Rechercher
Rechercher

Agenda - Hommage À Assaad Rizk

Un grand seigneur nous a quittés

Un grand homme disparaît de notre cadre traditionnel pour réapparaître dans un cadre à sa propre dimension dans toute son authenticité.

Assaad, tu es ce grand seigneur dont le témoignage de vie enrichit l’homme et l’humanité. Tu as fondé un empire médical, refuge de tout être altéré dans sa santé physique et morale. Ton amour était thérapie, ton traitement était médicament, ta discipline était récupération.

Rien que tes pas rappelaient la famille de l’hôpital à l’ordre, à l’accomplissement de leur devoir, en toute conscience et compétence.

Que de chirurgies tu as menées comme des miracles. Au point que ton regretté père disait : « Cette main qui va opérer une malade métastasée est la main du bon Dieu... Qu’Il te bénisse tout le long de ton parcours médical. »

Que d’empreintes éternelles tu laisses après toi.

Le grand bâtisseur que tu es a fait face aux bombes, aux francs-tireurs, tout en protégeant tes ouvriers et tes collaborateurs, et toi-même tu as échappé à la mort et reçu une grave blessure à l’œil. Quelle persévérance, quelle assiduité. Le mot congé est banni de ton vocabulaire, de ton mode de vie.

Quand tu étais ministre de l’Éducation, que de fois j’ai entendu cette exclamation : « C’est un engouement de travailler avec monsieur le ministre. Un homme d’une culture et d’une finesse exceptionnelles, et surtout doté d’un solide esprit d’humour. »

Assaad, tu as fait preuve d’une endurance physique hors normes. On ne peut oublier comment, à peine sorti de dialyse, tu vaquais tout de suite à tes rendez-vous.

L’hôpital est devenu un site officiel au Liban. Il fait désormais partie de notre patrimoine. La vente de l’hôpital n’a pas éclipsé ton rêve. Par ton parcours de fidélité et de constance exemplaire, ton but était de le garder rayonnant afin qu’il reste ce lieu privilégié où les mains des médecins s’entrecroisent pour secourir, guérir et sauver la vie de l’homme. Et il vit, grâce à tous ceux qui ont pris la relève : avec sagesse, science et conscience.

Nous prions pour que ton visage reste cette étoile scintillante dans la belle et grande institution que tu as fondée.


Un grand homme disparaît de notre cadre traditionnel pour réapparaître dans un cadre à sa propre dimension dans toute son authenticité.Assaad, tu es ce grand seigneur dont le témoignage de vie enrichit l’homme et l’humanité. Tu as fondé un empire médical, refuge de tout être altéré dans sa santé physique et morale. Ton amour était thérapie, ton traitement était médicament, ta discipline était récupération.Rien que tes pas rappelaient la famille de l’hôpital à l’ordre, à l’accomplissement de leur devoir, en toute conscience et compétence.Que de chirurgies tu as menées comme des miracles. Au point que ton regretté père disait : « Cette main qui va opérer une malade métastasée est la main du bon Dieu... Qu’Il te bénisse tout le long de ton parcours médical. »Que d’empreintes...