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Les chantres du déni, et les autres
OLJ / Par Émilie SUEUR, le 04 décembre 2020 à 15h26
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L'horloge qui régit le temps au Liban est spéciale en ce qu'elle avance très très lentement. Quand le président affirme que "les réformes sont au centre de mon combat depuis 2005 et 2009", alors qu'on est bientôt en 2021 et que rien n'a été fait, surtout depuis qu'il est au pouvoir, on peut légitimement se demander si cela viendra un jour. Les réformes, les réformes : mais qui voulez-vous qui les fasse ? Depuis 30 ans, les problèmes du pays sont comme des arbres qui ont bien poussé depuis lors et qui nécessitent de sérieux élagages sous la forme de réformes. Le problème est que ceux qui seraient susceptibles de faire les réformes sont justement assis sur les branches de ces arbres. Ils ne vont quand même pas les scier, malins, ou criminels (au choix) qu'ils sont. Conclusion : les réformes-élagages ne sauraient être réalisées que de l'extérieur. Via une tutelle ?
Vous avez parfaitement raison et j'ai posté il y a deux jours par ailleurs un commentaire qui rejoint votre opinion. J'ajouterais que tant que les priorités de l'ensemble de la classe politique et des grandes institutions sont la culture de l'égo, le communautarisme et le clientélisme, ainsi que l'attention portée à la santé de leurs comptes bancaires à l'étranger alimentés par l'argent volé au peuple libanais, tous ces incapables resteront totalement déconnectés de la réalité, se contentant de faire des annonces qui ne sont jamais suivies d'effets.
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L'horloge qui régit le temps au Liban est spéciale en ce qu'elle avance très très lentement. Quand le président affirme que "les réformes sont au centre de mon combat depuis 2005 et 2009", alors qu'on est bientôt en 2021 et que rien n'a été fait, surtout depuis qu'il est au pouvoir, on peut légitimement se demander si cela viendra un jour. Les réformes, les réformes : mais qui voulez-vous qui les fasse ? Depuis 30 ans, les problèmes du pays sont comme des arbres qui ont bien poussé depuis lors et qui nécessitent de sérieux élagages sous la forme de réformes. Le problème est que ceux qui seraient susceptibles de faire les réformes sont justement assis sur les branches de ces arbres. Ils ne vont quand même pas les scier, malins, ou criminels (au choix) qu'ils sont. Conclusion : les réformes-élagages ne sauraient être réalisées que de l'extérieur. Via une tutelle ?
20 h 36, le 04 décembre 2020