Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a fixé en mars le prix du kilowatt/heure (kWh) à 882 livres libanaises (soit 0,58 dollar américain, suivant le taux de change officiel de 1 507,5 livres le dollar), calculé à la fin de chaque mois. En février, le prix était de 730 livres par kWh. Ce tarif se base sur le prix du mazout évalué à 25 632 livres (16,96 dollars) les 20 litres en mars. Une forte augmentation qui s’explique par la hausse des prix des hydrocarbures depuis le début de l’année au Liban, aux prises avec une crise économique et financière sans fond, et alors que le rationnement en électricité a atteint des extrêmes ces dernières semaines, forçant un usage intensif par ceux qui en possèdent des générateurs privés.
S’ajoute à ce tarif, multiplié par la consommation mesurée sur les compteurs individuels des usagers devenus obligatoires depuis le 1er octobre 2018, un forfait variant en fonction de l’intensité maximale délivrée en ampères (A). Ainsi, pour une intensité maximale de 5, 10 ou 15 A, le consommateur s’acquittera respectivement de 20 000, 30 000 ou 40 000 livres, soit le même prix que le mois précédent. Un supplément de 5 000 livres est appliqué pour chaque tranche supplémentaire de 5 A. Une majoration de 10 % peut être appliquée dans les zones peu urbanisées ou à une altitude de plus de 700 mètres, soit 970 livres (0,64 dollar) le kWh en mars.
S’ajoute à ce tarif, multiplié par la consommation mesurée sur les...

