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Nos Lecteurs ont la Parole

Yalla... et une bonne année !

Face à cette négligence criminelle, face à l’incompétence désastreuse dont nous sommes témoins tous les jours, que nous reste-t-il, nous citoyens lambda, de ce pays à la dérive ?

Rendons-nous compte que nous ne sommes pas totalement sans ressources, mais que pour réussir, nous devons agir de concert. Le chaos ambiant, même s’il n’est pas de notre responsabilité directe, a quand même pu profiter de notre indifférence et/ou égoïsme, de notre désunion et de l’illusion que, devant l’ampleur des dégâts, nous ne pouvons plus influencer le cours des choses. Alors, œuvrons à casser ce triple mal :

1) Trouvons le plus large éventail de ce qui peut nous rassembler, sans tomber dans un fade « nous sommes tous libanais ». Il s’agit de définir un socle capable de créer chez le plus grand nombre un sentiment d’appartenance. Le confessionnalisme doit passer à la trappe en premier. Nous sommes libanais, oui, mais nous sommes aussi tellement de choses qui nous réunissent. Notre lien à cette terre est fort, il est même indestructible. Tentons de le mettre en valeur.

2) Dès aujourd’hui, trouvons dans des actions de résistance passive le moyen de commencer à inverser le cours des choses en refusant de remplir les poches profondes des pourris au pouvoir et en refusant de participer à la gangrène de la corruption, y compris dans ce bakchich d’apparence si inoffensif.

3) Participons de manière régulière et par de petits gestes vertueux à endiguer la catastrophe sociale et environnementale. Les opportunités pour cela se présentent mille fois dans la journée.

4) Exigeons que des programmes de reconstruction politique se dessinent dans les six premiers mois de 2021 afin que nous puissions exercer notre droit souverain d’élire les prochains députés au printemps 2022. Ces programmes devront impérativement proposer des solutions aux crises financière, sociale et environnementale qui nous affligent. Impliquons-nous en nous renseignant, en participant à des réunions ou conférences pour débattre des solutions.

On pourrait arguer que tout cela relève d’un certain angélisme, sympathique, mais somme toute assez irréaliste. Et cela se comprend dans un pays tellement habitué au clientélisme aussi ouvertement cynique de ses élites. Mais nous vivons à l’ère des médias sociaux, des retournements aussi dramatiques que soudains. Ayons confiance qu’ensemble, nous pouvons – et nous devons ! – y arriver. Je vois, çà et là, poindre des mouvements, des efforts ambitieux et louables (pour exemple, ce formidable élan de la jeunesse qui a accompagné l’intifada, plus récemment la « charte de salut national » et bien d’autres…).

C’est dans les moments de grand désespoir que naît en nous cette même créativité qui a pu vaincre tant de fléaux au cours de l’histoire humaine. Janvier 2021 sera-t-il pour nous ce coup de fouet salutaire ? Espérons-le !


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Face à cette négligence criminelle, face à l’incompétence désastreuse dont nous sommes témoins tous les jours, que nous reste-t-il, nous citoyens lambda, de ce pays à la dérive ?Rendons-nous compte que nous ne sommes pas totalement sans ressources, mais que pour réussir, nous devons agir de concert. Le chaos ambiant, même s’il n’est pas de notre responsabilité directe, a quand...

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