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Festival

Le BAFF dans sa 4e édition revient à Monnot... live

Le Festival du film artistique de Beyrouth se tient au théâtre Monnot du 3 au 9 décembre, de 16h à 20h, et démarre avec la « 9e Symphonie de Beethoven, Ode à la joie ».

Le BAFF dans sa 4e édition revient à Monnot... live

« Girl With a Pearl Earring », 2016, de David Bickerstaff/EOS. Photos DR

Après une édition chaotique en 2019, voire morte dans l’œuf, le Festival du film artistique de Beyrouth a défié crise économique, coronavirus et même lassitude collective pour proposer aux Libanais une lueur d’espoir et de beauté avec une 4e édition qui comprend 20 documentaires. Qu’est-ce qui a poussé les organisateurs, notamment la présidente du BAFF Alice Mogabgab, à ne pas baisser les bras ? « Une confiance en un peuple qui refuse de mourir et dont le combat va au-delà du culturel, atteignant une dimension simplement humaine. Il y avait aussi l’appui indéfectible des sponsors ; les ambassades des États-Unis, de Suisse, d’Espagne, de Belgique, ainsi que l’Institut culturel italien et le Goethe-Institut qui continuent à croire dans ce pays et qui veulent à tout prix le relever, ainsi que le soutien de deux mécènes qui ont soutenu le BAFF tout au long de ces cinq dernières années, et leur travail continu dans l’humanitaire et l’éducation, à savoir : la Fondation Robert A. Matta, et la Fondation Anne-Marie et Alexis Habib », dit-elle.


Jeudi 3 décembre 16h : La 9ème Symphonie de Beethoven/Ode à la Joie, 2020, de Christian Berger. V.O sous-titré anglais 18h : Following the Ninth, 2013, de Kerry Candaele. En anglais. 19h10 : Une ville et une femme, 2020, de Nicolas Khoury. Français / sous-titré anglais. Vendredi 4 décembre 15h : Images of the East, 2017, Accentus Films, musique Gidon Kremer & Kremerata Baltica. Suivi d’Une ville et une femme, 2020, 10’, Nicolas Khoury. 16h : Que l’amour, 2019, Laetitia Mikles, français Suivi d’Une ville et une femme, 2020, 10’, Nicolas Khoury. 18h : Raphael Revealed, 2020, Phil Grabsky/EOS. Anglais, sous-titré anglais (première mondiale). Suivi d’Une ville et une femme, 2020, 10’, Nicolas Khoury. Samedi 5 décembre 15h : The Three Lives of Clara Schumann, 2019, 56’, Günter Atteln. VO sous-tirée en anglais. 16h15 : Uprooted – The Journey of Jazz Dance, 2019, de Khadifa Wong. Anglais. 18h15 : Cunningham, 2019, d’Alla Kovgan. Anglais avec sous-titres anglais. Dimanche 6 décembre 15h : Renoir et la fille au ruban bleu, 2019, de Nicolas Lévy-Beff, en français. 16h15 : Architecture of Infinity, 2018, de Christoph Schaub. VO avec sous-titres anglais. 18h15 : Girl With a Pearl Earring, 2016, de David Bickerstaff/EOS, anglais avec sous-titres français. Hommage à Hedwig Waltmans-Molier. Suivis d’Une ville et une femme, de Nicholas Khoury. Lundi 7 décembre 15h : Omega, 2016, de José Sanchez-Montes. Espagnol avec sous-titres anglais. 17h : Cern And the Sense of Beauty, 2018, de Valerio Jalongo. VO avec sous-titres anglais. 18h30 : Once Were Brothers, Robbie Robertson & the Band, 2019, de Daniel Roher. Anglais. Mardi 8 décembre 15h : Rothko, Pictures Must Be Miraculous, 2019, d’Eric Slade. Anglais. 16h15 : Zénon l’insoumis, 2019, de Françoise Levie, Français. 18h : Toni Morrison : The Pieces I Am, 2019, de Timothy Greenfield-Sanders. Anglais. Mercredi 9 décembre 16h : The Apollo, 2019, de Roger Ross Williams. Anglais 18h : Il Peccato / Sin, 2020, d’Andrei Konchalovsky VO sous-titres anglais. Photos DR


Pourquoi voir les films du BAFF ?

Cette édition, programmée en dépit de toutes les contraintes et déceptions, dans la salle du théâtre Monnot avec une distanciation suivant les normes, est spéciale. Non seulement les projections sont toutes gratuites, mais elles sont aussi reliées par un véritable besoin de joie et un désir de communier avec l’autre dans toute sa différence. Un désir non seulement de résilience, mais de survie également.

Une sélection de 20 documentaires sur la danse, les arts plastiques, l’architecture, la musique et la littérature seront proposés. Beethoven a été choisi pour ouvrir le festival avec son Ode à la joie puisque le monde célèbre cette année le 250e anniversaire de la naissance du compositeur. Le documentaire de Christian Berger (2020) sera suivi par Following the Ninth (2013) de Kerry Candaele. Deux autres films sur la musique sont programmés les jours suivants : The Three Lives of Clara Schumann de Günther Attein (2019 ) et Images of the East de Gidon Kremer et Sandro Kancheli (2017).


