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Liban

Au lendemain des déclarations de Macron, Aoun réaffirme son attachement à l'initiative française

Pas de convocation des consultations parlementaires contraignantes "dans les jours qui viennent".

Au lendemain des déclarations de Macron, Aoun réaffirme son attachement à l'initiative française

Le président libanais Michel Aoun (droite) remettant l'Ordre national du Cèdre à l'ambassadeur de France à Beyrouth, Bruno Foucher, le 28 septembre 2020 à Baabda. Photo Dalati et Nohra

Appelé à convoquer des consultations parlementaires contraignantes pour désigner un nouveau Premier ministre après la récusation de Moustapha Adib, le président libanais Michel Aoun a réaffirmé lundi son attachement à l'initiative d'Emmanuel Macron, destiné à sortir le Liban de l'impasse politique et de la crise socio-économique. Le chef de l'Etat a réaffirmé sa position à ce sujet au lendemain d'une conférence de presse du président français au cours de laquelle il a fait assumer la responsabilité de cet échec à la classe politique libanaise. Le président français a pointé du doigt "la responsabilité institutionnelle" du président Aoun, "celle, dans les prochaines heures, de reprendre l'initiative".

Après le renoncement du Premier ministre désigné Moustapha Adib, dont la mission de former le gouvernement a été entravée par les revendications du Hezbollah et d'Amal qui réclamaient de nommer les ministres chiites, le Liban se retrouve sans la moindre perspective de sortie de crise. Le chef de l'Etat libanais doit désormais mener de nouvelles consultations parlementaires contraignantes pour désigner un Premier ministre. Mais ce processus risque, une nouvelle fois, de s'éterniser, voire d'échouer. Le 1er septembre dernier, les partis politiques s'étaient toutefois engagés auprès de M. Macron, venu à Beyrouth, à former un cabinet de ministres "compétents" et "indépendants" dans un délai de deux semaines, condition pour l'octroi d'une aide internationale nécessaire au redressement du pays. Dimanche soir, le chef de l'État français a "pris acte de la trahison collective" des partis libanais qui, selon lui, "portent l'entière responsabilité" de cet échec, critiquant particulièrement le Hezbollah sur ce plan.

"Le président Michel Aoun a exprimé son attachement à l'initiative du président français Emmanuel Macron en ce qui concerne la crise libanaise, saluant l'attention portée par le président français au Liban et aux Libanais", indique un communiqué de la présidence publié à l'issue d'un entretien avec l'ambassadeur de France à Beyrouth, Bruno Foucher. A cette occasion, le président Aoun a également déploré "l'incapacité du Premier ministre désigné Moustapha Adib à former un nouveau gouvernement conformément à l'initiative française, notamment sur le plan des réformes qui doivent être menées, aussi bien celles qui doivent être votées par le Parlement que celles qui doivent être lancées par le gouvernement qui aura été formé et obtenu la confiance", indique ce communiqué.

Dimanche, le président français avait critiqué les "forces politiques libanaises, leur dirigeants et les dirigeants des institutions libanaises qui n'ont pas souhaité respecter l'engagement pris devant la France et la communauté internationale", regrettant que "les plus hautes autorités du Liban se contentent de constater l'échec". "Les institutions ne peuvent rester les spectateurs passifs de ce qui se passe", avait également ajouté Emmanuel Macron.

L'édito d'Elie FAYAD

Distribution de claques... et de vérités

Selon des sources informées citées par la chaîne locale LBCI, le dossier gouvernemental est dans une "phase d'évaluation de tout ce qui s'est passé, en particulier après la récusation de Moustapha Adib, pour déterminer ce que sera la prochaine étape". Selon ces sources, "ce qui s'est passé avec Adib a créé un nouveau cadre et le président de la République déterminera quelle sera la prochaine étape conformément au mécanisme constitutionnel". Ces sources indiquent qu'il n'y aura pas de convocation des consultations parlementaires contraignantes "dans les jours qui viennent". Lors de sa conférence de presse de dimanche consacrée au dossier libanais, Emmanuel Macron a donné entre quatre à six semaines aux responsables libanais pour former un gouvernement.

