Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Les aounistes appellent à ne pas laisser les "facteurs externes" impacter la formation du gouvernement


Les aounistes appellent à ne pas laisser les

Le logo du groupe parlementaire du "Liban fort" (aouniste). Via l'ANI

Le groupe parlementaire aouniste, principalement composé de députés du Courant patriotique libre, a appelé mardi à ne pas laisser les "facteurs externes" impacter la formation du gouvernement, alors que le chef du CPL Gebran Bassil a été visé vendredi par des sanctions américaines.

"Les personnes chargées de la formation du gouvernement doivent effectuer une distinction entre ce processus et tout facteur extérieur", souligne un communiqué publié par le groupe à l'issue de sa réunion hebdomadaire, effectuée par visioconférence. Les députés aounistes ont dans ce cadre réclamé la formation d'un cabinet "réformateur qui puisse mettre en œuvre les réformes requises, avec à leur tête l'audit juricomptable (de la Banque du Liban, ndlr) et celles reprises dans l'initiative française". Ils ont aussi souligné que la mise sur pied du cabinet doit se faire selon des "règles et critères unifiés". Le groupe a encore indiqué "ne pas s'être jusque-là impliqué" dans les tractations gouvernementales, mais que cela ne le prive pas de son "droit à donner son avis et prendre positions" sur le résultat des discussions entre le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et le chef de l’État, Michel Aoun. Et les députés aounistes de mettre en garde contre tout "impact négatif' qu'aurait un retard dans la formation de l'équipe ministérielle.

En ce qui concerne les sanctions imposées par le Trésor américain contre Gebran Bassil, les parlementaires du "Liban fort" ont affirmé "soutenir les prises de position" exprimées dimanche dans un discours par le chef du parti, et leur appui à la décision de M. Bassil d'engager des procédures judiciaires pour contester ces sanctions qualifiées "d'injustes". "La politique de sanctions et d'isolement n'a jamais eu de résultats positifs", ont-ils estimé. Le CPL a toutefois insisté sur sa volonté de "bâtir de meilleures relations avec la nouvelle administration américaine", suite à l'élection de Joe Biden à la tête de la première puissance mondiale.

Depuis sa désignation, le 22 octobre, le chef du Courant du Futur cherche à former un gouvernement d'experts, capable de mener les réformes réclamées par la communauté internationale. Toutefois, le processus gouvernemental se heurte aux revendications des partis concernant la distribution des portefeuilles ministériels, mais surtout aux divergences dans les approches de Saad Hariri et du chef de l'État Michel Aoun de ce dossier. A ces divergences se sont ajoutées les sanctions à l'encontre de M. Bassil, qui est également le gendre du président Aoun. Ces dernières ont été prises sur la base du Magnitsky Act, qui vise tout responsable portant atteinte aux droits de l'homme et ayant trempé dans des affaires de corruption. Conformément à ce texte de loi, les actifs du chef du CPL seront pour l'essentiel gelés aux États-Unis. Dans un communiqué distinct, le département d’État a annoncé que Gebran Bassil fait également l’objet de sanctions dans le cadre de la loi sur les opérations étrangères du département d’État (2020), qui cible les responsables de gouvernements étrangers impliqués dans des actes de corruption. Dans ce cadre, le responsable aouniste est désormais interdit d’entrée aux États-Unis.

Le groupe parlementaire aouniste, principalement composé de députés du Courant patriotique libre, a appelé mardi à ne pas laisser les "facteurs externes" impacter la formation du gouvernement, alors que le chef du CPL Gebran Bassil a été visé vendredi par des sanctions américaines."Les personnes chargées de la formation du gouvernement doivent effectuer une distinction entre ce processus et tout facteur extérieur", souligne un communiqué publié par le groupe à l'issue de sa réunion hebdomadaire, effectuée par visioconférence. Les députés aounistes ont dans ce cadre réclamé la formation d'un cabinet "réformateur qui puisse mettre en œuvre les réformes requises, avec à leur tête l'audit juricomptable (de la Banque du Liban, ndlr) et celles reprises dans l'initiative française". Ils ont aussi souligné que la mise...