Dans l’affaire de l’explosion au port de Beyrouth le 4 août dernier, les anciens ministres des Travaux publics Ghazi Zeaïter et des Finances Ali Hassan Khalil ont présenté hier un recours supplémentaire, par le biais de leur avocat Samer Hassan Hajj, pour « suspicion légitime » contre le juge d’instruction et procureur général près la Cour de justice, Fady Sawan, invoquant l’article 340 du code de procédure pénale. Les deux hommes, qui sont également députés, avaient déjà présenté un premier recours contre le juge le 16 décembre, ce qui avait poussé celui-ci à geler son enquête le lendemain, en attendant le verdict de la Cour de cassation. C’est le 10 décembre que le juge Sawan avait inculpé les deux anciens ministres, ainsi que le Premier ministre démissionnaire Hassane Diab, et l’ancien ministre Youssef Fenianos, dans l’affaire du port.
Dans ce nouveau recours, les deux plaignants citent l’ensemble des motifs de leur contestation de cette inculpation.


S’ils n’ont vraiment rien à se reprocher, pourquoi craignent ils de se présenter devant la justice de leur pays ? Soit ils n’ont pas confiance en cette justice et dans ce cas tout autre citoyen a le droit d’agir de la sorte, soit ils se savent coupables et veulent se dérober, soit ils se croient au dessus des lois car ils appartiennent au tandem chiite intouchable. Je pencherai pour cette dernière hypothèses car d’autres individus appartenant à ce même tandem ont commis des crimes notamment l’assassinat de Rafic Hariri et d’autres assassinats trop longs à énumérer mais sont protégés par les ténors du tandem chiite
08 h 13, le 22 décembre 2020