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Le CDR affirme ne pas avoir été tenu au courant de procédures judiciaires à son encontre

Le CDR affirme ne pas avoir été tenu au courant de procédures judiciaires à son encontre

Le logo du CDR. Via l'ANI

Le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) au Liban, organisme chargé des gros projets d'infrastructures et actuellement sous le coup d'une enquête judiciaire, a indiqué mardi n'avoir jamais été mis au courant de l'ouverture d'une telle procédure, se réservant le droit de répondre aux accusations de gaspillage financier après avoir pu accéder à un rapport l'accablant. 

Lundi, la Banque du Liban (BDL) avait accepté de lever le secret bancaire sur les comptes du président du CDR, Nabil Jisr, ainsi que sur ceux d’ingénieurs, conseillers et entrepreneurs collaborant avec lui, dans le cadre d'une enquête lancée pour gaspillage financier dans des projets liés à l'assainissement des eaux dans le pays. Une source proche du dossier avait indiqué à L'OLJ que cette affaire de corruption se base notamment sur un rapport établi par la société d’ingénierie française Apave qui fait état du gaspillage d'1,2 milliard de dollars ainsi que de nombreuses défectuosités dans les installations construites sous la houlette du CDR, notamment de stations d'épuration qui n'ont jamais été raccordées aux égouts. 

Jusqu'à ce jour, le CDR "n'a pas été tenu au courant par la justice d'une décision judiciaire, de poursuites ou d'une convocation" le concernant, mais est prêt à coopérer, le cas échéant, a souligné l'institution dans un communiqué. Elle déplore par ailleurs que les médias aient eu accès à des informations et documents concernant l'enquête judiciaire "qui auraient dû être secrets". Le Conseil a par ailleurs indiqué n'avoir jamais reçu de rapport d'Apave qui avait procédé en 2020 à l’inspection technique des stations d’épuration et du système d’assainissement. "Lorsque ce rapport nous aura été remis, nous pourrons commenter son contenu", souligne l'institution. 

Doté de prérogatives spéciales – et exempté de facto de tutelle administrative ou de contrôle – pour gérer la reconstruction après la guerre civile du Liban (1975-1990), le CDR est chargé de mettre en œuvre des projets d’infrastructure financés par des fonds étrangers. Cette institution a supervisé de nombreux projets, qu'il s'agisse de la gestion des déchets ou la construction d'infrastructures routières, pour plusieurs milliards de dollars.

Le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) au Liban, organisme chargé des gros projets d'infrastructures et actuellement sous le coup d'une enquête judiciaire, a indiqué mardi n'avoir jamais été mis au courant de l'ouverture d'une telle procédure, se réservant le droit de répondre aux accusations de gaspillage financier après avoir pu accéder à un rapport l'accablant. Lundi, la Banque du Liban (BDL) avait accepté de lever le secret bancaire sur les comptes du président du CDR, Nabil Jisr, ainsi que sur ceux d’ingénieurs, conseillers et entrepreneurs collaborant avec lui, dans le cadre d'une enquête lancée pour gaspillage financier dans des projets liés à l'assainissement des eaux dans le pays. Une source proche du dossier avait indiqué à L'OLJ que cette affaire de corruption se base notamment...