Le parti d’Aung San Suu Kyi a appelé hier à « la libération » immédiate de sa dirigeante, au lendemain d’un coup d’État en Birmanie condamné par la communauté internationale, Washington faisant planer la menace de sanctions avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le putsch s’est fait sans effusion de sang, mais des soldats étaient encore déployés dans la capitale Naypyidaw, où Aung San Suu Kyi, 75 ans, et d’autres dirigeants de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), ont été interpellés lundi à l’aube. Des militaires encerclaient également les bâtiments où résident les parlementaires. La LND a appelé sur Facebook à la « libération » immédiate du prix Nobel de la paix 1991 et des autres responsables du mouvement, dénonçant une « tache dans l’histoire de l’État et de Tatmadaw », l’armée birmane. Cette dernière doit « reconnaître le résultat » des élections de novembre, a ajouté le parti. Contestant la validité de ce scrutin, remporté massivement par la LND, les militaires ont proclamé lundi l’état d’urgence pour un an, mettant fin à une parenthèse démocratique de 10 ans. Les généraux restaient en tous cas silencieux face aux vives condamnations venues de l’étranger. Le président américain Joe Biden a appelé la communauté internationale à « parler d’une seule voix pour exiger de l’armée birmane qu’elle rende immédiatement le pouvoir », l’ONU et l’Union européenne condamnant unanimement le coup d’État. À l’inverse, Pékin a refusé de critiquer qui que ce soit, demandant simplement toutes les parties à « résoudre les différends ».
Monde - Birmanie
Appel à libérer Aung San Suu Kyi au lendemain du coup d’État
OLJ / le 03 février 2021 à 00h00


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