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Économie - Assurances

Explosions du 4 août : l’ICC recense près de 15 000 demandes de remboursement

Explosions du 4 août : l’ICC recense près de 15 000 demandes de remboursement

Une station-service à Mar Mikhaël dans les jours qui ont suivi la double explosion au port de Beyrouth. Photo P.H.B.

La Commission de contrôle des assurances (ICC, rattachée au ministère de l’Économie et du Commerce) a publié hier un premier rapport provisoire recensant le nombre de demandes de remboursement et de prise en charge renvoyées aux assureurs du pays par les victimes de la dramatique double explosion du 4 août, qui a ravagé le port et plusieurs quartiers de Beyrouth. Publié sur le site de l’ICC, le rapport répertorie un total de 14 732 plaintes, comptabilisées au 6 novembre. « Ce nombre pourrait encore augmenter, le temps que toutes les compagnies d’assurances présentent leurs bilans », a précisé une source au sein de la commission. Pour l’instant, ces plaintes représentent près de 1 658 milliards de livres libanaises. Un montant qui doit en principe être couvert à quasi-totalité (94,5 %) par les réassureurs (les sociétés qui couvrent les assureurs libanais), soit l’équivalent de 1 568 milliards de livres.

Peu de remboursements effectués

Les procédures de remboursements des dégâts provoqués le 4 août sont dans leur grande majorité suspendues aux résultats de l’enquête sur les cause de la double explosion, qui se font toujours attendre. Pour l’heure, « ce sont les compagnies locales qui dédommagent leurs clients, avec leurs propres fonds », indique Élie Torbey, président de l’Association des compagnies d’assurances au Liban (ACAL). Selon le rapport de l’ICC, les montants débloqués jusqu’au 6 novembre ont atteint 19,4 milliards de livres, soit à peine 1,17 % des dédommagements demandés. La majorité de ces plaintes concernent les assurances incendie (9,93 milliards de livres libanaises, soit 51,3 % du total décaissé) et les assurances auto (7,25 milliards de livres libanaises, soit 37,4 %).

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La zizanie entre le patronat et les compagnies d’assurances se poursuit

La prise en charge des dégâts provoqués par la double explosion au port fait actuellement l’objet d’un bras de fer entre les assureurs locaux d’un côté via l’ACAL, et une partie des entrepreneurs de la capitale, représentés par les organismes économiques (une organisation patronale dirigée par l’ancien ministre Mohammad Choucair). Les premiers insistent à attendre les résultats de l’enquête, pendant que les seconde réclament un déclenchement immédiat des procédures de remboursement.

Du côté des réassureurs, la société Swiss Re a annoncé fin octobre avoir déjà constitué une réserve de 222 millions de dollars pour répondre aux éventuelles réclamations suite au drame du 4 août. Le Suisse est le plus important réassureur des compagnies libanaises, devant l’allemand Hannover Re, qui n’a a priori pas encore communiqué de montant. Autre réassureur important, Munich Re a estimé les réclamations attendues à au moins 100 millions d’euros (118,6 millions de dollars), sans indiquer s’il avait constitué des réserves.

Près d’un mois après la catastrophe, une étude réalisée par le groupe de la Banque mondiale, l’ONU et l’Union européenne, a estimé entre 3,8 et 4,6 milliards de dollars la facture des dégâts matériels dans le port et les quartiers soufflés.

La Commission de contrôle des assurances (ICC, rattachée au ministère de l’Économie et du Commerce) a publié hier un premier rapport provisoire recensant le nombre de demandes de remboursement et de prise en charge renvoyées aux assureurs du pays par les victimes de la dramatique double explosion du 4 août, qui a ravagé le port et plusieurs quartiers de Beyrouth. Publié sur le site de...
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