Le Soudan a déclaré l’amnistie générale pour les dizaines de milliers de combattants ayant participé à la guerre civile déclenchée en 2003, à l’exception de ceux poursuivis par la Cour pénale internationale (CPI), ou accusés de génocide ou de crimes contre l’humanité, selon l’agence SUNA. L’amnistie générale fait suite à la signature d’un accord de paix historique le 3 octobre entre des groupes rebelles et le gouvernement, qui a mis fin à 17 ans d’une guerre meurtrière, notamment au Darfour (Ouest). Deux importantes formations armées ont refusé jusqu’à présent de rejoindre l’accord. Le général Abdel Fattah el-Burhane, président du Conseil souverain, la plus haute autorité du pays, a signé jeudi un décret d’amnistie, qui prend effet immédiatement, pour tous ceux qui ont porté les armes, ou ont participé à des opérations militaires ou de guerre, a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi SUNA. Selon un ex-chef d’un groupe armé, les rebelles sont au nombre de 50 000, dont 15 000 appartenant à deux groupes ayant refusé de signer l’accord de paix.
Monde - Justice
Le Soudan amnistie des milliers de combattants, sauf ceux poursuivis par la CPI
OLJ / le 14 novembre 2020 à 00h00

