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Industrie

Ouverture annoncée d’une usine d’assemblage de voitures électriques au Liban

Ouverture annoncée d’une usine d’assemblage de voitures électriques au Liban

Un atelier de la société Ev Electra Ltd. Photo DR

Une usine d’assemblage de voitures électriques au Liban. C’est bien le surprenant et inédit projet qu’ambitionne de lancer en plein contexte de grave crise le Canado-Palestinien Jihad Mohammad, qui communique sur le sujet depuis plusieurs semaines.

Baptisée Ev Electra Ltd et financée par la société d’investissement de son PDG, Jihad Mohammad Investments llc, cette nouvelle entreprise se prépare à présenter à partir du 21 février prochain plusieurs modèles de voitures électriques dans un showroom à Hadath (caza de Baabda), à proximité de son siège social. Elle prévoit en outre de se déployer « prochainement » sur plusieurs sites répartis dans plusieurs régions libanaises, toujours selon son PDG. Le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé.

Minimisant les difficultés liées au contexte local et à l’instabilité régionale, Jihad Mohammad affirme que sa société fondée il y a trois ans et demi sera en mesure de fabriquer des voitures électriques avec des prix de vente concurrentiels allant de « 30 000 à 90 000 dollars », et dont la qualité sera sanctionnée par une « certification européenne ». L’entreprise a déjà développé deux gammes, Quds et Rise, cette dernière ayant été nommée en référence à la double explosion meurtrière qui a eu lieu au port de Beyrouth le 4 août dernier. Des facilités de paiement tenant compte de la baisse du pouvoir d’achat et des restrictions sur l’accès aux dépôts en devises imposées illégalement par les banques libanaises depuis le début de la crise sont prévues pour favoriser la commercialisation de ces modèles sur le marché local.

Plus globalement, Ev Electra Ltd prévoit d’assembler 100 000 voitures cette année pour atteindre 1 million de véhicules dans cinq ans, des chiffres très ambitieux considérant que seuls quelques millions de véhicules électriques sont en circulation dans le monde. Pour y parvenir, la société prévoit de décupler son nombre d’employés passant de 200 actuellement, essentiellement des Libanais et des Palestiniens vivant au Liban, pour atteindre 2 000 au moment de l’ouverture de ses sites, puis 4 000 en 2022 et 50 000 en 2025 répartis entre le Liban et l’Europe.

La batterie, la partie la plus importante (et la plus onéreuse) dans une voiture électrique, sera importée en pièces détachées et assemblée sur place. Selon Jihad Mohammad, c’est l’assemblage de cette dernière qui permet de varier la puissance de la voiture, moins polluante que les véhicules équipés de moteurs à combustion, et qui pourra atteindre « une autonomie de 800 km sur une route plate sans trafic ». Souhaitant aller jusqu’au bout de sa logique, la société affirme s’engager à planter 10 arbres pour chaque voiture vendue.

L’annonce de l’ouverture prochaine de cette usine au Liban a assez logiquement étonné plusieurs observateurs qui soulignent la difficulté de mettre en œuvre un tel projet compte tenu des circonstances que traverse le pays. Mais cette conjoncture peut en même temps se révéler favorable aux investisseurs étrangers qui connaissent les risques du marché libanais et injectent leur capital en devises depuis l’étranger.


Une usine d’assemblage de voitures électriques au Liban. C’est bien le surprenant et inédit projet qu’ambitionne de lancer en plein contexte de grave crise le Canado-Palestinien Jihad Mohammad, qui communique sur le sujet depuis plusieurs semaines.Baptisée Ev Electra Ltd et financée par la société d’investissement de son PDG, Jihad Mohammad Investments llc, cette nouvelle...

commentaires (2)

Une excellente nouvelle! Inchallah khair!

Wlek Sanferlou

22 h 09, le 11 janvier 2021

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Commentaires (2)

  • Une excellente nouvelle! Inchallah khair!

    Wlek Sanferlou

    22 h 09, le 11 janvier 2021

  • Inchallah !!!!

    Eleni Caridopoulou

    18 h 00, le 11 janvier 2021