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Campus - COMPÉTITION

Une reconnaissance internationale pour trois jeunes diplômées en architecture de l’USEK

Ces récompenses offrent une grande visibilité à Elsa Abi Ramia, Lucciana Nasrallah et Madona Salameh, de jeunes architectes qui espèrent pouvoir mettre leur talent au service du Liban.

Une reconnaissance internationale pour trois jeunes diplômées en architecture de l’USEK

Lucciana Nasrallah. Photo Marie-Ritta Nasrallah

Trois jeunes architectes fraîchement diplômées de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK) se sont partagé la 2e place du podium lors de la 5e édition de la compétition internationale Inspireli, basée à Prague, dont l’objectif est de récompenser les talents émergents en architecture et en design. Primées dans la catégorie « architecture » pour leurs projets de master, Elsa Abi Ramia, Lucciana Nasrallah et Madona Salameh ont chacune obtenu une distinction prestigieuse qui récompense la qualité de leur travail. « En prenant part à cette compétition, nous avons eu la chance de lancer notre carrière en exposant nos projets sur une plateforme en ligne consultée par des professionnels et des participants issus des quatre coins du monde. Cette année, 1 305 candidats en provenance de 106 pays ont concouru dans la catégorie architecture et nous avons, toutes les trois, réussi à nous démarquer des autres », explique Elsa Abi Ramia. Les jeunes lauréates ont appris que le 2e prix leur avait été attribué ex æquo en décembre 2020. « Nous avons reçu chacune un certificat signé, entre autres, par le directeur de l’Institut américain des architectes de l’Europe continentale (AIA) mentionnant que nous avons remporté le deuxième prix, et, depuis janvier 2021, nous faisons partie des jurés permanents qui sélectionneront les projets demi-finalistes lors des prochaines éditions de ce prix », précise Lucciana Nasrallah.

« Il s’agit d’une bonne reconnaissance pour nous en tant qu’architectes parce que nos projets sont publiés sur le site d’Inspireli Awards, ce qui nous offre une certaine renommée et des opportunités de travail. De plus, nous sommes à présent membres de la communauté Inspireli, et cela nous donne la possibilité de devenir également membres de l’AIA de l’Europe continentale », relève quant à elle Madona Salameh.


Elsa Abi Ramia. Photo DR


Des projets prometteurs

Dans son projet intitulé « Brain Drain », Lucciana Nasrallah propose de créer, à Beyrouth, une plateforme destinée à accueillir de jeunes créateurs et innovateurs en leur offrant un lieu de travail inspirant composé, entre autres, de laboratoires et d’ateliers, d’espaces de coworking, de zones dédiées à la recherche, d’une tour qui sera un lieu d’exposition, d’un auditorium, etc. « L’architecture doit être au service de l’homme pour l’aider à s’adapter aux changements continus qui se produisent dans sa vie et dans le monde », souligne la jeune femme qui suit, depuis septembre 2020, une formation pour obtenir une habilitation à la maîtrise d’œuvre en son nom propre à l’École supérieure nationale de Versailles (ENSA-V) dans le but de pouvoir exercer en tant qu’architecte en France.

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« L’architecture est un outil essentiel pour bâtir un pays qui nous ressemble », remarque de son côté Madona Salameh, qui s’est concentrée, dans son projet intitulé « Antophrenia : Cities in Paradoxes », sur les villes de Anjar et Majdel Anjar situées dans la Békaa. La jeune architecte s’est intéressée à leurs divergences en termes de configuration spatiale, de tissu social, d’aspects culturels, de conditions économiques et d’attraction. Elle propose d’y implanter cinq projets : un souk, une banque, un musée, un centre médical et des logements pour accueillir les touristes.


Madona Salameh. Photo DR

La ville de Nevşehir, située dans la région de Cappadoce en Turquie, est au centre du projet d’Elsa Abi Ramia intitulé « Ville souterraine, entre mythe et réalité ». « Je suis allée à la rencontre des habitants de cette ville qui est un musée en plein air et nous avons discuté de leurs besoins et de leur vision future de ce lieu qui accueille de très nombreux visiteurs », souligne la jeune femme. Le projet architectural de la jeune Libanaise comporte un marché, un forum ouvert, des hébergements, une zone dédiée aux montgolfières et un espace pour les chevaux.

Fières de cette première reconnaissance qui a offert une visibilité à leur travail d’architectes débutantes, les trois lauréates du prix Inspireli espèrent mettre prochainement leur talent au service du développement du pays du Cèdre.




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