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Endocrinologie

Le manque de sommeil favoriserait le diabète de type 2

Le manque de sommeil favoriserait le diabète de type 2

La durée et la qualité du sommeil ont un effet sur le diabète de type 2. Photo d’illustration Bigstock

De plus en plus de personnes se plaignent de troubles du sommeil. Ce qui peut favoriser le diabète de type 2, comme il a été démontré dans le cadre de nombreuses recherches. Ainsi, une méta-analyse de trente-six études épidémiologiques, portant sur plus d’un million de personnes, a révélé qu’une durée de sommeil inférieure à cinq heures était associée à un risque accru de 50 % de développer un diabète et à 36 % si celle-ci est supérieure à neuf heures. Ce risque est toutefois minimal si l’on dort environ huit heures.

Les troubles du sommeil et le risque de développer un diabète de type 2 ont été présentés récemment à l’édition 2020 du congrès de la Société francophone du diabète (SFD) dont les travaux se sont tenus virtuellement.

Les études ont en outre montré que la qualité du sommeil pouvait aussi favoriser le diabète. L’étude Nurses’ Health Study (étude sur la santé des infirmières) a ainsi montré que 6 407 sur les 133 563 infirmières comprises dans l’étude ont développé la maladie. Selon ce travail, leur risque relatif de développer un diabète en cas de troubles du sommeil contre sans troubles du sommeil était de 1,45 et 1,22 après ajustement sur l’hypertension artérielle, la dépression et l’IMC (indice de masse corporelle).

Toujours selon l’étude, les infirmières ayant un travail posté, avec des horaires variables, voyaient ce risque augmenter de 30 %, après ajustement sur divers facteurs. En comparaison, en cas de travail posté et de trouble du sommeil, le risque était multiplié par deux.

Par ailleurs, les études ont montré que les personnes souffrant d’un diabète de type 2 avaient plus de risques de développer le syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Une étude menée dans ce sens a montré que la prévalence de ce syndrome chez les diabétiques varie entre 52 et 75 % contre 20 % chez la population générale. Selon le registre européen sur l’apnée du sommeil (European Sleep Apnea Cohort), portant sur 6 616 participants, plus le syndrome d’apnées obstructives est sévère, plus le taux de la HbA1c était élevé. La HbA1c, ou la glycémie glyquée, définit la moyenne du sucre au cours des trois derniers mois. Une personne est considérée diabétique si sa HbA1c est supérieure ou égale à 6,5 %.

Source : Medscape


De plus en plus de personnes se plaignent de troubles du sommeil. Ce qui peut favoriser le diabète de type 2, comme il a été démontré dans le cadre de nombreuses recherches. Ainsi, une méta-analyse de trente-six études épidémiologiques, portant sur plus d’un million de personnes, a révélé qu’une durée de sommeil inférieure à cinq heures était associée à un risque accru...

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