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Agenda - Hommage À Youssef Akl

Je n’écrirai plus de rimes

Il me demandait des rimes

Aux périodes des solstices

Pour nos réunions intimes

Dans sa demeure fédératrice.

On y allait avec grande joie,

On se retrouvait comme chez soi,

Rien de plus accueillant,

On retrouvait nos âmes d’enfants.

Ces véritables agapes

Auxquelles il nous conviait

Et pour lesquelles on nous enviait,

Les voilà qui nous échappent.

Je le dis avec émoi :

C’était hier, c’était autrefois.

Peut-on oublier

Son accueil singulier,

Sa générosité rarissime,

Son âme magnanime ?

Comment oublier sa fière allure,

Sa taille, son envergure,

Ses sourcils en devanture,

Son sourire beau et pur,

Son sens de la dérision

Et la tonalité de son expression ?

Je le dis avec effroi,

C’était lui, c’était autrefois.

Le mal qui nous assiège

Et contre lequel rien ne protège

Nous empêche, quel malheur,

Nous, amis du Collège,

D’accompagner son cortège,

De lui porter quelques fleurs.

J’ai arrêté les rimes

Que rien désormais n’anime.

Marie Betsy, nous partageons ta douleur et celle de vos enfants. Que Dieu vous garde, nous sommes à vos côtés. Il nous reste l’olivier, permets-nous par des temps plus cléments d’aller nous y recueillir et de l’arroser de nos larmes.

Adieu Youssef,

Tu étais notre chef.

Tu auras deviné

Qui a ci-haut griffonné.


Il me demandait des rimesAux périodes des solsticesPour nos réunions intimesDans sa demeure fédératrice.On y allait avec grande joie,On se retrouvait comme chez soi,Rien de plus accueillant,On retrouvait nos âmes d’enfants.Ces véritables agapesAuxquelles il nous conviaitEt pour lesquelles on nous enviait,Les voilà qui nous échappent.Je le dis avec émoi :C’était hier, c’était autrefois.Peut-on oublier Son accueil singulier,Sa générosité rarissime,Son âme magnanime ?Comment oublier sa fière allure,Sa taille, son envergure,Ses sourcils en devanture,Son sourire beau et pur,Son sens de la dérisionEt la tonalité de son expression ?Je le dis avec effroi,C’était lui, c’était autrefois.Le mal qui nous assiègeEt contre lequel rien ne protègeNous empêche, quel malheur,Nous, amis du Collège,D’accompagner son...