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Économie - Liban

Flambée des prix de l'essence, le bidon de 98 octane à 40.000LL

Les livraisons reprendront dans les stations du Liban-sud, après un arrêt de plusieurs jours qui a provoqué la panique des automobilistes, assure le représentant des distributeurs de carburant, Fady Abou Chakra.

Flambée des prix de l'essence, le bidon de 98 octane à 40.000LL

Une femme marche devant une station service fermée à Beyrouth, le 16 mars 2021. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

Au lendemain d'une nouvelle dépréciation record de la livre libanaise, les prix de l'essence, revus chaque mercredi, ont enregistré une flambée ce matin, une énième mauvaise nouvelle pour une population déjà éprouvée par une grave crise socio-économique.

Le représentant des distributeurs de carburant, Fady Abou Chakra, a ainsi annoncé que le prix des 20 litres d'essence 95 et 98 octane passent respectivement à 38.900 LL et 40.000 LL, soit une hausse de plus de 4.000 livres en une semaine. Les 20 litres de diesel ont, eux, augmenté de 3.300 livres pour atteindre un coût de 27.700LL et la bonbonne de gaz coûte désormais 28,100LL, en augmentation de 2.300LL par rapport à la semaine dernière.

Ces dernière semaines, l'essence 98 octane était quasi introuvable dans les stations qui ont cessé de l'importer. "Il n'y a plus d'importation d'essence 98 octane. Les stations vont vendre les stocks qui leur restent", a confirmé M. Abou Chakra dans un entretien à la chaîne al-Jadeed. Il a en outre affirmé que les livraisons reprendront dans les stations du Liban-sud, après un arrêt de plusieurs jours qui a provoqué la panique des automobilistes et des files d'attente monstres. En début d'après-midi, les stations du Sud ont en effet rouvert, selon notre correspondant Mountasser Abdallah. À Tyr, de longue files d'attente se sont formées devant certaines stations. Certaines ont fermé leurs portes après que des disputes ont éclaté entre les clients.

Une file de voitures faisant la queue devant une station d'essence à Tyr, au Liban-sud, le 17 mars 2021. Photo ANI

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Fixés chaque mercredi par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, les prix de l’essence n’ont cessé de grimper ces dernières semaines. Ils atteignaient la semaine passée 34 800 et 35 800 livres libanaises respectivement pour les 20 litres d’octanes 95 et 98. Des prix déterminés à la fois par la conjoncture mondiale du prix du baril de pétrole, dernièrement en hausse et tournant hier autour des 70 dollars, ainsi que par le taux de change de la livre qui n’a cessé de fluctuer ces derniers jours pour dépasser hier la barre des 15.000 livres le dollar sur le marché noir. Une dépréciation qui accroît l'hyperinflation des prix dans un Liban englué dans de multiples crises et plonge davantage encore la population libanaise dans l'incertitude et la paupérisation, alors que plus de la moitié d'entre elle vit déjà sous le seuil de pauvreté.

Baisse des subventions

Le Premier ministre sortant, Hassane Diab, a annoncé mardi que les subventions assurées par la Banque du Liban (BDL) sur certains produits, comme le carburant, ne pourraient pas se poursuivre après le mois de mars, tandis que celles sur les autres produits ne pourraient être assurées que jusqu'en juin. La Banque centrale subventionne le blé, le carburant, les médicaments et le matériel médical au taux officiel de 1.507 livres libanaises pour un dollar, puisant pour cela dans ses réserves en devises.

Le ministre sortant des Finances Ghazi Wazni a, pour sa part, déclaré à Bloomberg que le gouvernement planchait sur une réduction "dans les prochaines semaines" de la proportion de dollars subventionnés fournis par la BDL pour les importations d’essence et de mazout et qui passeraient dans un futur proche de de 90 % à 85 %. Toujours selon Ghazi Wazni, la BDL n’a plus que "16 milliards de dollars" de réserves soit "1 à 1,5 milliard" qui peuvent être alloués aux subventions pour encore "deux ou trois mois". 


