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Société - Coronavirus au Liban

Baisse toute relative des contaminations

Des quantités réservées de vaccins toujours attendues.

Baisse toute relative des contaminations

Un soignant dans une salle de vaccination contre le coronavirus, le 14 février 2021, à l'hôpital universitaire Saint-Georges de Beyrouth. Photo REUTERS/Aziz Taher

Alors que les obstacles à une accélération de la campagne de vaccination contre le coronavirus persistent, le Liban a enregistré 48 décès et 2.930 nouvelles contaminations au Covid-19, selon le bilan quotidien du ministère de la Santé publié vendredi soir. Ce qui fait grimper à 411.839 cas, 5.278 décès et 322.738 guérisons depuis l'apparition de la pandémie dans le pays en février 2020. Parmi les cas toujours actifs, 2.361 patients sont hospitalisés, dont 951 en soins intensifs. Le taux de propagation par rapport au nombre de tests effectués au cours des 14 derniers jours est, lui, de 17,2 %, un chiffre qui demeure encore très élevé.

Commentant ces chiffres, le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a déploré, à l'issue d'une réunion du comité interministériel ad hoc, un relâchement dans le respect des mesures sanitaires dans plusieurs régions, "ce qui y a provoqué une augmentation du nombre de cas". Il a souligné que dans ces régions particulièrement touchées, comme la Békaa, Baalbeck-Hermel, le Akkar et le Sud, des patients avaient dû être transférés des hôpitaux locaux à des établissements de Beyrouth et du Mont-Liban, dans lesquels un plus grand nombre de lits était disponible.

Vaccins toujours pas livrés
Les statistiques de contamination, malgré des baisses périodiques, ne cessent de susciter des inquiétudes, alors que la campagne de vaccination se poursuit lentement. Dans ce contexte, le président du comité scientifique libanais de la campagne de vaccination, le Dr Abdel Rahman Bizri, a affirmé vendredi que "la plateforme Covax n'avait pas livré les quantités promises de vaccins contre le coronavirus, en dépit du fait que le Liban ait fourni toutes les ressources, les documents et les prérequis nécessaires." Le mécanisme Covax a été mis en place notamment par l'Organisation mondiale de la santé pour distribuer des vaccins aux pays défavorisés. "Le nombre de vaccins délivrés quotidiennement est encore faible. Nous attendons une plus grande quantité de doses ce week-end. Cela améliorera la situation immunitaire et donnera un nouvel élan à la campagne", a espéré le Dr Bizri sur son compte Twitter.

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Pour sa part, le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le Dr Firas Abiad, a affirmé que des "centaines de milliers de doses du vaccin AstraZeneca arriveront dans les semaines à venir". "La vaccination sera grandement facilitée par les exigences de stockage moins contraignantes", a-t-il jugé. "Plus il y aura de vaccins disponibles, plus de nouvelles catégories de personnes pourront prendre rendez-vous. Les patients à risques seront protégés, a-t-il tweeté.

Les vaccins développés par les laboratoires américain et allemand Pfizer-BioNTech continuent d'arriver progressivement à Beyrouth. Au total, 2,1 millions de doses sont attendues d'ici la fin de l'année, en plus d'autres cargaisons, comme celles du vaccin AstraZeneca/Oxford, achetées directement auprès du groupe pharmaceutique et via la plateforme Covax. Le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan a d'ailleurs annoncé dernièrement que 92.000 doses de ce vaccin AstraZeneca/Oxford arriveront dans le pays le 15 mars, et qu'entre la mi-mars et la mi-avril, 192.000 autres doses sont attendues. Des doses du vaccin russe Spoutnik V devraient aussi être réceptionnées dans les prochaines semaines et les autorités libanaises ont accordé leur approbation d'urgence au vaccin chinois.

Retour progressif à l'école
Sur le plan de l'éducation, le Premier ministre sortant, Hassane Diab, s'est dit vendredi en faveur "d'un retour progressif aux cours en présentiel dans les écoles, à condition que toutes les mesures sanitaires soient prises selon les normes mondiales". Lors d'une réunion qu'il présidait, en présence du ministre sortant de l'Education et de l'Enseignement supérieur, Tarek Majzoub, et des autorités concernées, M. Diab a également souligné la nécessité de vacciner le personnel enseignant des classes d'examens officiels. Les écoles sont fermées depuis plus de deux mois, depuis le début du bouclage de janvier, et les élèves suivent leurs cours en ligne depuis - une situation ardue dans un pays où les coupures d'électricité et d'internet sont fréquentes et où beaucoup de familles ne peuvent pas se permettre un abonnement wifi ou un ordinateur par enfant. Pour sa part, M. Majzoub a annoncé que les autorités sont convenues d'assurer une connexion Internet "gratuite ou à coût réduit pour soutenir l'enseignement à distance". "Au niveau de la santé, les tests de détection du coronavirus et les vaccins seront assurés par étapes pour les employés du secteur éducatif public et privé", a-t-il ajouté.

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Le Liban est entré lundi dans la troisième phase de son déconfinement graduel. Plusieurs administrations, les ateliers de métiers manuels et les salons de coiffure ont pu rouvrir leurs portes. Elle intervient une semaine après la réouverture des commerces et centres commerciaux. Toutes les mesures établies lors des précédentes phases de déconfinement restent cependant en vigueur. Elles prévoient notamment l'obtention d'autorisations sur la plateforme Impact dans le cadre de certains déplacements, notamment pour se rendre dans des lieux considérés "à risque" comme les supermarchés, les banques et les centres commerciaux. Le couvre-feu reste lui en vigueur de 20h à 5h. Les cafés et restaurants resteront eux fermés jusqu'à nouvel ordre. Par contre, conformément aux dispositions prises précédemment, les services de livraisons à domicile sont maintenus 24h/24.

Dans ce contexte, le comité national de suivi des mesures de lutte contre la propagation du coronavirus, qui s'est réuni ce matin, a décidé de former une équipe de travail composée d'experts du comité ainsi que de représentants du secteur de la restauration et du Casino du Liban. Cette équipe devra plancher sur un mécanisme de réouverture "sécurisée" de ce secteur, toujours fermé malgré le déconfinement progressif en cours. 

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