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Monde - Birmanie

La junte poursuit sa répression, Aung San Suu Kyi de nouveau inculpée

Les appels à la désobéissance civile contre la junte ont continué d’être lancés hier en Birmanie malgré le durcissement de la répression par l’armée, qui fait fi des condamnations internationales et a inculpé une nouvelle fois Aung San Suu Kyi.

Déjà poursuivie pour avoir importé illégalement des talkies-walkies, l’ex-dirigeante de 75 ans fait face à une nouvelle inculpation pour avoir violé « la loi sur la gestion des catastrophes naturelles », a indiqué son avocat Khin Maung Zaw, précisant qu’une nouvelle audience devait avoir lieu le 1er mars. Cette procédure n’a rien d’équitable, avait commenté en amont Tom Andrews, rapporteur spécial de l’ONU. « Il n’y a rien de juste dans la junte. C’est du théâtre (..) et, bien sûr, personne ne les croit ». Aung San Suu Kyi et l’ex-président Win Myint sont « dans un endroit plus sûr pour leur sécurité (...) Ce n’est pas comme s’ils avaient été arrêtés. Ils restent chez eux », assignés à résidence dans la capitale administrative Naypyidaw, a affirmé de son côté le vice-ministre de l’Information, Zaw Min Tun, hier. Interdiction des rassemblements, déploiement de véhicules blindés, interpellations nocturnes, renforcement de l’arsenal législatif : les militaires n’ont cessé de durcir le ton depuis leur coup d’État qui a mis fin à une fragile transition démocratique de 10 ans. Malgré cela, la mobilisation se poursuit. Avocats, enseignants, contrôleurs aériens, cheminots : de nombreux fonctionnaires ont répondu à l’appel de grève à travers le pays contre le putsch.


Les appels à la désobéissance civile contre la junte ont continué d’être lancés hier en Birmanie malgré le durcissement de la répression par l’armée, qui fait fi des condamnations internationales et a inculpé une nouvelle fois Aung San Suu Kyi.Déjà poursuivie pour avoir importé illégalement des talkies-walkies, l’ex-dirigeante de 75 ans fait face à une nouvelle inculpation pour avoir violé « la loi sur la gestion des catastrophes naturelles », a indiqué son avocat Khin Maung Zaw, précisant qu’une nouvelle audience devait avoir lieu le 1er mars. Cette procédure n’a rien d’équitable, avait commenté en amont Tom Andrews, rapporteur spécial de l’ONU. « Il n’y a rien de juste dans la junte. C’est du théâtre (..) et, bien sûr, personne ne les croit ». Aung San Suu Kyi et...
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