Des conteneurs éventrés dans la zone du port de Beyrouth, le 9 août 2020. AFP / PATRICK BAZ
Plus d'une centaine de conteneurs se trouvant sur le site du port de Beyrouth, où l'explosion d'une énorme quantité de nitrate d'ammonium a dévasté plusieurs quartiers de la capitale le 4 août dernier, contiennent des "matières dangereuses", a affirmé jeudi le président de la commission parlementaire des Travaux publics et des transports, Nazih Najem. "Il y a environ 850 conteneurs qui doivent être vérifiés, dont 143 contiennent des matières hautement dangereuses", a déclaré M. Najem à l'issue d'une réunion de la commission consacrée à la réactivation du port de Beyrouth. "Quarante-neuf de ces conteneurs sont aux mains de l'armée et des discussions sont en cours pour les transférer en dehors du pays", a-t-il ajouté, précisant que des diluants inflammables ont été notamment retrouvés dans ces conteneurs".
La semaine dernière, le mohafez de Beyrouth, Marwan Abboud, avait demandé aux habitants de la capitale libanaise de déclarer aux pompiers la présence de tout "dépôt contenant des matières inflammables ou explosives", plus de quarante jours après la double explosion meurtrière du port. La déflagration du 4 août avait été provoquée, selon les explications officielles, par un incendie dans un entrepôt contenant 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium.
A la suite des explosions du 4 août puis, un mois plus tard, de l'énorme incendie qui s'est déclaré dans des entrepôts situés dans la zone franche, le directeur par intérim du port, Bassem al-Kaissi, avait déjà annoncé vouloir interdire le stockage de matériaux inflammables sans autorisation.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine