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Professeur décapité en France

L'assaillant n'avait plus aucun lien avec la Russie, affirme Moscou

L'assaillant n'avait plus aucun lien avec la Russie, affirme Moscou

Le collège Bois d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine en banlieue de Paris, où un enseignant a été décapité le 16 octobre par un jeune islamiste radicalisé. Photo AFP / Bertrand GUAY

L'assaillant tchétchène accusé d'avoir décapité un professeur en France n'avait plus de liens avec Moscou depuis 2008, a relevé samedi l'ambassade de Russie, citée par les agences russes.

"Ce crime n'a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis 12 ans et avait été accueilli par la partie française", a dit Sergueï Parinov, un porte-parole de la représentation russe à Paris à l'agence Tass.  "En l'occurrence l'important n'est pas où il est né, mais où, quand et comment il a été converti à une idéologie terroriste que la Russie condamne, bien sûr, sous toutes ses formes", a-t-il dit. Selon lui, l'assaillant présumé qui a été tué, Abdoullakh Anzorov, est arrivé en France à l'âge de 6 ans avec toute sa famille, qui obtenu le statut de réfugiés. Ce statut, toujours selon la même source, conduit automatiquement à une déchéance de la nationalité russe. "Il n'y a jamais eu de contacts avec l'ambassade", a par ailleurs dit le diplomate, disant à l'agence Ria Novosti que l'ensemble de ses informations sur l'assaillant proviennent des autorités françaises.

De son côté, le président tchétchène Ramzan Kadyrov a condamné samedi l'attentat et a présenté ses condoléances à la famille de l'enseignant, tout en appelant la France à ne pas "provoquer" les musulmans. "Admettez que les musulmans ont le droit d'avoir une religion et que personne ne peut leur enlever ce droit", a-t-il dit sur sa chaîne Telegram. Ramzan Kadyrov a fait valoir que Abdoullakh Anzorov avait été élevé en France et n'avait visité la Tchétchénie qu'une fois, alors qu'il avait deux ans.


L'assaillant tchétchène accusé d'avoir décapité un professeur en France n'avait plus de liens avec Moscou depuis 2008, a relevé samedi l'ambassade de Russie, citée par les agences russes.

"Ce crime n'a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis 12 ans et avait été accueilli par la partie française", a dit Sergueï Parinov, un...