Walid Joumblatt s’exprimant à l’issue de sa réunion avec Michel Aoun à Baabda samedi. Photo ANI
Les regards sont braqués aujourd’hui sur Baabda. Le président de la République Michel Aoun y recevra le Premier ministre désigné Saad Hariri pour la 18e fois depuis sa désignation en vue de former la future équipe ministérielle, en octobre dernier.
La réunion pavera-t-elle vraiment la voie à la mise sur pied du cabinet ? Rien ne permet de le confirmer, du moins pour le moment. L’entretien entre les deux hommes sera une opportunité pour présenter aux Libanais « les réponses essentielles » que M. Hariri avait évoquées à sa sortie du palais présidentiel jeudi dernier. Une source proche du dossier confie dans ce cadre à L’Orient-Le Jour que le Premier ministre désigné, attaché à l’initiative française en faveur du Liban, devrait remettre à M. Aoun une mouture complète de 18 ministres (y compris les noms chiites), des spécialistes non affiliés aux partis politiques. Des discussions pourraient alors être engagées autour des noms et de la répartition des portefeuilles, ajoute-t-on de même source. La réunion de Baabda constitue donc un test d’intentions pour MM. Aoun et Hariri, à l’heure où leurs camps respectifs ne semblent pas prêts à faire des concessions à même d’accélérer la formation du gouvernement.
Menace sous-jacente à Hariri
Baabda, de son côté, évite d’anticiper. « Nous attendons le Premier ministre désigné et misons sur son sens des responsabilités, dans la mesure où il devrait être conscient de la gravité de la situation actuelle et du danger de tout retard supplémentaire au niveau de la formation de la future équipe ministérielle », commente un proche de Michel Aoun. « Nous nous attendons à ce que Saad Hariri présente au chef de l’État un plan détaillant la répartition des portefeuilles entre les communautés et où sera clairement précisé quelle partie nomme quel ministre, avant de discuter des noms », ajoute-t-il. Mais que fera Baabda si la réunion d’aujourd’hui n’opère pas la percée attendue ? « Nous ne voulons pas penser au plan B à ce stade. Mais si les tractations s’éternisent, nous avons un large éventail de choix politiques et constitutionnels », déclare ce proche de la présidence sans donner plus de détails. Il n’en demeure pas moins qu’une telle déclaration pourrait traduire une menace sous-jacente à l’adresse de Saad Hariri afin de le pousser à jeter l’éponge. C’est d’ailleurs ce que le chef de l’État lui-même avait laissé entendre dans son message adressé à la nation mercredi dernier. Michel Aoun avait alors appelé M. Hariri, s’il s’estime incapable de former le cabinet, à céder la place à une personnalité capable de le faire.
L’entourage du chef du gouvernement désigné semble se soucier peu de ce genre de menaces politiques, dans la mesure où « le président de la République ne peut pas s’opposer à la personne du Premier ministre désigné », comme le déclare à L’Orient-Le Jour Fouad Siniora, ex-chef du gouvernement et grand opposant au régime de Michel Aoun. Fort de son positionnement actuel sur l’échiquier politique, Saad Hariri multiplie les signes de sa détermination à former un cabinet conforme à l’initiative française en faveur du Liban. « Nous sommes attachés à la mise en place d’une équipe restreinte de 18 ministres spécialistes non affiliés aux partis politiques et au sein de laquelle aucun camp ne détiendrait le tiers de blocage », affirme Mohammad Hajjar, député haririen du Chouf. Dans une déclaration à notre journal, il explique que toute atteinte à ces constantes serait un coup porté à l’initiative française. Mohammad Hajjar réagissait ainsi aux « conseils » que le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait adressés jeudi à Saad Hariri. Dans son discours, le numéro un du parti chiite avait appelé le Premier ministre désigné à « former un cabinet techno-politique au sein duquel toutes les parties seraient représentées à visage découvert ».
