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Monde - Éthiopie

Le chef de l’armée limogé en plein conflit avec le Tigré

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmad a limogé hier son chef de l’armée, quatre jours après le lancement d’une offensive militaire contre la région du Tigré, dans le nord du pays, qui menace de tourner à la guerre civile. Le chef adjoint de l’armée, le général Berhanu Jula, « a été promu au rang de chef de l’armée », a affirmé un communiqué du bureau du Premier ministre, sans préciser les raisons du limogeage de son prédécesseur, le général Adem Mohammad. Ce changement brutal à la tête des forces armées éthiopiennes intervient alors que le gouvernement a lancé mercredi dernier une opération militaire contre la région du Tigré, accusée par Addis-Abeba de velléités sécessionnistes. Malgré un black-out total sur les opérations militaires, sur le terrain apparaissent les premiers signes de combats qui semblent assez nourris entre forces armées éthiopiennes et tigréennes. Une centaine de soldats éthiopiens ont ainsi été admis pour des blessures « par balles » dans un hôpital de la région Amhara, qui jouxte le Tigré, a indiqué hier un médecin local. Par ailleurs, selon un avis d’information des Nations unies diffusé hier, « une frappe aérienne a visé Mekele », la capitale du Tigré, à proximité de l’aéroport. Un responsable des Nations unies a indiqué samedi sous couvert d’anonymat que, selon un rapport interne, les forces armées tigréennes tenaient le quartier général de l’armée éthiopienne à Makele. La base militaire de Makele est une des plus importantes d’Éthiopie, héritage des années de guerre avec l’Érythrée, qui borde le Tigré.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmad a limogé hier son chef de l’armée, quatre jours après le lancement d’une offensive militaire contre la région du Tigré, dans le nord du pays, qui menace de tourner à la guerre civile. Le chef adjoint de l’armée, le général Berhanu Jula, « a été promu au rang de chef de l’armée », a affirmé un communiqué du bureau du Premier ministre, sans préciser les raisons du limogeage de son prédécesseur, le général Adem Mohammad. Ce changement brutal à la tête des forces armées éthiopiennes intervient alors que le gouvernement a lancé mercredi dernier une opération militaire contre la région du Tigré, accusée par Addis-Abeba de velléités sécessionnistes. Malgré un black-out total sur les opérations militaires, sur le terrain apparaissent les premiers...
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