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Dernières Infos - Violences à Tripoli

Le juge d'instruction militaire approuve la libération de trois détenus

Le juge d'instruction militaire approuve la libération de trois détenus

Des manifestants brandissant une banderole sur une voie menant au tribunal militaire à Beyrouth le 24 février 2021. Photo Zeina Antonios

Le juge d'instruction militaire, Marcel Bassil, a accepté vendredi de libérer trois détenus parmi une trentaine de manifestants poursuivis pour "terrorisme", et dont une vingtaine sont encore en détention, après les violentes manifestations anti-pouvoir à Tripoli en janvier dernier, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

La décision du juge Bassil a été prise contrairement à l'avis du juge Fadi Akiki, qui avait précédemment demandé le rejet de toutes les demandes de libération. Le juge Bassil a de nouveau transmis le dossier à M. Akiki pour qu'il exprime son opinion à ce sujet.

Mercredi, le tribunal militaire devait trancher sur les demandes de remise en liberté de 18 activistes détenus mais l'audience avait été reportée en raison d'une panne d'internet.

Les trente-cinq activistes, originaires majoritairement de Tripoli et de la Békaa, sont poursuivis pour "terrorisme, tentative de former un groupe terroriste et vol". Des accusations graves qui peuvent mener jusqu’à la peine capitale au Liban. Ces poursuites, dont les motifs ont choqué les proches des militants ainsi que de nombreux groupes et responsables de l'opposition, ont également été dénoncées par des groupes de défense des droits de l'Homme et des ONG internationales comme Human Rights Watch.

Les proches des manifestants détenus manifestent régulièrement depuis l'arrestation de ces jeunes hommes après les manifestations violentes de Tripoli qui avaient fait un mort et plusieurs centaines de blessés. Ces protestations avaient eu lieu pour réclamer la levée du confinement ainsi qu'une aide de l'Etat, alors que le Liban s'enfonce dans une grave crise économique et politique. Le siège de la municipalité de la ville avait été incendié par des manifestants durant ces heurts, un acte qui avait suscité un tollé dans le pays.


Le juge d'instruction militaire, Marcel Bassil, a accepté vendredi de libérer trois détenus parmi une trentaine de manifestants poursuivis pour "terrorisme", et dont une vingtaine sont encore en détention, après les violentes manifestations anti-pouvoir à Tripoli en janvier dernier, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).La décision du juge Bassil a été prise...