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Liban

Manifestations pacifiques à Beyrouth et Saïda

Sit-in pro et anti-armes du Hezbollah dans la grande ville du Liban-Sud.

Manifestations pacifiques à Beyrouth et Saïda

Des contestataires s'adressant à un officier de l'armée libanaise, le 3 octobre 2020 à Saïda. Photo fournie par Mountasser Abdallah

Des activistes du mouvement de contestation contre la classe dirigeante se sont rassemblés samedi pour une marche à Beyrouth contre la cherté de la vie, ainsi que pour un sit-in à Saïda, au Liban-Sud, contre les armes du Hezbollah.

Dans la capitale, une marche rassemblant un groupe de contestataires est partie de la caserne Hélou en direction du siège de la Banque du Liban (BDL), dans le quartier de Hamra, pour protester contre l'envolée du dollar face à la livre libanaise, et contre une éventuelle levée des subventions des denrées essentielles et la cherté de la vie. Des slogans contre le pouvoir et les politiques financières ont été scandés.

La livre libanaise, officiellement fixée à 1507,5 LL pour un dollar dans un Liban en crise, continuait aujourd'hui de perdre du terrain en se rapprochant d'un nouveau record inquiétant, à 9.000 LL pour un dollar, avant de retomber quelque peu dans l'après-midi à 8.500 LL. Depuis quelques mois, les autorités ont mis en place des mécanismes de subventions des denrées essentielles importées, donc achetées en dollar, alors que les réserves du pays en devises étrangères s'amenuisent.

Des contestataires à Beyrouth. Photo Ani

A Saïda, c'est un face-à-face pacifique qui a opposé des parisans du Hezbollah à des contestataires appelant l'institution militaire à mettre en œuvre la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui prévoit notamment le désarmement et la dissolution de toutes les milices au Liban.

Réunis autour du slogan "Non aux mini-Etats dans l'Etat et aux armes illégitimes", les groupes de la révolution du 17 octobre ont demandé au commandant-en-chef de l'armée, le général Joseph Aoun, de faire appliquer dans sa totalité la résolution 1559 en s'employant à "ne maintenir les armes qu'aux mains de l'État et à avoir le contrôle total des frontières terrestres et maritimes", selon notre correspondant sur place, Mountasser Abdallah. Ils ont fait valoir que les armes se trouvant sur le territoire "menacent l'entité libanaise, empêchent la stabilité et menacent les libertés". Les manifestations réclamant le désarmement du parti chiite se sont multipliées ces derniers mois.

Pour mémoire

Vers une relance de la contestation après le départ de Moustapha Adib ?

Les quelques partisans pro-Hezbollah rassemblés à quelques mètres ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "La force du Liban réside dans son armée et sa Résistance" (le Hezbollah).

Photo fournie par Mountasser Abdallah




Des activistes du mouvement de contestation contre la classe dirigeante se sont rassemblés samedi pour une marche à Beyrouth contre la cherté de la vie, ainsi que pour un sit-in à Saïda, au Liban-Sud, contre les armes du Hezbollah.Dans la capitale, une marche rassemblant un groupe de contestataires est partie de la caserne Hélou en direction du siège de la Banque du Liban (BDL), dans le...

commentaires (4)

Je l’ai toujours dit et je persiste et signe que cette résistance opère pour résister contre tous les projets de la paix et de la prospérité de notre pays. Ils ont engagés des négociations depuis 10 ans avec leur soit disant ennemis les israéliens et s’opposent à tous les dignitaires et individus libanais qui osent prononcer le nom d’Israël sans le coller au qualificatif pays ennemi. Ils ont décrété qu’ils étaient les seuls à pouvoir discuter de guerre ou de paix en catimini et continuent de fabriquer des armes et stocker des matières dangereuses sous nos hôpitaux et immeubles résidentiels. Dans quel but? Qui sera leur prochain ennemi contre lequel ils vont résister sinon le peuple libanais? Ils sont en train d’imiter Assad en faisant entrer les islamistes de tous bords via la frontière du nord est pour ensuite les combattre sur notre sol et convaincre les libanais de la nécessité de leurs armes pour combattre un ennemi qu’ils ont inventé et invité sur notre sol pour faire adhérer le peuple à leur cause meurtrière sous forme de résistance. Ils les laisseront attaquer et vider les régions qui se sont toujours opposés à eux puis leur feront la guerre pour les contenir en leur donnant l’ordre de quitter le pays et la boucle sera bouclée et ils triompheront sur un tas de cadavres et de ruines pour rester les maîtres du jeu une fois débarrassés des libanais résistants qui auraient fait les frais de leur résistance simulée. VOILÀ CE QUI NOUS ATTEND. THAWRA.

