Des Libanais se promenant sur la Corniche de Beyrouth, le 28 février 2021. AFP / ANWAR AMRO
C’est dans un contexte de crainte élevée d’une troisième vague et d’une hausse des contaminations (55 décès et 3 588 nouvelles contaminations encore hier) que les autorités ont annoncé la quatrième et dernière phase du relâchement du confinement. Soit, la réouverture des restaurants, garderies, clubs de sport, centres de jeux et même du Casino du Liban. Avec des restrictions : port du masque, distanciation, tests PCR réguliers aux employés, et l’obligation de s’inscrire sur la plateforme Impact.
Les restaurants pourront donc ouvrir leurs portes de 6h à 19 h. Dans les salles intérieures, où l’aération doit être continue, le taux d’occupation ne doit pas dépasser 50 % de la capacité des lieux, avec six personnes maximum par table, une distance d’au moins un mètre et demi entre les tables et l’installation de barrières de Plexiglas. À l’extérieur, le taux d’occupation peut atteindre 75 % de la capacité du restaurant, avec six personnes par table maximum et une distance de deux mètres entre les tables.
Les crèches, garderies et centres de jeux rouvriront de 6 à 19 heures. De même, les clubs de sport à 30 % de leur capacité d’accueil, avec masques obligatoires et aération, mais sans cours de gym. Enfin, les banques et les usines peuvent rouvrir à 100 % de leur capacité.
Les bars et boîtes de nuit demeurent fermées. De même, demeurent prohibés les rassemblements sociaux et religieux (mariages, condoléances). Le couvre-feu de 20h à 5h reste aussi en vigueur.
Quant aux écoles, elles n’ouvriront toujours pas leurs portes en présentiel, a annoncé hier le ministre de l’Éducation, Tarek Majzoub, « dans l’attente d’une position claire des autorités sanitaires pour assurer un retour en classe en toute sécurité ».
Les mesures de relâchement interviennent alors que les services de soins intensifs sont presque saturés. « Plus de 960 lits de soins intensifs sont occupés, soit 90 % des lits de réanimation », observe le Pr Mohammad Haïdar, conseiller du ministre de la Santé pour les affaire médicales. De même, « les urgences sont débordées, et les besoins d’oxygène à domicile augmentent ». Il est en outre de plus en plus difficile de trouver des places à l’hôpital.
Dans ce contexte, « il faut responsabiliser la population à la nécessité de respecter les gestes barrières », soutient le Pr Georges Ghanem, directeur médical de l’Hôpital Rizk, LAUMC. Un impératif, vu « les prochaines échéances religieuses, les Rameaux, Pâques, le jeûne du ramadan, le Fitr, qui laissent présager des réunions familiales et religieuses élargies ». Avec un bilan de 434 322 cas, 5 664 décès et 330 399 guérisons, « le Liban enregistre un des taux de mortalité les plus élevés au monde, dépassant même celui des États-Unis, commente sur Twitter la chercheuse Joëlle Abi Rached. Sauf pour les plus de 80 ans ». Car la baisse des décès des personnes de plus de 75 ans semble déjà palpable, depuis le début de la campagne de vaccination, à la mi-février. Selon le docteur Eid Azar, « le taux de décès des seniors qui représentait 52 % des décès liés au Covid-19, a baissé à 47 %, en deux semaines ».
Les restaurants pourront donc ouvrir leurs portes de 6h à 19 h. Dans les salles intérieures, où l’aération doit être continue, le taux d’occupation ne doit pas dépasser 50 % de la capacité des lieux, avec six personnes maximum par table, une distance d’au moins un mètre et demi entre les...