"Injustice flagrante"
Le président français a également critiqué l'attitude du Hezbollah et du mouvement Amal lors des dernières tractations gouvernementales. "Le Hezbollah ne peut en même temps être une armée en guerre contre Israël, une milice déchaînée contre les civils en Syrie et un parti respectable au Liban. Il ne doit pas se croire plus fort qu’il ne l’est. Il doit montrer qu’il respecte les Libanais dans leur ensemble et il a montré le contraire ces derniers jours", a-t-il également déclaré.

"Ce qui est demandé, c'est la formation d'un gouvernement d'entente nationale, pas un cabinet de mandat international", a déclaré le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, réputé proche du Hezbollah, qui a critiqué les propos de M. Macron. "Ce qu'il a exprimé hier était d'une injustice politique flagrante. Ceux qui livrent la bataille de la protection du Liban sont la résistance, pas une milice", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "L'initiative française doit tenir compte de la représentation des composantes libanaises, et l'attention française doit se porter sur tout le Liban et pas sur le camp qui coupe les routes ou exerce une pression économique (...) Nous sommes extrêmement ouverts à l'initiative française mais nous n'accepterons pas moins que ce qui est l'intérêt d'une composante nationale".
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit s'exprimer mardi soir lors d'une allocution télévisée à partir de 20h30.

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Le Hezbollah a pour parrain l'Iran, engagé dans un bras de fer contre les pays du Golfe et, à plus grande échelle, les Etats-Unis. Dans ce contexte, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré lundi que "le dossier du Liban est un dossier interne". "Nous n'appelons aucun pays étranger à intervenir directement dans les affaires intérieures libanaises, car toute intervention n'aidera pas à régler le problème, mais le compliquera", a déclaré Saeed Khatibzadeh, affirmant que des "discussions" ont eu lieu entre l'Iran et la France, "mais nous faisons la différence entre l'intervention et l'aide". "Le dossier du Liban, c'est celui du terrorisme, des lâches sanctions américaines imposées au moment de tractions politiques pour régler le problème", a-t-il également déclaré.

De son côté, le député et ancien ministre des Finances, Ali Hassan Khalil (mouvement Amal), n'a pas souhaité commenter les propos tenus dimanche par le président français. "L'initiative et ses détails, sur lesquels nous nous sommes entendus, ont été couchés sur le papier et distribués à tous", a-t-il déclaré lundi sur LBCI. M. Khalil a par ailleurs indiqué qu'il n'y avait "aucun contact ou discussion à l'heure actuelle sur le plan interne concernant le gouvernement", ajoutant que rien n'empêchait des concertations entre le chef de l'Etat et le président du Parlement, Nabih Berry.



Appelé à convoquer des consultations parlementaires contraignantes pour désigner un nouveau Premier ministre après la récusation de Moustapha Adib, le président libanais Michel Aoun a réaffirmé lundi son attachement à l'initiative d'Emmanuel Macron, destiné à sortir le Liban de l'impasse politique et de la crise socio-économique. Le chef de l'Etat a réaffirmé sa position à ce...

commentaires (17)

"nous n'accepterons pas moins que ce qui est l'intérêt d'une composante nationale".. En clair: nous n'accepterons pa moins que ce quo est de notre propre intérêt et tant pis pour le Liban!

Yves Prevost

22 h 31, le 28 septembre 2020

Tous les commentaires

Commentaires (17)

  • "nous n'accepterons pas moins que ce qui est l'intérêt d'une composante nationale".. En clair: nous n'accepterons pa moins que ce quo est de notre propre intérêt et tant pis pour le Liban!

    Yves Prevost

    22 h 31, le 28 septembre 2020

  • Tout le monde semble attaché à cette initiative, étonnant qu'elle soit torpillée ... demain notre grand barbu va intervenir pour nous assener un discours maintes fois entendu, affirmant des mensonges traitant les autres de traitres, lui qui est la sainteté incarnée. Bref de grâce ne publiez pas son discours et sa diatribe habituelle car nous avons dépassé le stade de l'indigestion depuis longtemps.

    Zeidan

    19 h 32, le 28 septembre 2020

  • Inutile le parti du diable va gagner où il y aura une révolution ou une guerre civile ou alors faire le Grand Liban

    Eleni Caridopoulou

    18 h 10, le 28 septembre 2020

  • Aoun ne trouve rien de mieux auprès de la diplomatie française que d’accuser M. Adib, premier ministre désigné pour former un gouvernement et qui a été promené pendant plus d’un mois entre Baabda et Ain El Tiné pour entendre dire, pousse toi que je prenne ta place et a le culot de respecter la constitution chose que Aoun ignore jusqu’à la première ligne de ce qui est légitime et l’accuse d’avoir saboter sa propre mission. Il faut être gonflé et inconscient pour avancer des excuses pareilles Passons. Quant à Kabakan qui critique M. Macron en disant que L'initiative française doit tenir compte de la représentation des composantes libanaises, et l'attention française doit se porter sur tout le Liban et pas sur le camp qui coupe les routes ou exerce une pression économique. IL OUBLIE D’AJOUTER DE VOLER LES CITOYENS ET DE LES PRENDRE EN OTAGE ET DE PRÊTER ALLÉGEANCE À UN AUTRE OAYS QUE LE SIEN ET DE PROVOQUER DES ACCIDENTS MORTELS POUR SEMER LA TERREUR ET POUR ANNONCER SES PROJETS FUTURS RÉSERVÉS À CE PAYS ET À SON PEUPLE SI JAMAIS ILS DAIGNENT NE PAS LUI OFFRIR LE PAYS ET SES RICHESSES POUR EN DISPOSER COMME IL VEUT POUR AIDER TOUS SES ALLIÉS ET ENFONCER LE PAYS ET SON PEUPLE DANS L’ENFER EN LE VIDANT DE SES ÉLITES..ET AVEC ÇA IL PARLE DE TOUTES LES COMPOSANTES LIBANAISES? C’EST EXACTEMENT CE QUE M. MACRON A FAIT MAIS IL S’EST VITE RENDU COMPTE QUE CERTAINES COMPOSANTES N’ONT RIEN DE LIBANAIS. ALORS IL FAUT QU’ILS ASSUMENT LEUR APPARTENANCE ET DISPARAÎTRE DU PAYSAGE LIBANAIS

    Sissi zayyat

    16 h 14, le 28 septembre 2020

  • LA PARISIENNE: Le président français, et avec lui tout l'Occident se déclarent à juste titre scandalisés par les magouilles et tergiversations tactiques de la classe politique libanaise, et au premier chef celles du président Aoun qui se sent si bien au chaud dans les bras de Nasrallah. Le seul objectif des dirigeants actuels est d'avoir "le beurre et l'argent du beurre" , comme le dit la sagesse populaire. La majorité politique actuelle ne "lachera le morceau" que sous la contrainte militaire. Elle a montré ses capacités lors de la "guerre civile" qui nous avait chassé du pays. Ils ne cèderont que fasse aux armes de l'Occident, seul langage que peut comprendre l'Iran/Hezbollah. Débarrassé par la force des tutelles des "voleurs" et des" envahisseurs ", le Peuple libanais prendra lui-même en main son destin de Peuple libre.

    Saab Edith

    15 h 47, le 28 septembre 2020

  • "... Au lendemain des déclarations de Macron, Aoun réaffirme son attachement à l'initiative française ..." -.- Il sent les pets de Damoclès sur sa tête...

