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Politique - La Psychanalyse, ni ange ni démon

La classe politique et le syndrome de Stockholm vis-à-vis du Hezbollah

Le syndrome de Stockholm est l’apparition de sentiments positifs chez un otage à l’égard de ses ravisseurs.

L’histoire remonte au 23 août 1973 à Stockholm.

Un évadé de prison tente de commettre un braquage dans une banque. L’intervention des forces de l’ordre le pousse à se retrancher dans la banque. Il prend alors quatre personnes en otages. Pendant les négociations, les otages font confiance à leurs ravisseurs et se méfient des forces de l’ordre. Otages et ravisseurs finissent par développer un sentiment mutuel d’estime et de sympathie. Au moment de leur libération, les employés refusent d’être secourus, et par la suite, ils refusent de témoigner à charge contre leurs ravisseurs (Wikipédia).

L’analyse du syndrome montre que « l’agresseur doit être capable d’une idéologie sociopolitique capable de justifier son acte aux yeux des victimes ». Ce dernier point est très important parce qu’il suscite une adhésion des otages à la cause du ravisseur.

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La « père-version » du Hezbollah

C’est exactement ce qui arrive aux Libanais séduits par le discours de Hassan Nasrallah. Et cette séduction va loin. Pendant la guerre de juillet 2006, aux citoyens libanais qui se plaignaient de la destruction des ponts par l’aviation israélienne, conséquence du rapt par le Hezbollah de deux soldats israéliens, Michel Aoun, alors président du Courant patriotique libre, répondait : « Bil l’7ajar wou la bi s’7abo », « Heureusement que c’est la pierre qui est détruite et pas les gens eux-mêmes ». Cette réponse lui paraissait tout à fait logique. Elle sera reprise par les aounistes comme si elle allait de soi.

Non seulement les aounistes sont comme « hypnotisés » par la logique de Hassan Nasrallah et légitiment la guerre contre Israël, mais ils vont jusqu’à justifier les destructions causées par cette guerre. C’est exactement cela le syndrome de Stockholm. À cause du Hezbollah, le Liban est détruit, mais les Libanais approuvent les raisons données par Hassan Nasrallah : la résistance contre Israël. Plus près de nous, l’explosion du port de Beyrouth, considérée comme la 3e catastrophe mondiale après Nagasaki.

Que répond Nasrallah pour démontrer son innocence ?

Dans une déclaration publique, il se justifie ainsi : il ne savait pas que ces matières explosives étaient stockées au port de Beyrouth, qu’il connaissait plus le port de Haïfa que celui de Beyrouth. Alors que tout le monde sait que le Hezbollah a une mainmise totale sur le port de Beyrouth et que ces matières explosives étaient là depuis au moins 5 ans, que le Hezbollah était responsable de leur devenir, le discours officiel ne remet pas cela en cause. Et quand il est question d’une enquête internationale, Michel Aoun, président de la République, répond : « Les appels à une enquête internationale sur l’affaire du port ont pour but de noyer la vérité. » Résultat, trois mois après, l’enquête libanaise n’a strictement rien donné.

Le syndrome de Stockholm, qui est une sorte d’hypnose ou d’« identification à l’agresseur », fait de l’agresseur et de la victime une même personne.


Le syndrome de Stockholm est l’apparition de sentiments positifs chez un otage à l’égard de ses ravisseurs.L’histoire remonte au 23 août 1973 à Stockholm.Un évadé de prison tente de commettre un braquage dans une banque. L’intervention des forces de l’ordre le pousse à se retrancher dans la banque. Il prend alors quatre personnes en otages. Pendant les négociations, les otages...

commentaires (5)

LeHezbollah a une main mise même à Achrafieh

Eleni Caridopoulou

16 h 56, le 16 novembre 2020

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Commentaires (5)

  • LeHezbollah a une main mise même à Achrafieh

    Eleni Caridopoulou

    16 h 56, le 16 novembre 2020

  • ICI POURTANT IL Y A UN DEMON QUI S,IMPOSE PAR LES INTIMIDATIONS, LES MENACES ET LA PEUR DES ARMES, POINT PAR QUELQUE SYMPATHIE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 46, le 16 novembre 2020

  • Si ces vendus sont du côté des traitres ce n’est pas pour des idéologies qui sont citées mais par simples intérêts personnels pour conserver le fauteuil et la place au pouvoir que ces traitres ont troqué contre la nation. Ils leur ont donné le feu vert pour piller et agir en maîtres absolus ces deux là qui, à l’époque où le Liban était une démocratie n’auraient pas tenu plus de quelques mois pour se voir éjectés de leurs postes et jugés pour corruption abus de pouvoir et haute trahison. Ils se cachent derrière les armes de leurs alliés et continuent à jouer les coqs alors que ce ne sont que des canards boiteux destinés à l’étouffement puisqu’ils ne pondent pas les œufs espérés. Les voilà au pied du mur entre le marteau et l’enclume.

    Sissi zayyat

    12 h 13, le 16 novembre 2020

  • Quelle clairvoyance ! Le syndrome de Stockholm...où le reigne des aveugles au pays des aveugles...

    In Lebanon we (still) Trust

    10 h 23, le 16 novembre 2020

  • We have to wait until General Aoun is no longer President to try and release the stranglehold Hezbollah has on the Lebanese government. The next President should not be an ally of Hezbollah. The Aoun presidency is a major disappointment to the former supporters of the FPM who gave him and his son in law parliament majorities for three elections in a row. Now that Mr. Bassil is sanctioned, we hope he is out of commission and the FPM can be defeated into oblivion in the next elections.

    Mireille Kang

    06 h 09, le 16 novembre 2020

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