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Emigration clandestine

Aoun appelle à régler le problème sur les plans sécuritaire et humanitaire

La Sûreté générale chargée d'entrer en contact avec les autorités chypriotes afin de mettre en place les mesures nécessaires pour le retour des migrants, à l'issue d'une réunion au palais de Baabda, présidée par le chef de l'Etat.

Aoun appelle à régler le problème sur les plans sécuritaire et humanitaire

Khaled Abdallah, un migrant libanais de 47 ans qui a été rapatrié après avoir tenté de rallier Chypre de manière illégale, fume une cigarette dans le port de Tripoli, le 15 septembre 2020. Photo AFP / Ibrahim CHALHOUB

Le président libanais, Michel Aoun, a appelé jeudi à traiter l'émigration clandestine maritime sur le plan sécuritaire et humanitaire, alors que plusieurs décès ont été recensés ces dernières semaines au large des côtes libanaises, au moment où le pays subit des crises profondes qui appauvrissent la population.

Lors d'une réunion sécuritaire organisée au palais de Baabda, en présence du Premier ministre démissionnaire Hassane Diab, de la ministre sortante de la Défense, Zeina Acar, du ministre sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, et des chefs des services de sécurité, le président Aoun a appelé à régler le problème de l'émigration clandestine par voie maritime à partir du Liban sur les plans sécuritaire et humanitaire", a indiqué la présidence sur Twitter. Le chef de l'Etat "a insisté sur la nécessité de traiter les causes sociales qui poussent (les migrants) à quitter le Liban de manière clandestine, résultant en des accidents tragiques et des drames familiaux, au large du pays", déplore en outre la présidence.

Contacts avec Chypre
"Le président Aoun a également appelé à lutter contre les réseaux qui organisent ce genre d'expéditions maritimes illégales et de prendre les mesures nécessaires à leur encontre". Pour sa part, le Premier ministre démissionnaire a "demandé aux services de sécurité compétents de se coordonner entre eux, sans délai, afin de mettre un terme à l'émigration maritime clandestine".

Concrètement, il a été décidé de "charger la direction générale de la Sûreté générale d'entrer en contact avec les autorités chypriotes afin de mettre en place les mesures nécessaires pour le retour des migrants. Une intensification du travail de renseignement et d'enquête a également été décidée afin de lutter contre le trafic d'être humains". Les responsables ont également décidé "d'intensifier les patrouilles maritimes, en fonction des moyens disponibles, et de coordonner avec la direction de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) afin d'identifier et surveiller les embarcations" illégales. Enfin, la direction de l'armée a été chargée de mettre en place un centre dédié aux recherches et aux secours, en coordination avec les ministères concernés, notamment le ministère des Travaux publics et des Transports. Une campagne de sensibilisation contre les dangers de l'émigration clandestine doit également être mise en place à travers les médias et les municipalités.

Les traversées clandestines en direction de Chypre semblent se multiplier, alors que le Liban connaît depuis plus d'un an la pire crise socioéconomique et financière de son histoire moderne.

Le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun (c), présidant une réunion sécuritaire à Baabda, le 24 septembre 2020. Photo Twitter/Présidence libanaise

Un nouveau corps repêché
Sur le terrain, un corps non identifié, peut-être celui d'un migrant clandestin, a été retrouvé jeudi au large des côtes situées entre Arida et Cheikh Zanad dans le Akkar (Nord), à la frontière syrienne. Selon l'Agence d'information officielle (Ani, officielle), il semble que le corps soit dans un état de décomposition avancée. Des tests ADN doivent être effectué afin de déterminer s'il s'agit d'un migrant mort noyé, ou d'une victime de l'explosion du 4 août au port de Beyrouth.

Deux nouvelles dépouilles, celle d'un enfant et d'un homme, ayant tenté de se rendre illégalement à Chypre, ont été retrouvées mardi et mercredi, au large des côtes du Liban-nord également. Et au cours du week-end dernier, quatre corps avaient déjà été repêchés en différents endroits en mer. Sur l'un d'eux, retrouvé au large de Zouk, un message de détresse avait été retrouvé, dans lequel on apprenait que les cinquante passagers d'un canot étaient en perdition à l'est de Chypre et que deux nouveaux-nés étaient décédés de malnutrition à bord de cette embarcation. Les autres dépouilles avaient notamment été repêchées au large de Sarafand, près de Saïda, et de Batroun (Nord).

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Le 14 septembre, la Force intérimaire des Nations unies pour le Liban (Finul) avait repéré une barque dans les eaux internationales au large des côtes libanaises, avec 36 survivants et un mort à bord. Parmi les rescapés, 25 Syriens, 8 Libanais et trois personnes d’autres nationalités, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Mais aucun chiffre exact n’a été établi sur le nombre exact de migrants ayant fait la traversée sur cette embarcation de fortune, partie le 7 septembre d’un port dans le nord du pays. Depuis la découverte de ce bateau, des proches des disparus tentent en vain de retrouver le passeur, un habitant de Tripoli qui a disparu depuis les faits. Une source militaire a indiqué samedi à l’AFP avoir arrêté une personne qui jouait le rôle de médiateur entre les passagers et le "propriétaire du bateau".


Le président libanais, Michel Aoun, a appelé jeudi à traiter l'émigration clandestine maritime sur le plan sécuritaire et humanitaire, alors que plusieurs décès ont été recensés ces dernières semaines au large des côtes libanaises, au moment où le pays subit des crises profondes qui appauvrissent la population.

Lors d'une réunion sécuritaire organisée au palais de...

commentaires (3)

Bof... Elementary my dear Watson "nécessité de traiter les causes sociales qui poussent (les migrants) à quitter le Liban de manière clandestine," après ça on est tous au paradis...bien sûr ceci requiert un gouvernement, une gouvernance sérieuse et qualifiée des politiciens de qualité une administration honnête.... Euh......., bon... Je saute à la mer et je vais tout de suite vers Chypre à .... La ... Nage...

Wlek Sanferlou

18 h 01, le 24 septembre 2020

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Commentaires (3)

  • Bof... Elementary my dear Watson "nécessité de traiter les causes sociales qui poussent (les migrants) à quitter le Liban de manière clandestine," après ça on est tous au paradis...bien sûr ceci requiert un gouvernement, une gouvernance sérieuse et qualifiée des politiciens de qualité une administration honnête.... Euh......., bon... Je saute à la mer et je vais tout de suite vers Chypre à .... La ... Nage...

    Wlek Sanferlou

    18 h 01, le 24 septembre 2020

  • Il ne s'agit pas tant de freiner ces migrants que d'en chercher la cause .. l'extrême pauvreté de la région apparait comme le facteur primordial de cette migration. Aujourd'hui les trois quart de la population vivent en dessous du seuil de tolérance, tandis que "nos" responsables, perchés dans leur tour d'ivoire ne semblent pas réaliser qu'un véritable drame humanitaire se joue à quelques kilomètres de chez eux. En outre, à ce problème majeur s'ajoute le fait que ces gens ont perdu confiance, tous les politiques s'étant, à leurs yeux, disqualifiés , ce qui "légitime" leur envie de voir si l'herbe est plus verte ailleurs....

    c...

    17 h 32, le 24 septembre 2020

  • REGLEZ LES PROBLEMES DANGEREUX ECONOMIQUES, FINANCIERS, CEUX DES ALIBABAS, ALIMENTAIRES, SECURITAIRES, SANITAIRES ET EXISTENTIELS DU PAYS ET TOUT RENTRERA DANS L,ORDRE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 33, le 24 septembre 2020