inverse maintenant ? pas tres clair ca !

    gaby sioufi

    10 h 41, le 07 mai 2021

  • Non seulement nos poulets risquent de franchir les frontières syro-libanaises, mais une bonne partie des billets verts les ont devance et ont emprunte le même chemin, tout comme le fuel, les médicaments, les les les... la liste est bien longue!

    CW

    23 h 07, le 06 mai 2021

  • La production de l’élevage local est suffisante si nos poulets ne traversent pas les frontières pour aller nourrir d’autres peuples alors que les libanais manquent de tout. Malgré l’importation il n’y pas suffisamment de produits dans les boucheries et les rayons des supermarchés malgré la hausse des prix. Alors ça n'est jamais une histoire de quantités mais bien de trafic et de vols, de sous traitance et de gros profits des gens qui tiennent le pouvoir dans ce pays eux, faut il le rappeler ne manquent de rien et roulent sur l’or ainsi que leurs protecteurs.

    Sissi zayyat

    20 h 44, le 06 mai 2021

  • Je pense qu'il faut ouvrir la porte largement à l'importation, pour en finir des abus locaux, et pour toutes les denrées, sans tenir compte de protéger les corrompus et leurs patrons.

    Esber

    20 h 16, le 06 mai 2021

  • A part les volailles, quelqu'un pourrait expliquer la hausse vertigineuse du prix de l'huile d'olive, produit local, travaillé et terminé en automne, où le prix de la cueillette et des machines étaient terminés ? Pourquoi, son prix monte avec le dollar du marché noir, espèces de voleurs !? Que fait le ministère de l'économie ?

    Esber

    20 h 12, le 06 mai 2021

Retour en haut