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Dernières Infos - Crise au Liban

Les FL et le CPL s'échangent les accusations par communiqués interposés

Les FL et le CPL s'échangent les accusations par communiqués interposés

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo d'archives ANI

Les Forces libanaises de Samir Geagea ont réagi dimanche aux propos tenus par le bureau politique de leur rival chrétien, le Courant patriotique libre du député Gebran Bassil, qui avait accusé M. Geagea de saper les prérogatives du chef de l'État. Les FL ont ainsi fait assumer cette responsabilité au président Michel Aoun lui-même. Un échange d'accusations par communiqués interposés s'en est suivi.

Le Liban est sans gouvernement actif depuis huit mois, suite à la démission du Premier ministre Hassane Diab dans la foulée de la double explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth. Le chef de l'État Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri, désigné le 22 octobre dernier, campent tous deux sur leurs positions et s'accusent mutuellement du blocage. Ils se livrent dans ce cadre une bataille rangée au sujet des prérogatives prévues par la Constitution.

Lors de sa réunion samedi, le bureau politique du CPL avait accusé Samir Geagea d'avoir sapé en 1990 les prérogatives présidentielles, à l'époque où les miliciens FL et les troupes de Michel Aoun, alors commandant en chef de l'armée puis à la tête d'un gouvernement militaire de transition, s'affrontaient dans ce qui a été qualifié de "guerre d'élimination".

Dans son communiqué, le bureau de presse des FL accuse Gebran Bassil de "fuite en avant" et déplore la volonté de sa formation de "toujours vouloir revenir sur le passé et le déformer".

"Rappelons à M. Bassil que celui qui a porté un coup aux prérogatives du président est celui qui a détruit la zone franche dès les premiers instants de sa désignation à la tête d'un gouvernement de transition", affirment les FL en allusion au président Aoun. "Il a déclenché des guerres futiles sur tous les fronts en prétextant tantôt la libération (face aux troupes syriennes), et tantôt l'élimination, mais dans les deux cas avec pour objectif de se faire élire président de la République, ce qui a provoqué la chute de la République et l'exode de dizaines de milliers de chrétiens et de Libanais (...)", poursuivent les FL.

"Celui qui a porté un coup aux prérogatives du président de la République est celui qui a isolé cette présidence sur le plan arabe et international, en raison de ses alliances et la couverture fournie à un axe qualifié internationalement de terroriste", a conclu la formation de Samir Geagea, en allusion à l'alliance politique entre le camp de Michel Aoun et le Hezbollah, scellée en 2006.

Le CPL a réagi dimanche, accusant le chef des FL d'avoir commis "des crimes durant la guerre et des assassinats politiques en temps de paix". La formation aouniste a également accusé Samir Geagea d'avoir "touché de l'argent depuis l'étranger à des fins électorales".

Un peu plus tard, les FL ont répondu une nouvelle fois au courant aouniste. "Les accusations de corruption politique à l'encontre des Forces libanaises sont rejetées. Les FL est la formation la plus propre en matière de gestion des affaires publiques, de l'aveu même de leurs adversaires. Quant à vous, vous êtes la cible de sanctions des sociétés civilisées en raison de votre corruption", écrit la formation de Samir Geagea.


Les Forces libanaises de Samir Geagea ont réagi dimanche aux propos tenus par le bureau politique de leur rival chrétien, le Courant patriotique libre du député Gebran Bassil, qui avait accusé M. Geagea de saper les prérogatives du chef de l'État. Les FL ont ainsi fait assumer cette responsabilité au président Michel Aoun lui-même. Un échange d'accusations par communiqués interposés...