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Économie - Monnaie

Les billets et les pièces en circulation ont augmenté de 186 % à fin janvier

Les billets et les pièces en circulation ont augmenté de 186 % à fin janvier

L’économie libanaise s’est convertie en une « cash economy » (économie basée sur les espèces), selon le terme employé par le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, le 11 novembre 2019, lors d’un passage sur la chaîne MTV. Ce basculement est notamment dû aux restrictions bancaires illégales mises en place depuis la fin de l’été 2019, en raison du resserrement de la circulation des dollars dans l’économie, dévaluant alors la livre que la banque centrale a ancrée sur le billet vert depuis 1997 au taux de 1 507,5 livres.

Les agents ont massivement utilisé l’argent liquide lors de leurs échanges et cela se confirme par la hausse de la circulation de la monnaie fiduciaire (billets et pièces) en livres de 186 % à fin janvier en glissement annuel pour s’élever à 30 710 milliards de livres, contre 10 734 milliards à la même période un an auparavant. Cette augmentation de l’offre de livres libanaises sur le marché et en parallèle la baisse de celle en dollar ont encore plus dévalué la livre, qui a perdu près de 86 % de sa valeur en un an, élevant le taux d’inflation à 84,9 % en 2020, selon l’Administration centrale de la statistique.

L’agrégat M1 de la masse monétaire (comprenant les espèces et les dépôts à vue libellés en livres) a augmenté de 130,5 % à fin janvier en glissement annuel pour passer de 18 408 à 42 425 milliards de livres. Les dépôts à vue ont augmenté de 52,7 % en glissement annuel pour atteindre 11 715 milliards de livres, alors que ceux à terme (bloqués pendant une certaine période contre un taux d’intérêt) ont diminué de 37,7 % durant la même période, pour tomber à 26 879 milliards de livres (contre 43 135 milliards de livres en janvier 2020), révélant ainsi une baisse de confiance dans le secteur bancaire, et ce basculement vers une « cash economy ». L’agrégat M2 (qui comprend M1 et les dépôts à terme libellés en livres) a atteint 69 303 milliards de livres à fin janvier 2021, contre 61 543 milliards de livres, constituant une baisse de 12,6 % en glissement annuel.

Enfin, l’agrégat M3, qui comprend le M2, les dépôts en devises et les titres de dette émis par le secteur bancaire (comme des actions, par exemple) a, quant à lui, atteint 201 040 milliards de livres à fin janvier en glissement annuel, soit une faible hausse de 0,5 % en glissement annuel. La faiblesse de la hausse de cet agrégat, comparée à celle de M1, s’explique par les mesures de restrictions sur les retraits et transferts vers l’étranger en devises. En effet, les dépôts en devises n’ont diminué que de 4,7 % à fin janvier en glissement annuel pour atteindre l’équivalent de 131 327 milliards de livres (au taux de change officiel de 1 507,5 livres pour un dollar décidé par la BDL en 1997).

L’économie libanaise s’est convertie en une « cash economy » (économie basée sur les espèces), selon le terme employé par le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, le 11 novembre 2019, lors d’un passage sur la chaîne MTV. Ce basculement est notamment dû aux restrictions bancaires illégales mises en place depuis la fin de l’été 2019, en raison du resserrement de la circulation des dollars dans l’économie, dévaluant alors la livre que la banque centrale a ancrée sur le billet vert depuis 1997 au taux de 1 507,5 livres.Les agents ont massivement utilisé l’argent liquide lors de leurs échanges et cela se confirme par la hausse de la circulation de la monnaie fiduciaire (billets et pièces) en livres de 186 % à fin janvier en glissement annuel pour s’élever à 30 710...
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