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Diab réclame l'arrestation des "criminels" qui ont incendié la municipalité de Tripoli

Diab réclame l'arrestation des

Le Premier ministre libanais sortant Hassane Diab. Photo d'archives AFP

Le Premier ministre libanais sortant Hassane Diab a réclamé que les responsables qui ont incendié jeudi soir plusieurs bâtiments de Tripoli, notamment le siège de sa municipalité, soient arrêtés et traduits en justice.

"Il ne suffit pas de condamner l'attaque pour compenser le coût payé par Tripoli, une ville exploitée pour envoyer des messages politiques explosifs", a estimé M. Diab dans un communiqué publié vendredi matin.

"Les criminels qui ont brûlé la municipalité de Tripoli, et qui ont tenté de brûler le siège du tribunal religieux ont montré toute la rancœur qu'ils ont contre la ville. Le défi, maintenant, c'est de mettre en échec les objectifs de ces criminels en les arrêtant, un à un, et en les traduisant en justice afin qu'ils rendent des comptes pour ce qu'ils ont commis", a insisté le Premier ministre sortant. "Le défi réside également dans l'ouverture d'une enquête pour identifier ceux qui ont permis ces atteintes flagrantes et cette exploitation des rues de Tripoli et ses institutions", a-t-il ajouté.

"Nous allons faire échec aux plans des casseurs en réhabilitant le siège de la municipalité de Tripoli", a promis Hassane Diab, sans plus de détails.

Pour le quatrième jour consécutif, Tripoli, grande ville du Nord et cité la plus pauvre du Liban, a été jeudi le théâtre de violents affrontements entre manifestants qui protestaient contre les restrictions sanitaires et leurs difficiles conditions de vie et les forces de l'ordre. Ces violences, quasi-interrompues depuis lundi, ont jusqu'à présent fait un mort parmi les manifestants, et un total de plus de 300 blessés parmi les protestataires et les forces de l'ordre, accusées par certains observateurs d'excès de violence et de recours à des armes létales.

Nombre de responsables politiques de tous bords affirment que ces incidents sont le résultat d'un complot, accusant parfois des services de renseignement ou certains partis d'être derrière ces heurts.

Le Premier ministre désigné Saad Hariri a pour sa part pointé du doigt l'armée libanaise qu'il a accusée d'inaction face aux actes de violences de jeudi.

Avec plus de la moitié de ses habitants vivant sous le seuil de pauvreté, Tripoli était l'un des épicentres du mouvement de contestation sans précédent déclenché en octobre 2019 à travers le pays contre une classe dirigeante accusée de corruption et d'incompétence. Le Liban connaît sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), aggravée par la pandémie de coronavirus qui a entraîné des segments entiers de la population dans la précarité.

Le Premier ministre libanais sortant Hassane Diab a réclamé que les responsables qui ont incendié jeudi soir plusieurs bâtiments de Tripoli, notamment le siège de sa municipalité, soient arrêtés et traduits en justice."Il ne suffit pas de condamner l'attaque pour compenser le coût payé par Tripoli, une ville exploitée pour envoyer des messages politiques explosifs", a estimé M. Diab dans un communiqué publié vendredi matin."Les criminels qui ont brûlé la municipalité de Tripoli, et qui ont tenté de brûler le siège du tribunal religieux ont montré toute la rancœur qu'ils ont contre la ville. Le défi, maintenant, c'est de mettre en échec les objectifs de ces criminels en les arrêtant, un à un, et en les traduisant en justice afin qu'ils rendent des comptes pour ce qu'ils ont commis", a insisté le Premier ministre...