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Dernières Infos - Vaccination De Députés Au Liban

"La confiance ne peut être regagnée facilement", souligne le Dr Abiad

Le docteur Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le 28 juillet 2020. Photo d'archives AFP / ANWAR AMRO

Le docteur Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, a indirectement réagi mercredi à la grave polémique suscitée la veille par la vaccination de plusieurs députés et responsables parlementaires en violation présumée des règles en place, affirmant qu'il serait difficile de regagner la confiance de la population sur ce plan.

"Le facteur le plus précieux sur le plan des politiques de santé publique est la confiance. Tout comme le temps, la confiance, lorsqu'elle est perdue, peut être difficilement regagnée", a prévenu le Dr Abiad sur Twitter, sans mentionner explicitement la polémique sur la vaccination des députés. "La confiance ne peut être donnée. Elle se gagne et se construit graduellement à travers des exploits répétés caractérisés par la transparence (...)", a-t-il ajouté.

Mardi, environ une vingtaine de députés et responsables au Parlement se sont fait vacciner au sein de l'Hémicycle, en violation des règles en place et alors qu'ils ne sont pas prioritaires. La présidence libanaise a également confirmé que le chef de l'Etat, son épouse, et dix collaborateurs "proches" ont été vaccinés au palais de Baabda, à une date non précisée. Ces vaccinations ont suscité la colère de la population alors que seuls le corps médical et les personnes âgées de plus de 75 ans doivent être vaccinées durant la première phase du processus. La Banque mondiale, principal bailleur de fonds pour l'achat de doses de vaccins dans un Liban empêtré dans une grave crise économique, a menacé de suspendre ce financement en cas de violation des règles et conditions établies pour assurer une distribution équitable du vaccin. La campagne de vaccination n'est qu'à sa deuxième semaine, et le pays a jusque-là réceptionné environ 60.000 doses au total.

Le docteur Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, a indirectement réagi mercredi à la grave polémique suscitée la veille par la vaccination de plusieurs députés et responsables parlementaires en violation présumée des règles en place, affirmant qu'il serait difficile de regagner la confiance de la population sur ce plan."Le facteur le plus précieux sur le plan des politiques de santé publique est la confiance. Tout comme le temps, la confiance, lorsqu'elle est perdue, peut être difficilement regagnée", a prévenu le Dr Abiad sur Twitter, sans mentionner explicitement la polémique sur la vaccination des députés. "La confiance ne peut être donnée. Elle se gagne et se construit graduellement à travers des exploits répétés caractérisés par la transparence (...)", a-t-il...