« Raphael Revealed », 2020, Phil Grabsky/EOS. Photos DR


En partenariat avec les États-Unis, le BAFF présente six documentaires : Once Were Brothers, Robbie Roberson & the Band de Daniel Roher ; Toni Morrison : The Pieces I Am de Timothy Greenfield-Sanders ; Cunningham (2019) d’Alla Kovgan ; The Apollo de Roger Ross Williams ; Uprooted-The Journey of Jazz Dance de Khadifa Wong et Rothko, Pictures Must Be Miraculous d’Eric Slade. Pour la Suisse, il s’agira de trois films : Cern And the Sense of Beauty (2018) de Valeria Jalongo ; Renoir et la petite fille au ruban bleu de Nicolas Lévy-Beff et Architecture of Infinity de Christoph Schaub. Quant à l’Italie, qui célèbre le 500e anniversaire du peintre Raphaël, elle sera représentée par le documentaire (en première mondiale) sur l’exposition rétrospective consacrée au maestro italien au musée du Quirinal à Rome, Raphael Revealed de Phil Grabsky/EOS. Mais également, et pour la première fois au BAFF, par un film de fiction sur une période tourmentée de la vie de Michel-Ange, Il Peccato/Sin d’Andrei Konchalovsky. En partenariat avec l’ambassade d’Espagne, le BAFF projettera Omega de José Sanchez-Montes, qui réunit Leonard Cohen et Federico Garcia Lorca. Enfin, la Belgique, en la personne de la réalisatrice belge Françoise Levie, offre au public du BAFF une profonde réflexion sur la condition humaine avec Zénon l’insoumis et des chansons de Brel découvertes par un jeune migrant avec Que l’amour (2019) de Laetitia Mikles.

Le BAFF, qui demeure un festival ancré dans la réalité libanaise, ne pouvait ignorer la date fatidique du 4 août. Deux films célèbrent Beyrouth, l’amour et les femmes, auxquels les organisateurs ont gardé une place privilégiée.

Les organisateurs ont souhaité rendre hommage à Hedwig Waltmans-Molier, l’épouse de l’ambassadeur des Pays-Bas au Liban, en lui dédiant la projection du documentaire La jeune fille à la perle, en référence au chef-d’oeuvre de Vermeer. Mortellement blessée à la suite de la double explosion du port de Beyrouth, la femme du diplomate avait fait don de ses organes à deux patients libanais avant de décéder. Le second documentaire, Une ville et une femme est réalisé par Nicolas Khoury sur une lettre d’Etel Adnan, avec le soutien de l’ambassade des États-Unis et de la galerie Alice Mogabgab.

Réservation obligatoire par email : [email protected]

Programme du BAFF 2020

Jeudi 3 décembre

16h : La 9ème Symphonie de Beethoven/Ode à la Joie, 2020, de Christian Berger. V.O sous-titré anglais

18h : Following the Ninth, 2013, de Kerry Candaele. En anglais.

19h10 : Une ville et une femme, 2020, de Nicolas Khoury. Français / sous-titré anglais.

Vendredi 4 décembre

15h : Images of the East, 2017, Accentus Films, musique Gidon Kremer & Kremerata Baltica.

Suivi d’Une ville et une femme, 2020, 10’, Nicolas Khoury.

16h : Que l’amour, 2019, Laetitia Mikles, français

Suivi d’Une ville et une femme, 2020, 10’, Nicolas Khoury.

18h : Raphael Revealed, 2020, Phil Grabsky/EOS. Anglais, sous-titré anglais (première mondiale).

Suivi d’Une ville et une femme, 2020, 10’, Nicolas Khoury.

Samedi 5 décembre

15h : The Three Lives of Clara Schumann, 2019, 56’, Günter Atteln. VO sous-tirée en anglais.

16h15 : Uprooted – The Journey of Jazz Dance, 2019, de Khadifa Wong. Anglais.

18h15 : Cunningham, 2019, d’Alla Kovgan. Anglais avec sous-titres anglais.

Dimanche 6 décembre

15h : Renoir et la fille au ruban bleu, 2019, de Nicolas Lévy-Beff, en français.

16h15 : Architecture of Infinity, 2018, de Christoph Schaub. VO avec sous-titres anglais.

18h15 : Girl With a Pearl Earring, 2016, de David Bickerstaff/EOS, anglais avec sous-titres français. Hommage à Hedwig Waltmans-Molier. Suivis d’Une ville et une femme, de Nicholas Khoury.

Lundi 7 décembre

15h : Omega, 2016, de José Sanchez-Montes. Espagnol avec sous-titres anglais.

17h : Cern And the Sense of Beauty, 2018, de Valerio Jalongo. VO avec sous-titres anglais.

18h30 : Once Were Brothers, Robbie Robertson & the Band, 2019, de Daniel Roher. Anglais.

Mardi 8 décembre

15h : Rothko, Pictures Must Be Miraculous, 2019, d’Eric Slade. Anglais.

16h15 : Zénon l’insoumis, 2019, de Françoise Levie, Français.

18h : Toni Morrison : The Pieces I Am, 2019, de Timothy Greenfield-Sanders. Anglais.

Mercredi 9 décembre

16h : The Apollo, 2019, de Roger Ross Williams. Anglais

18h : Il Peccato / Sin, 2020, d’Andrei Konchalovsky VO sous-titres anglais.



Après une édition chaotique en 2019, voire morte dans l’œuf, le Festival du film artistique de Beyrouth a défié crise économique, coronavirus et même lassitude collective pour proposer aux Libanais une lueur d’espoir et de beauté avec une 4e édition qui comprend 20 documentaires. Qu’est-ce qui a poussé les organisateurs, notamment la présidente du BAFF Alice Mogabgab, à ne pas...

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