    Gros Gnon

    15 h 44, le 28 septembre 2020

  • “INTERNATIONAL” utilisé plus de 12 fois lors de la conférence de presse Macron. Les commentateurs parlent du “Français “ comme si la France faisait cavalier seule. Le président Macron relate les détails de la crise Libanaise et ne va pas par 4 chemins pour appeler les fléaux par leurs noms. Relevez bien « l’autre mission » que la France va entreprendre à L’international pour valider la feuille de route proposée, faute de quoi l’ultime solution serait celle du pire, c’est à dire de la guerre; Or, les milices armées sont connues. Revenons à la catastrophe du 4 Août: Même si une tierce partie avait mis le feu aux poudres, qui en sont les propriétaires de ces montagnes de chimie ? Le monde parle de l’explosion du port de Beyrouth; c’est faux! Parlons plutôt de la destruction d’une grande partie de la ville de Beyrouth consécutivement à la mise à feu d’une quantité phénoménale, stockée au port de Beyrouth, d’une gamme de constituants explosifs appartenant à une organisation guerrière. Là aussi, en sus du gel éventuel des avoirs, le président Macron a déclaré vouloir mettre la lumière sur les responsables de ce crime humanitaire avant fin octobre. Ce chef d’état a quand même tout dit... tout dépendra si la feuille de route sera respectée ou si la solution ultime doit être envisageable... à l’International ?

    ISSA Antoine

    15 h 37, le 28 septembre 2020

  • Il est ou Aoun le Grand !, celui qui a lancé avec courage la guerre de libération avec tout le peuple derrière lui ? Et bien ?, Tu attend quoi pour lancer cette fois ci la VÉRITABLE guerre de libération ? Libération des milices, et traîtres a notre patrie ! Il faut du courage pour rentrer dans l'histoire, et tous les pays du monde te soutiendront, sauf évidemment l'Iran, la Corée du Nord et le Venezuella.

    Aboumatta

    15 h 21, le 28 septembre 2020

  • L'IRAN QUI A SES BOTTES ET SON ARMEMENT AU LIBAN ET QUI DÉCIDE TOUT OU PRESQUE, ET EN MÊME TEMPS IL DIT QUE C'EST UN PROBLÈME INTERNE LA POLITIQUE AU LIBAN...À QUEL POINT IL SE MOQUE DE NOUS ET DE MACRON....J'ESPÈRE QUE CETTE PHRASE SORTIE DE LA BOUCHE DE MACRON SOIT VALABLE ET VRAIE " LE HEZBOLLAH CROIT QU'IL EST PLUS FORT DE CE QU'IL EST "...LA PRESSION DOIT SE FAIRE SUR AOUN EN PREMIER. C'EST LA CLEF D'AFFAIBLIR LE TANDEM....AMEN

    Gebran Eid

    15 h 16, le 28 septembre 2020

  • "quelle sera la prochaine étape conformément au mécanisme constitutionnel"? Très simple ! Et la Constitution est très claire : les consultations parlementaires que le président doit lancer le plus tôt possible, sans laisser le temps aux magouilleurs professionnels de concocter leur sauce. Rien, absolument rien ne justifie le moindre retard. Il doit surtout - comme le prévoit la Constitution - ne pas laisser la moindre place aux "tractations" et laisser au premier ministre qui sera désigné, la totale liberté, loin des exigences des uns ou des autres.

    Yves Prevost

    14 h 52, le 28 septembre 2020

  • En somme, c'est tout ce dont il est encore capable: "...exprimer son attachement..." à ceci et cela...des mots, toujours des mots, et pas d'actes ! Mais...à son âge et vu son état de santé...ainsi que ses copains-associés très vigilants et exigeants qui l'entourent...peut-on espérer plus de lui ? - Irène Saïd

    Irene Said

    14 h 46, le 28 septembre 2020

  • Contentins-nous pour l'instant du gouvernement demissiinnaire du Dr Hassan Diab, qui n'a pas fini de nous étonner . Il ne fallait pas le faire démissionner !

