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Campus - ENVIRONNEMENT

Plastic Free Lebanon veut colorer l’avenir du pays en vert

Un projet mené par de jeunes activistes pour inciter les Libanais à s’engager pour la sauvegarde de l’environnement. 

Plastic Free Lebanon veut colorer l’avenir du pays en vert

En utilisant des matériaux recyclables, le PFL a créé en décembre dernier, en collaboration avec l’activiste écologique Caroline Chaptini et l’organisation Green Community, le plus grand drapeau en mosaïque du monde. Une action reconnue comme un record mondial par le « Livre Guinness des records ». Crédit photo le père Élie Korkomaz

Passionné par l’environnement depuis son enfance, Roberto Hélou, 21 ans, lançait il y a presqu’un an Plastic Free Lebanon (PFL), un rassemblement qui vise à sensibiliser les gens sur la gestion durable des déchets. « Nous voulons encourager les consommateurs à adopter les bons gestes écologiques, et provoquer un changement systématique du côté des entreprises et des gouvernements. Et cela dans l’ordre de priorité suivant : réduire, réutiliser, recycler. Nous sommes convaincus qu’ainsi nous pourrons créer un impact à long terme », souligne le jeune homme. Aujourd’hui, le PFL compte plus de 67 volontaires issus de tout le pays, en grande partie grâce à sa présence sur les réseaux sociaux. Plus de 2 250 internautes se sont inscrits sur le compte Instagram @plasticfreelebanon et suivent les publications gérées par Roberto Hélou, Florence Ryan, et les étudiants Jad Irani, Yasmina Keyrouz, Claude Massaad, Robert Abdel Jalil, Anthony Nader, Grazia Hélou, la sœur de Roberto Hélou, ainsi que d’autres bénévoles.

En quelques mois, les jeunes volontaires ont ramassé plus de 12 000 sacs de déchets plastiques auprès de plus de 400 ménages et effectué 4 nettoyages de sites.

Après la double explosion du 4 août 2020, à longueur de journée « pendant une semaine et demie », ils ont « rassemblé des déchets plastiques, et acheminé les quantités astronomiques collectées vers des entreprises et des organisations de recyclage », confie Roberto Hélou. Le jeune homme, qui avait commencé par étudier l’ingénierie environnementale en Australie, a « abandonné cette filière après un semestre », après avoir réalisé que « le monde n’a pas besoin de plus de recherches et de sciences pour mettre en œuvre des solutions durables ». Il avait alors choisi de s’investir dans la sensibilisation du public sur l’importance de la sauvegarde de l’environnement.

Un record mondial

En décembre dernier, en utilisant des matériaux recyclables – bouchons de bouteille, cartouches de chasse, embouts de narguilé, bouteilles en plastique... –, le PFL crée, en collaboration avec l’activiste écologique Caroline Chaptini et l’organisation Green Community, le plus grand drapeau en mosaïque du monde. Une action reconnue comme un record mondial par le Livre Guinness. Ce projet, initié par Roberto Hélou, avait pour but d’engager la communauté à remettre en question son mode de gestion des ordures et de l›encourager à rassembler ses déchets en plastique.

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Avec l’idée de réaliser un drapeau libanais à partir de matériaux recyclables, le jeune homme contacte Caroline Chaptini, qui a déjà à son actif plusieurs records du monde reconnus par Guinness pour des projets similaires. « Je lui ai présenté mon idée, qui l’a intéressée. Nous avons donc commencé à travailler ensemble », poursuit-il. Le PFL s’est alors focalisé sur la collecte des matériaux de plastique usés et ramassés dans la nature, dans les rues et des domiciles, alors que Caroline Chaptini et ses bénévoles se sont concentrés sur la construction du drapeau. L’ONG Green Community, quant à elle, a financé la quasi-totalité du projet et a trouvé l’endroit pour sa réalisation : Jupiter Venue à Bnech›ii. Malgré tous les obstacles auxquels l’équipe a dû faire face – confinements, conditions météorologiques difficiles, l’éloignement de l’emplacement du drapeau à réaliser –, le groupe a pu relever le défi grâce à la solidarité entre les participants. « La beauté du projet réside dans le fait que la majorité du travail a été faite par des citoyens ordinaires pendant leur temps libre », raconte le jeune activiste qui envisage, avec deux de ses amis, de parcourir 13 000 kilomètres à vélo du Caire, en Égypte, jusqu’au Cap, en Afrique du Sud, pour réaliser des vidéos inspirantes sur la durabilité et l’éducation en collaboration avec Greenpeace.

« La responsabilité de la crise des ordures incombe à la classe politique corrompue, mais les citoyens doivent eux-mêmes prendre conscience de leur rôle en trouvant des solutions à une échelle plus fine, au niveau de leurs maisons, pour réduire l’ampleur du phénomène », explique Roberto Hélou, qui consacre l’essentiel de son temps à la photographie, et à la création de vidéos éducatives et divertissantes sur des sujets qui lui tiennent à cœur : voyages, développement personnel, initiatives sociales... qu’il publie sur sa chaîne YouTube. « Le but est de documenter nos aventures, de raconter les histoires inspirantes des gens que l’on rencontre, et de soutenir des projets environnementaux et sociaux à dimension positive et qui font du bien », affirme-t-il avant de conclure : « Il ne faut pas attendre l’État. Le changement commence avec chacun de nous. »




Passionné par l’environnement depuis son enfance, Roberto Hélou, 21 ans, lançait il y a presqu’un an Plastic Free Lebanon (PFL), un rassemblement qui vise à sensibiliser les gens sur la gestion durable des déchets. « Nous voulons encourager les consommateurs à adopter les bons gestes écologiques, et provoquer un changement systématique du côté des entreprises et des...

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