Le siège du Fonds monétaire international (FMI) à Washington aux États-Unis. Photo d’archives AFP
L’économie mondiale, dopée par la robuste croissance américaine, va rebondir plus que prévu cette année et l’an prochain, a annoncé mardi le Fonds monétaire international (FMI) en dévoilant ses nouvelles prévisions économiques lors de ses réunions de printemps. Il table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut mondial de 6 % cette année (+0,5 point par rapport à janvier) et de 4,4 % l’an prochain (+0,2 point). Ce sont les pays émergents et en développement qui connaîtront une plus forte croissance, estimée à 6,7 % cette année et 5 % l’année prochaine alors que les économies avancées auront une croissance plus faible, respectivement de 5,1 % et de 3,6 %. Ce sont également les pays en développement qui ont connu une contraction plus faible (-2,2 % contre -4,7 % pour les pays développés).
« Malgré la grande incertitude sur l’évolution de la pandémie, on discerne de plus en plus la sortie de cette crise sanitaire et économique », a commenté Gita Gopinath, l’économiste en chef de l’institution de Washington. La crise du Covid-19, qui a poussé la majorité des pays à confiner la population, en fermant les commerces et en réduisant la consommation, a impliqué une contraction des PIB des pays et des zones étudiées par l’institution internationale, à l’exception de la Chine, qui a connu une croissance de 2,3 %. Le fonds a estimé que les projections de croissance de l’Empire du milieu s’établissent en 2021 et 2022 respectivement à 8,4 % et 5,6 %.
Parmi les cinq régions du monde étudiées par l’organisation de Bretton-Woods, ce sont les pays asiatiques en développement qui ont connu la contraction la plus faible en 2020 (-1 %) et ce sont eux qui renoueront avec la croissance la plus forte cette année (+8,6 %). Suit l’Afrique subsaharienne avec une contraction de 1,9 % l’année dernière et une croissance de 3,4 % en 2021. Fait notable, c’est la seule région du monde qui connaîtra une croissance bien plus forte en 2022 qu’en 2021 (4 % l’année prochaine). Le Moyen-Orient et l’Asie centrale sont sur la dernière marche du podium, avec une contraction en 2020 estimée à -2,9 %, mais ils renoueront avec une croissance en 2021 estimée à 3,7 % (et de 3,8 % en 2022). La zone euro se place en avant-dernière position, avec une contraction estimée à -6,6 % en 2020, et une croissance de 4,4 % cette année. Enfin, c’est l’Amérique latine et les Caraïbes qui ferment la marche, avec une contraction de 7 % en 2020 et une croissance de 4,6 % cette année.
Prix alimentaires
Parmi les quelques pays auxquels le FMI a mis en avant les prévisions de croissance, c’est l’Inde qui verra son PIB augmenter le plus, de 12,5 % cette année, contre une contraction de 8 % en 2020. Au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite, chef de file de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) a fait face à la chute des prix de l’or noir en 2020 en raison d’une baisse drastique de la demande (les usines étaient soit à l’arrêt soit tournaient au ralenti et les déplacements en voiture ou en avion étaient limités à cause du Covid-19). Le prix du baril est même passé en négatif en avril 2020, les producteurs payant les acheteurs pour s’en débarrasser, n’ayant plus de place pour stocker la nouvelle production alors que l’arrêt des machines est coûteux. Ainsi, le royaume a fait face à une contraction de 4,1 % en 2020 et connaîtra une croissance de 2,9 % cette année, et de 4 % l’année prochaine.
Pour les États-Unis, qui ont multiplié les plans de relance, les estimations de croissance 2021 et 2022 s’établissent respectivement à 6,4 % et 3,5 %, contre une contraction de 3,5 %. En Europe, la France a connu une contraction en 2020 plus forte que l’Allemagne (-8,2 % contre -4,9 % respectivement), et renouera avec une croissance plus forte cette année (5,8 % contre 3,6 %). Enfin, le FMI estime les projections de croissance russe de 3,8 % cette année et l’année prochaine, contre une contraction de 3,8 % en 2020.
Du côté des prix alimentaires, l’indice des prix des produits d’alimentation concocté par le FMI a bondi de 20 % entre août et février, tiré par les hausses de 45 % du coût des huiles végétales et de 41 % pour les céréales. « La pandémie de Covid-19 risque d’effacer plusieurs décennies de progrès contre la malnutrition dans le monde », indique le rapport. Une augmentation de 2 points de pourcentage des prix alimentaires a tendance à augmenter de 0,24 % la malnutrition dans le monde, rappelle l’institution.


Bon sang pas si fort que ça!! Effacez cet article et n'en parlons plus! Sinon nos experts voleurs, bien connus maintenant, feront tout pour nous rendre encore plus misérables dans l'espoir de pomper plus d'aides de ces pays à l'économie rétablie! Prétendons que cet article ne fût jamais et que nos pays amis sont toujours dans le pétrin et ne peuvent aucunément nous aider. Et vlan!
15 h 22, le 07 avril 2021