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Ces résolutions que les étudiants libanais espèrent tenir en 2021

Pour de nombreux étudiants, les résolutions de fin d’année représentent une occasion de faire le point et de se fixer de nouveaux objectifs.

Ces résolutions que les étudiants libanais espèrent tenir en 2021

Tiffany Murr. Photo Tia Murr

Malgré le sentiment de stagnation et d’immobilisme vécu par les Libanais accablés par la pandémie et les graves crises politique et économique, nombreux sont les étudiants libanais qui confient avoir pris des résolutions pour la nouvelle année en espérant pouvoir les tenir en 2021. Se fixer des résolutions implique un « jugement critique que l’on porte sur nos actions précédentes. C’est donc un signe d’évolution au niveau personnel », estime par exemple Sana Farajalla, 19 ans, étudiante en économie à l’Université américaine de Beyrouth (AUB).

Si « le premier jour de l’année est un jour ordinaire » pour Tiffany Murr, cette étudiante en master d’image de marque créative et design stratégique à l’École de direction artistique et d’architecture intérieure Penninghen (France) admet qu’il constitue une occasion pour certaines personnes « d’entamer une introspection et de se fixer de nouveaux objectifs ». Un rituel annuel que cette jeune étudiante de 21 ans effectue en famille. « Au premier jour de l’année, ma famille et moi nous réunissons pour écrire sur une feuille blanche nos résolutions, nos objectifs et aspirations pour l’année qui vient. On considère cela comme une sorte de reset button (un bouton de réinitialisation). Nous plaçons la liste dans une enveloppe que nous scellons pour l’ouvrir un an plus tard et découvrir ce que chacun de nous a planté et ce qui en a germé. »

Sana Farajalla. Photo Christiane Tohme

Sur quoi portent les résolutions des jeunes Libanais ?

Qu’elles soient d’ordre personnel ou concernent la société, les étudiants s’accordent à penser que leurs résolutions doivent être réalistes pour qu’ils puissent les tenir. Ont-elles été affectées par la situation actuelle ? Pour certains jeunes, c’est le cas. Sana Farajalla confie vouloir dorénavant « profiter de la simplicité du quotidien et de la présence de (ses) proches » et « ne rien prendre pour acquis » comme elle aurait « pu le faire ». Tiffany Murr, elle, entend ajuster son comportement de manière à lutter contre le réchauffement climatique, tandis que Sandra Boghossian, étudiante en gestion à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), préfère en « établir un grand nombre » pour se donner plus de chances de voir certaines de ses résolutions se réaliser. Elle compte par exemple s’impliquer dans sa communauté et faire du bénévolat.

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Les résolutions de Karim Kobeissi, elles, « n’ont pas vraiment changé » avec la situation. L’étudiant en graphisme à l’AUB s’est promis « d’être plus ambitieux et de mieux travailler ». « Certaines résolutions telles que perdre du poids ou faire des économies ne sont pas (facilement) réalisables », juge-t-il, en faisant allusion aux intentions les plus populaires parmi les jeunes habituellement.

Contrairement à l’opinion commune qui considère que tenir des résolutions génère du stress ou de la pression, les jeunes interviewés confient que pour eux, ces choix s’apparentent à un moment de détente qu’ils attendent impatiemment. Vivant cette transition comme une « source de calme intérieur », Sana Farajalla explique qu’elle « passe quelques instants avec (elle)-même à réfléchir à tout ce qu’(elle) a fait cette année ». Une introspection menant à un changement d’attitude et à de l’action pour elle et de nombreux jeunes, comme Sandra Boghossian qui l’entrevoit comme « une source de motivation ».

Reste à savoir si les jeunes restent motivés et parviennent à tenir leurs bonnes résolutions. « Si nous tenons nos résolutions, même si c’est de façon partielle, elles sont alors synonymes de développement. Si au contraire nous ne les tenons pas, nous nous mentons à nous-même », avance Karim Kobeissi.




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