Joumblatt favorable à un compromis
Dans sa bataille pour consacrer le principe du cabinet de 18, Saad Hariri avait longtemps bénéficié de l’appui du leader druze Walid Joumblatt. Sauf que ce dernier s’est prononcé samedi depuis Baabda pour un compromis au sujet du gouvernement. À la faveur d’une médiation menée par Farid Boustany, député aouniste du Chouf, M. Joumblatt a répondu à l’invitation du chef de l’État. La réunion s’est tenue « dans une atmosphère cordiale », selon notre correspondante Hoda Chédid. S’exprimant à l’issue de la rencontre, le leader druze s’est voulu très clair : « Je crois que le compromis est nécessaire. C’est mon avis. Mes propos ne sont dirigés contre personne et personne ne m’a chargé de dire cela. Mais l’invitation du président Aoun était une occasion pour que je lance cet appel. » « Les nombres ne sont plus importants alors que le pays est en crise », a déclaré M. Joumblatt, se disant favorable à un compromis autour de 18 ministres ou de tout autre nombre. Walid Joumblatt appuierait-il désormais la mise sur pied d’un cabinet de 20 (en incorporant aux 18 initiaux un druze et un grec-catholique) au sein duquel le tiers de blocage pourrait être détenu par le Hezbollah et ses alliés ? Interrogé par L’OLJ, Ghazi Aridi, ancien ministre joumblattiste, répond par la négative. « Ce qui nous importe, c’est la formation du gouvernement », dit-il, soulignant que MM. Hariri et Joumblatt sont en contact permanent. M. Aridi évite par ailleurs de se prononcer sur une éventuelle visite qu’il aurait rendue avec Waël Bou Faour, député de Rachaya, à Saad Hariri et au président de la Chambre Nabih Berry durant le week-end écoulé, précisant que « lors de ses derniers contacts avec le leader du Parti démocratique libanais Talal Arslane, la question du gouvernement n’a pas été abordée ».
Ces contacts étaient naturellement dictés par les incidents qui avaient récemment secoué la Montagne. Après l’incident de Kfarhim survenu le 4 mars, deux personnes ont été blessées hier lors d’échanges de tirs entre des partisans de MM. Joumblatt et Arslane dans le village de Deir Qoubel, près de Choueifate. Ces incidents sont à même d’éveiller les appréhensions de Walid Joumblatt, que le courant du Futur affirme comprendre, pour justifier l’appel du chef druze à un compromis gouvernemental.
De leur côté, le patriarche maronite Béchara Raï et le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth Élias Audi sont revenus à la charge hier, réclamant la formation rapide d’un gouvernement.




Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
* L,ESPOIR * POEME DEDIE A LA TETE * - SOUS UN CEDRE, ASSOUPI, JE FIS UN REVE ETRANGE. JE VIS, A MES YEUX CLOS, APPARAITRE UN ARCHANGE. IL ME DIT QU,AU LIBAN L,ESPOIR SUBSISTE ENCORE, QU,APRES LA SOMBRE NUIT EMERGERAIT L,AURORE. - TU VERRAIS, ME DIT-IL, SES ENFANTS S,EMBRASSER, L,ENTENTE ET L,AMITIE LES HAINES REMPLACER, ET DANS L,ENIVREMENT DE LA FELICITE, LE PAYS DELIVRE DE LA MAFIOSITE. - TU VERRAIS TON PAYS, AU REGISTRE DES AGES, EN LETTRES TOUTES D,OR, REECRIRE LES PAGES, EFFACANT LES HORREURS DU PRESENT ABHORRE. - ARCHANGE DES ETHERS, DIS-MOI, REPETE ENCORE, JUSTICIER A LA FAUX DELIVRANT LES HUMAINS, DE SAUVER MON PAYS DES MAFIEUX INHUMAINS. - SOUDAIN, DE L,AUBE POINTE UN PREMIER RAYON ! LA TETE EST DEGAGEE... ET TOUT EST REVEILLON !
12 h 14, le 22 mars 2021