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Nos Lecteurs ont la Parole

Beyrouth mérite mieux

En lisant le compte rendu du discours du président Michel Aoun à l’ONU, j’ai remarqué une phrase franchement sidérante du président libanais au sujet de l’explosion de Beyrouth : « Sans doute la solution la plus pratique consisterait à diviser les quartiers dévastés (de Beyrouth) en multiples zones. Ainsi, chaque pays souhaitant apporter son aide pourrait prendre en charge une zone spécifique et entreprendre directement la reconstruction », a-t-il expliqué la bouche en cœur.

En gros, c’est au petit bonheur la chance, la France prendra peut-être la rue Gouraud et l’Allemagne Mar Mikhaël, puis l’Italie Achrafieh, mais qui fera la Quarantaine ? Allez, disons l’Iran ? Espérons qu’il y ait plein de pays généreux pour nous restaurer « directement » tous nos quartiers. Mais l’État libanais à quoi sert-il du coup ? Une idée de génie, digne d’un vrai chef d’État... Un homme qui n’a aucune honte d’être incompétent, à la tête d’un pays en faillite et assisté. Il se la joue stratège... c’est ahurissant, impudique.

Depuis que nous essayons d’aider des familles à réparer leurs maisons traditionnelles, j’ai vécu en direct avec ces gens l’absence totale de leur État. Ils sont visités par une multitude de parties, mais beaucoup ne reçoivent rien, leurs toits en tuile sont détruits et on leur promet des bâches, peut-être un jour, mais il commence à pleuvoir dans un mois... Ils s’inquiètent mais on les laisse attendre avec leurs façades éventrées. Puis de voir leur président proférer des inepties à toute la planète, sans vergogne, ça doit faire vraiment mal.

Ce discours affligeant nous conforte au moins dans ce que nous essayons de faire avec notre petit projet « Save Beirut Old Houses ». Deux maisons confirmées dont une en partenariat avec AUB Neighborhood Initiative et Nusaned, une troisième maison cette semaine je l’espère ; merci à tous de nous avoir aidés à faire une petite différence.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


En lisant le compte rendu du discours du président Michel Aoun à l’ONU, j’ai remarqué une phrase franchement sidérante du président libanais au sujet de l’explosion de Beyrouth : « Sans doute la solution la plus pratique consisterait à diviser les quartiers dévastés (de Beyrouth) en multiples zones. Ainsi, chaque pays souhaitant apporter son aide pourrait prendre en...

commentaires (1)

> UN MOMENT J'AVAIS ÉCRIT QUE AOUN, APRES JE NE SAIS PLUS QUELLE SORTIE NE POURRAIT JAMAIS PLUS ME SURPRENDRE(pr etre poli), A L'EVIDENCE JE ME TROMPAIS, ET LOURDEMENT.

gaby sioufi

08 h 54, le 27 septembre 2020

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Commentaires (1)

  • > UN MOMENT J'AVAIS ÉCRIT QUE AOUN, APRES JE NE SAIS PLUS QUELLE SORTIE NE POURRAIT JAMAIS PLUS ME SURPRENDRE(pr etre poli), A L'EVIDENCE JE ME TROMPAIS, ET LOURDEMENT.

    gaby sioufi

    08 h 54, le 27 septembre 2020