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Nos Lecteurs ont la Parole

L’agression comme mode d’expression d’un wokisme parasite

Le problème avec le phénomène du wokisme n’est pas son idéologie, tirant ses racines d’une forme d’humanisme, mais les outils de ses adeptes et les parasites l’assaillant.

Le wokisme défend fondamentalement les droits des minorités. Ceux-là en faisant honnêtement la promotion veulent leur donner une parole et un pouvoir qu’elles n’ont pas eus historiquement. L’histoire est écrite par les vainqueurs. Les wokes tentent de renverser cette situation et d’expliquer l’histoire en partant de la parole des minorités. Pour contrebalancer la supériorité du point de vue des majorités dans la littérature moderne, ceux qu’ils expriment ne sont pas factuels, mais éditoriaux et combattants. Ils tentent de faire percer au niveau international ces visions dérangeantes et cachées par l’histoire officielle et de les y inscrire. Leurs propos sont comparables à des positions de négociation pour amener les sociétés à faire plus de place aux réalités vécues par ces minorités. En ce sens, leurs actions peuvent être considérées comme fondamentalement humanistes et justes. Malheureusement, les adeptes de cette vision ont utilisé les nouveaux outils de communication modernes dont la puissance est fondée sur les agressions verbales et l’élimination idéologique de leurs ennemis.

Utiliser les outils médiatiques modernes

Là où tout dérape est donc la manière dont les wokes font valoir leur point de vue puisqu’ils ont intégré les outils de la guerre médiatique moderne dans ceux privilégiés pour leur permettre de s’exprimer. Étant en majorité des lettrés et très souvent des membres des nouvelles cohortes universitaires issues des minorités, ils connaissent bien le maniement des médias sociaux. Ceux-ci sont des outils puissants qui ont servi dans les dernières décennies à faire tomber des gouvernements un peu partout dans le monde, à en promouvoir d’autres et à régler des comptes qui semblaient échapper aux tribunaux et autres outils de justice légitimes. Ces médias sont les porteurs fondamentaux de ce phénomène social appelé cancel culture. La mouvance woke a tout naturellement utilisé ces outils capables de leur permettre d’atteindre leurs objectifs, soit de faire valoir de toutes les manières possibles la parole et les droits des minorités. Ces nouvelles techniques de communication ont beau être décriées, à juste titre, pour les dommages qu’elles créent au tissu social et à la réputation de nombreux individus qui n’ont pu se défendre adéquatement contre leurs accusateurs, elles n’en sont pas moins efficaces et ont permis aux adeptes de ce mouvement, issus de courants de pensée invisibles aux États-Unis pendant des décennies, de se faire une place importante sur la scène internationale.

L’utilisation du pouvoir woke par diverses idéologies

Comme cela a souvent été le cas dans le passé, cette grande vision a rapidement été détournée de son sens profond par diverses idéologies qui ont utilisé son humanisme comme couverture pour tenter de diffuser leur vision sectaire et totalitaire du monde. Ce n’est pas un phénomène nouveau. De nombreuses visions du monde, pouvant susciter une adhésion de bonne foi, ont été la proie de parasites venant d’autres moins acceptables. Il n’y a qu’à se rappeler les croisades, l’islam politique et les récents propos de moines bouddhistes au Myanmar. Les penseurs totalitaires cachent souvent leurs réelles intentions sous une couverture humaniste qu’ils croient capable de les protéger et de leur amener de nouveaux adeptes. Cette parole donnée aux minorités, une chose tout à fait louable et même nécessaire pour une meilleure explication de l’histoire, est donc en partie détournée par des groupes l’instrumentalisant à leurs propres profits. Nous les voyons actuellement combattre la laïcité, un des grands acquis de l’humanisme qui met les droits de l’homme au-dessus de l’arbitraire des religions. Dans la présente levée de boucliers que l’on voit dans plusieurs médias contre le mouvement woke, ce n’est pas la nouvelle et vivifiante parole donnée aux minorités qu’il faut combattre, mais les actions de ces usurpateurs. Ils doivent être démasqués et montrés comme ils sont vraiment, soit des êtres dont les idéologies totalitaires et obscurantistes vont contre le bien commun et l’évolution harmonieuse des sociétés.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Le problème avec le phénomène du wokisme n’est pas son idéologie, tirant ses racines d’une forme d’humanisme, mais les outils de ses adeptes et les parasites l’assaillant.
Le wokisme défend fondamentalement les droits des minorités. Ceux-là en faisant honnêtement la promotion veulent leur donner une parole et un pouvoir qu’elles n’ont pas eus historiquement. L’histoire...

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