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Économie - Électricité

EDL qualifie cette fois de « progressive » l’amélioration de l’approvisionnement

EDL qualifie cette fois de « progressive » l’amélioration de l’approvisionnement

Électricité du Liban s’est excusée d’une situation «  échappant à son contrôle  » suite à une facture impayée par le gouvernement. Photo João Sousa

Le fournisseur public Électricité du Liban (EDL) a fait une nouvelle annonce hier concernant l’approvisionnement en courant dans tout le pays, « y compris à Beyrouth », évoquant pour la seconde fois depuis le début de la semaine une amélioration « progressive » du rationnement extrêmement sévère que le Liban subit depuis plus d’une semaine.

Cette situation a été provoquée par le retard dans le déchargement de plusieurs tankers transportant du carburant en attente au large des côtes du pays. D’abord provoqué par un couac dans le processus de déblocage des crédits devant payer le carburant en cours de livraison, ce retard avait ensuite été prolongé par les intempéries que le Liban connaît depuis le début de la semaine. Des manifestations avaient d’ailleurs été organisées au cours du week-end dernier pour dénoncer cette situation.

« Le navire contenant du gasoil qui se trouvait au large du Liban depuis plusieurs jours a pu décharger sa cargaison dans la centrale de Deir Ammar (Liban-Nord) », a ainsi affirmé EDL dans un communiqué, avant d’ajouter qu’un second tanker, contenant du fuel de grade A devrait décharger du carburant à la centrale de Jiyeh, au sud de Beyrouth « dès demain (aujourd’hui) lorsque les conditions météorologiques s’amélioreront ». Un troisième navire contenant, lui, du fuel de grade B devrait ensuite approvisionner les deux navires-centrales amarrés à Zouk (Kesrouan) et Jiyeh. Lundi, la cargaison de fuel de catégorie A à destination de la centrale de Zouk avait été totalement déchargée, ainsi que celle contenant du gasoil pour la centrale de Zahrani (Liban-Sud).

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S’excusant d’une situation « échappant à son contrôle », EDL a souligné la responsabilité de l’État dans le retard de règlement des livraisons, renvoyant ainsi la balle au ministre sortant des Finances Ghazi Wazni, qui avait assuré vendredi dernier « ne disposer d’aucun impayé ». Au début de la même semaine, le ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, avait lui déclaré que son ministère ne serait plus en mesure de payer le carburant consommé par les centrales du fournisseur public à la fin mars si des financements supplémentaires n’étaient pas trouvés.

Ne produisant pas déjà suffisamment d’électricité pour satisfaire l’ensemble de la demande en temps normal, EDL a dû baisser sa production de près de 20 % en 2020 pour des raisons financières, plongeant le pays dans le noir à plusieurs reprises au cours de l’année, en plein contexte de grave crise. Le Liban a de surcroît perdu un de ses fournisseurs de carburant, l’algérien Sonatrach, qui n’a pas renouvelé son contrat arrivé à terme fin 2020, à la suite d’un scandale de fuel défectueux, tandis que celui de son autre fournisseur, le koweïtien KPC, n’a été prolongé que pour une durée de trois mois, selon des informations relayées à L’Orient-Le Jour.

En l’absence de solution pérenne pour s’approvisionner en carburant, le Liban a récemment annoncé un accord avec l’Irak qui devrait couvrir le quart des besoins d’EDL, mais les caractéristiques du fuel irakien ne correspondent pas aux spécifications des centrales libanaises, selon plusieurs experts récemment interrogés par Le Commerce du Levant. La Direction des adjudications (DDA) a, elle, publié la semaine dernière trois appels d’offres pour l’importation de fuel de grades A et B et de gasoil pour EDL afin d’alimenter les centrales électriques nationales, un dossier qui avait fait ces derniers mois l’objet d’un bras de fer entre la DDA et la Direction générale du pétrole qui relève du ministère de l’Énergie. Les échéances ont été respectivement fixées aux 19, 20 et 21 avril.


Le fournisseur public Électricité du Liban (EDL) a fait une nouvelle annonce hier concernant l’approvisionnement en courant dans tout le pays, « y compris à Beyrouth », évoquant pour la seconde fois depuis le début de la semaine une amélioration « progressive » du rationnement extrêmement sévère que le Liban subit depuis plus d’une semaine.
Cette situation...

commentaires (3)

De quoi se plaint-on? Nous avons le courant alternatif asymétrique. 2 heures ça marche, 10 heures ça ne marche pas, 2 heures ça marche, 10 heures ça ne marche pas... Peut-être que nos politiciens véreux craignent-ils d’être un jour condamnés à mort par électrocution?

Gros Gnon

07 h 54, le 07 mars 2021

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Commentaires (3)

  • De quoi se plaint-on? Nous avons le courant alternatif asymétrique. 2 heures ça marche, 10 heures ça ne marche pas, 2 heures ça marche, 10 heures ça ne marche pas... Peut-être que nos politiciens véreux craignent-ils d’être un jour condamnés à mort par électrocution?

    Gros Gnon

    07 h 54, le 07 mars 2021

  • Ils s ‘attendent à des remerciements pour se bouger le train et assurer le minimum aux citoyens? Les choses se sont accélérées parce qu’ils ont vu la réaction du peuple au cours de la  livre alors la coupure de courant promise pour fin mars n’a plus été envisageable tout d’un coup. Comme quoi en refusant de se soumettre à leurs désirs tout finit par changer un peu. Nous savons ce qu’il nous reste à faire.

    Sissi zayyat

    17 h 38, le 05 mars 2021

  • Une solution radicale : dissoudre l’EdL et mettre tous ses actifs à la vente aux prix symbolique d’une Livre Libanaise, peut être qu’on trouvera des gens assez fous pour l’acheter. Si l’Etat ne gagne rien , au moins il arrête de perdre. Ainsi l’électricité sera gérée par le secteur privé qui a toujours mieux réussi que le secteur public à condition que les politiciens ne viennent pas réclamer leurs dîmes

    Censuré par l’OLJ

    07 h 05, le 05 mars 2021

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