    Chucri Abboud

    14 h 45, le 28 septembre 2020

  • Cher président; dans la vie on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre il faut choisir soit satisfaire la milice iranienne car vous lui êtes redevable soit le Liban. Dans le premier cas c’est clair il faut assumer le fait que le Liban ne recevra pas un sou, qu’il sera tenu à l’écart des grands chamboulement régionaux dont bénéficiera des pays comme l’Égypte la Jordanie, les UAE ou l’Arabie et se transformera en Somalie ou Afghanistan bref en état failli qui sera boycotté par les pays arabes et frappé à souhait par Israël ou les USA comme la Syrie actuelle de Bachar un autre soumis au Mollahs Dans le second cas oui vous risquez d’être menacés par le Hezbollah… mais franchement à votre âge, il suffit d’un peu de courage et de précautions ne pas trop sortir de Baabda . Ils ne peuvent rien faire si vous ordonnez au CPL de retrouver sa place naturelle; ils peuvent dés lors soit demander un état fédéral ce qui sera au bénéfice de tous, soit tenter de prendre le pouvoir par la force des armes et alors que Dieu leur vienne en aide car Le Hezbollah finira comme ISIS qui s’est vu plus gros qu’il ne l’est. Réfléchissez bien à votre place dans l’histoire le temps presse, n’aviez-vous pas un jour dit des présidents il y en a des dizaines (et la plupart des plus récents ne furent pas à la hauteur). Mais des libérateurs il y en a très peu.

    Liban Libre

    14 h 35, le 28 septembre 2020

  • "le dossier du Liban est un dossier interne"... Ce commentaire resume tout... Teheran mene la valse malheureusement.

    Hadi Abillama

    14 h 29, le 28 septembre 2020

  • Des paroles sans signification, et qui justement n'ont rien à faire avec la constitution. Aoun ne peut rien avancer, car pris dans l'engrenage serré de ceux qui ont planifié son actuelle carrière. On sait bien qu'il ne veut rien entendre, mais, déjà les choses sont claires, et bien dévoilées à large échelle. Avec lui, c'est un statut quo impossible à continuer. Il devrait lui-même tirer des conclusions, et agir en conséquence.

    Esber

    14 h 26, le 28 septembre 2020

  • Comment peut il avoir l'outrecuidance de dénoncer... "l'incapacité du Premier ministre désigné Moustapha Adib à former un nouveau gouvernement conformément à l'initiative française ? Le chantage à l'attribution du ministère des finances, principale clé d'achoppement, provient de ses alliés les hezbollahis qui ont surenchéri par la suite en exigeant de nommer eux mèmes leurs comparses chiites aux autres ministères. Quant aux consultations parlementaires contraignantes , on se doute au vu de sa légendaire indécision , que cette situation est partie pour durer, une nouvelle fois , pourtant conformément au mécanisme constitutionnel il peut définir la suite le plus rapidement possible...

    c...

    14 h 01, le 28 septembre 2020

  • IL A FAIT ASSUMER CET ECHEC A LA CLASSE POLITIQUE. LE PREMIER RESPONSABLE C,EST VOUS QUI CONSEILLIEZ AU PM ADIB DE SE REFERER AUX BLOCS POLITIQUES CAD AUX MERCENAIRES IRANIENS AU LIEU DE LE LAISSER NOMMER SES 14 MINISTRES EXPERTS ET INDEPENDANTS COMME CONVENU AVEC LE PRESIDENT MACRON. ET VOUS NOUS ANNONCIEZ L,ENFER. NOTEZ BIEN QUE SANS BELZEBUTH IL N,Y A PAS D,ENFER. AYEZ LA DIGNITE DE DEGAGER.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 23, le 28 septembre 2020