Sissi zayyat

12 h 53, le 04 octobre 2020

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Commentaires (4)

  • Je l’ai toujours dit et je persiste et signe que cette résistance opère pour résister contre tous les projets de la paix et de la prospérité de notre pays. Ils ont engagés des négociations depuis 10 ans avec leur soit disant ennemis les israéliens et s’opposent à tous les dignitaires et individus libanais qui osent prononcer le nom d’Israël sans le coller au qualificatif pays ennemi. Ils ont décrété qu’ils étaient les seuls à pouvoir discuter de guerre ou de paix en catimini et continuent de fabriquer des armes et stocker des matières dangereuses sous nos hôpitaux et immeubles résidentiels. Dans quel but? Qui sera leur prochain ennemi contre lequel ils vont résister sinon le peuple libanais? Ils sont en train d’imiter Assad en faisant entrer les islamistes de tous bords via la frontière du nord est pour ensuite les combattre sur notre sol et convaincre les libanais de la nécessité de leurs armes pour combattre un ennemi qu’ils ont inventé et invité sur notre sol pour faire adhérer le peuple à leur cause meurtrière sous forme de résistance. Ils les laisseront attaquer et vider les régions qui se sont toujours opposés à eux puis leur feront la guerre pour les contenir en leur donnant l’ordre de quitter le pays et la boucle sera bouclée et ils triompheront sur un tas de cadavres et de ruines pour rester les maîtres du jeu une fois débarrassés des libanais résistants qui auraient fait les frais de leur résistance simulée. VOILÀ CE QUI NOUS ATTEND. THAWRA.

    Sissi zayyat

    12 h 53, le 04 octobre 2020

  • Protester directement contre les armes du parti des feux d'artifices portuaires illégaux c'est attaquer le loup par là où il s'attend à l'être. Il faudrait protester contre ce que le parti de l'imposture veut délibérément dissimuler à savoir les trafics mafieux en tous genre à la frontière libano-assadienne. Un imposteur se démasque par ses actes. On prétend résister contre Israël mais on a plus de miliciens morts en 7 ans de combats pour sauver Assad sous injonction de l'Iran qu'en près de 40 ans de pseudo-résistence contre Israël. On prétend être avec l'armée et le peuple le pilier du Liban mais on dépouille le pays de son mazout et de ses dollars au profit du régime syrien sous injonction du maître iranien. La ruine économique du pays s'explique en partie par ce racket de nos ressources au profit de notre ennemi assadien. A la définition de mouvement libanais de résistance contre Israël que se donne le parti de l'imposture il faudrait substituer celle de mouvement d'obédience iranienne implanté au Liban par l'ennemi assadien et visant à détourner les ressources du Liban au profit du régime assadien incapable de survivre par lui-même et pour le compte de l'Iran en concurrence avec la Russie pour le maintien en vie de l'homme malade du Proche-Orient qu'est le régime ennemi assadien.

    Citoyen libanais

    08 h 03, le 04 octobre 2020

  • Ces manifestants ont notamment dénoncé des groupes agissant dans le giron de la contestation, qui sont "financés par l'ambassade des États-Unis et l'entité sioniste". Comme s'il était nécessaire d'être financé par les USA ou Israël pour être opposé au Hezbollah: il suffit d'être libanais!

    Yves Prevost

    07 h 47, le 04 octobre 2020

  • "La force du Liban réside dans son armée et sa Résistance". De quelle "résistance" parle-t-on? Le mot s'applique à une réaction contre des forces d'occupation. Or la dernière armée d'occupation a quitté le pays en 2005. Ne reste plus que la milice iranienne qui a le culot de se faire appeler "Résistance" (avec un grand "R", s'il vous plaît!).

    Yves Prevost

    07 h 40, le 04 octobre 2020