Au lendemain d'une nouvelle dépréciation record de la livre libanaise, les prix de l'essence, revus chaque mercredi, ont enregistré une flambée ce matin, une énième mauvaise nouvelle pour une population déjà éprouvée par une grave crise socio-économique.Le représentant des distributeurs de carburant, Fady Abou Chakra, a ainsi annoncé que le prix des 20 litres d'essence 95 et 98...

commentaires (4)

Et pendant ce temps, les produits subventionnés contiennent à partir en Syrie avec l'accord tacite du pouvoir !

Yves Prevost

14 h 43, le 17 mars 2021

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Commentaires (4)

  • Et pendant ce temps, les produits subventionnés contiennent à partir en Syrie avec l'accord tacite du pouvoir !

    Yves Prevost

    14 h 43, le 17 mars 2021

  • En meme temps, au taux de change réel de 15.000LL/USD, ça nous fait 0,13 cents US le litre... Le problème n'est pas le prix du carburant qui est très en dessous des prix commerciaux usuels, mais la dévaluation de la livre a vitesse vvprime, encore accentuée par la planche a billet nécessaire pour financer les 200M de dollars pour payer le carburant des centrales électriques L'état est failli, et c'est le peuple qui souffre. J'espère que cette fois ci, les libanais comprendrons que leur choix électoraux sont les causes des ces effets.

    Bachir Karim

    13 h 30, le 17 mars 2021

  • Ça fait partie de leur projet de destruction. Ils jouent avec les nerfs des citoyens en les menaçant tantôt de faim en augmentant le prix du pain, tantôt de vivre dans le noir pour le restant de leur vie comme ils ont réussi à les convaincre à accepter de payer leurs factures tout en ayant l’électricité quelques heures par jour qui est devenu la règle puisque le surplus allait dans leurs poches n’ayant pas de protestation de la part du peuple qui s’est débrouillé pour trouver un système D onéreux pour s’éclairer avec un 2ème abonnement celui-là soit disant privé mais qui alimentait les mêmes poches des pourris puisqu’ils ont mis la main dessus pour s’enrichir encore plus l’EDL n’étant plus rentable à leurs yeux vu le nombre des voleurs qui se partageaient les recettes. Et maintenant ils menacent les pauvres libanais de subir une guerre sans fin s’ils osaient réclamer leurs dûs et prétendre à une solution qui les mettrait hors d’état de nuire et retrouver leur souveraineté et la liberté de disposer de leur argent confisqué par ces mêmes pourris. On se demande comment un peuple arrive à gérer tous ces malheurs qui sont à l’origine des mêmes responsables qui sont eux toujours au pouvoir et n’ont jamais manqué de rien, même pas de culot à continuer de menacer du pire un peuple aussi docile et soumis.

    Sissi zayyat

    13 h 00, le 17 mars 2021

  • PEUPLE LIBANAIS REDUIT A LA MENDICITE ET A LA FAIM QU,ATTENDEZ-VOUS POUR DEGAGER TOUTE CETTE CRASSE QUI DECIDE A VOTRE PLACE DE VOTRE DEVENIR, DU DEVENIR DE VOS FAMILLES ET PARENTS, DU DEVENIR DU PAYS ET DE VOTRE EXISTENCE MEME ? CHOISISSEZ ENTRE LA LIBERTE + LA VIE ET L,OTAGE AUX MAINS DES MAFIEUX ET LA MORT. CHOISISSEZ ENTRE LA VIE ET LA MORT. C,EST LE CHOIX QUE CES CLIQUES MAFIEUSES DE POLITICIENS CORROMPUS ET DE MERCENAIRES VOUS OBLIGENT A FAIRE. CHOISISSEZ LA DIGNITE ET LA VIE ! ALORS, DEGAGEZ-LES SANS PLUS ATTENDRE. QUE DIABLE !

    DENIONS LA CENSURE.GARDONS NOS LIBRES EXPRESSIONS.

    12 h 30, le 17 mars 2021

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