Le logo du département d'État américain. Photo d'illustration AFP
Le département d'État américain a réitéré lundi son appel aux dirigeants libanais à mettre un terme à leur "stratégie partisane du bord du gouffre" pour former un nouveau gouvernement. Quelques heures plus tôt, le blocage gouvernemental s'était resserré davantage au cours d'une réunion orageuse entre le chef de l'État Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri.
"Nous sommes inquiets de voir les derniers développements au Liban et l'inaction apparente des dirigeants du pays face aux crises multiples", a déclaré Jalina Porter, porte-parole adjointe du département d'État lors d'un point-presse. La formule "d'inaction apparente" avait déjà été lancée la semaine dernière par Mme Porter pour évoquer les responsables libanais. "Les responsables libanais doivent mettre de côté leur stratégie du bord partisane du bord du gouffre et former un gouvernement", a-t-elle ajouté, soulignant que cette équipe devra "rapidement mettre en œuvre les réformes essentielles et attendues depuis longtemps, restaurer la confiance des investisseurs et sauver l'économie du pays".
Peu auparavant, l'ex-secrétaire d’État adjoint américain pour le Moyen-Orient, David Schenker, avait accusé nommément le député Gebran Bassil de bloquer la formation du gouvernement pour satisfaire ses ambitions personnelles.
Le Liban est sans cabinet actif depuis plus de sept mois et la classe politique ne parvient pas à s'entendre sur la formation d'une nouvelle équipe ministérielle, alors que le pays est en plein chaos économique. Au cours des derniers jours, les pressions diplomatiques et dans la rue (des protestations en raison de la crise économique et de la forte dépréciation de la livre libanaise) se sont accentuées sur le chef de l'État et le Premier ministre désigné. Lundi, ce dernier avait renvoyé la balle de la formation du nouveau cabinet dans le camp du président de la République, à l'issue d'une très brève et orageuse réunion entre les deux hommes, qui a ramené le processus à la case départ.


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