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Liban

Amal rejette les accusations de Macron contre le tandem chiite

Amal rejette les accusations de Macron contre le tandem chiite

Le bureau politique du mouvement Amal, dirigé par le président du Parlement, Nabih Berry, a rejeté mardi les accusations du président français Emmanuel Macron, qui, lors d'une conférence dimanche sur la situation au Liban, a fait assumer la responsabilité de la démission du Premier ministre désigné Moustapha Adib à la classe politique libanaise, en critiquant sévèrement Amal et son allié, le Hezbollah.

"Le mouvement Amal continue de soutenir l'initiative française (...)", a d'abord affirmé le parti chiite. Toutefois, la formation de Nabih Berry a souligné que, "malgré le respect pour le rôle joué par le président Macron", elle est "étonnée des accusations qu'il a lancées et des responsabilités qu'il a fait assumer, en particulier au tandem national (Amal-Hezbollah), loin des vérités et des faits autour des discussions avec le Premier ministre désigné (...)".

"Le mouvement rejette tous les propos accusateurs qui visent toutes les formations au sujet de profits et de pots-de-vin. Ces propos sont contraires à la vérité", s'est encore défendu Amal.

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, s'est lui aussi défendu mardi des accusations de pots-de-vin, dans des messages publiés sur Twitter.

Dimanche, le président français avait critiqué les "forces politiques libanaises, leurs dirigeants et les dirigeants des institutions libanaises qui n'ont pas souhaité respecter l'engagement pris devant la France et la communauté internationale", regrettant que "les plus hautes autorités du Liban se contentent de constater l'échec". Le chef de l'Etat français était même allé jusqu'à dire "avoir honte pour les dirigeants libanais". "Tous ont fait le pari du pire, dans le seul but de se sauver eux-mêmes, de sauver les intérêts de leurs familles, de leur clan", avait-il lancé.

Après le renoncement du Premier ministre désigné Moustapha Adib, dont la mission de former le gouvernement a été entravée par les revendications du Hezbollah et d'Amal qui réclamaient de nommer les ministres chiites, le Liban se retrouve sans la moindre perspective de sortie de crise. Le chef de l'Etat libanais doit désormais mener de nouvelles consultations parlementaires contraignantes pour désigner un Premier ministre. Mais ce processus risque, une nouvelle fois, de s'éterniser, voire d'échouer. Le 1er septembre dernier, les partis politiques s'étaient toutefois engagés auprès de M. Macron, venu à Beyrouth, à former un cabinet de ministres "compétents" et "indépendants" dans un délai de deux semaines, une condition sine qua none pour l'octroi d'une aide internationale nécessaire au redressement du pays.


Le bureau politique du mouvement Amal, dirigé par le président du Parlement, Nabih Berry, a rejeté mardi les accusations du président français Emmanuel Macron, qui, lors d'une conférence dimanche sur la situation au Liban, a fait assumer la responsabilité de la...