Le chef du commandement central de l'armée américaine (Centcom), le général Kenneth McKenzie (g.), reçu par le commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun, le 15 mars 2021. Photo fournie par l'armée libanaise
La département d'État américain a affirmé lundi s'"inquiéter" de la situation générale au Liban et de "l'inaction apparente" des dirigeants face aux multiples crises auxquelles le pays doit faire face, appelant les responsables à mettre un terme à leurs "surenchères partisanes" afin de former un cabinet. Cette déclaration a été faite par la porte-parole adjointe du département d'État, Jalina Porter. De son côté, le chef du commandement central de l'armée américaine (Centcom), le général Kenneth McKenzie, se trouvait dans la journée de lundi à Beyrouth, où il a notamment été reçu par le commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun.
Appelée par les journalistes à Washington à commenter la visite effectuée par une délégation du Hezbollah en Russie et la réunion entre le député Mohammad Raad et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, Mme Porter a évité de répondre directement à cette question pour se pencher sur la situation générale dans le pays. "De manière générale, nous sommes inquiets des derniers développements au Liban et de l'inaction apparente des dirigeants face aux crises multiples en cours", a-t-elle affirmé. "Les dirigeants politiques doivent mettre de côté leurs surenchères partisanes et former un gouvernement qui pourra rapidement mettre en œuvre des réformes cruciales et attendues depuis longtemps", a ajouté la porte-parole, qui a insisté sur le mot "rapidement", selon la retranscription du briefing au cours duquel elle s'exprimait. Elle a encore souligné que le prochain cabinet devrait également "restaurer la confiance des investisseurs et sauver l'économie" du Liban.
Le Liban est aujourd'hui dirigé par un gouvernement chargé de l'expédition des affaires courantes, depuis la démission du cabinet de Hassane Diab en août dernier, suite aux explosions meurtrières dans le port de Beyrouth. Depuis, les dirigeants ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la mise sur pied du nouvel exécutif. Saad Hariri, désigné Premier ministre le 22 octobre, est censé mener à bien cette mission, mais sans succès jusqu'à présent, ne parvenant pas à s'entendre avec le chef de l'État Michel Aoun sur la forme du futur cabinet, la répartition des portefeuilles et la nomination des ministres. La formation d'un gouvernement est pourtant cruciale pour lancer les réformes attendues par la communauté internationale, afin de débloquer des aides financières permettant au Liban de sortir de la crise.
"Partenariat fort"
L'armée libanaise avait mis en garde la semaine dernière contre les répercussions de ces crises multiples sur la troupe. Lundi, le général Joseph Aoun avait reçu à Beyrouth le général Kenneth McKenzie, chef du commandement central de l'armée américaine, selon un communiqué de l'ambassade US publié après son départ.
Le général McKenzie "s'est entretenu avec plusieurs hauts-gradés des forces armées libanaises, dont le général Joseph Aoun", précise le communiqué de l'ambassade. Au cours de cette réunion, le général américain a "réaffirmé l'importance de préserver la sécurité, la stabilité et la souveraineté" du Liban et souligné l'importance du "partenariat fort" établi entre Washington et la troupe "et ce surtout que le Liban doit faire face à des défis économiques considérables".
"Notre relation avec l'armée libanaise est bâtie sur notre volonté mutuelle de sécurité et de stabilité dans la région et notre capacité à nous entraîner ensemble pour des avantages partagés", a ajouté le général, qui a également visité des infrastructures financées par l'agence USAID et plusieurs installations militaires. Dans des déclarations lors de l'émission 20-30 d'Albert Kostanian sur la chaîne locale LBCI, le général américain a souligné n'avoir "absolument aucune preuve" concernant des défections dans les rangs de l'armée libanaise, comme cela avait été rapporté il y a plusieurs semaines et déjà démenti par le général Aoun. Il a encore estimé que le discours du commandant libanais était "un cri de souffrance adressé aux responsables politiques".
Depuis 2006, le gouvernement américain a fourni au Liban près de 2 milliards de dollars d’assistance en matière de sécurité et constitue l’un des principaux donateurs dans ce domaine. Lundi dernier, le général Joseph Aoun avait décrit, dans un discours particulièrement virulent à l'adresse des dirigeants politiques, les difficiles répercussions sur l'armée de la crise économique et financière actuelle.




La joie d' Israel de voir le Liban dans ce gouffre . Honte Mr. Aoun vous avez été le pire président que le Liban a connu . Mais dites moi le Hezbollah que dit il ?
18 h 37, le 16 mars 2021