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Liban

Adib attaché à la formation d'un "gouvernement de mission qui satisfasse tous les Libanais"

Adib attaché à la formation d'un

Le Premier ministre libanais désigné, Moustapha Adib, le 17 septembre 2020 au palais de Baabda. Photo AFP / DALATI AND NOHRA

Le Premier ministre libanais désigné, Moustapha Adib, qui n'a toujours pas formé son équipe dans le cadre de l'initiative française de sortie de crise, a affirmé mercredi être attaché à la formation d'un gouvernement "de mission qui satisfasse tous les Libanais".

Ces déclarations interviennent au lendemain de l'initiative présentée par l'ancien président du Conseil Saad Hariri pour dénouer les tractations pour la formation du gouvernement, attendu depuis trois semaines.

Dans un communiqué rapporté par notre correspondante Hoda Chedid, M. Adib se dit "attaché à la formation d'un gouvernement de mission qui satisfasse tous les Libanais et qui mette en application les réformes économiques, financières et monétaires prévues par l'initiative française approuvée par toutes les parties".

Moustapha Adib a également indirectement réagi aux critiques du président de la République, Michel Aoun, qui lui a reproché dernièrement de ne pas lui avoir transmis jusque-là une mouture de gouvernement, lors de ses quatre entretiens avec lui. M. Adib a ainsi indiqué "avoir gardé le silence durant toute la période de (concertations) pour la formation du gouvernement en raison de la grande responsabilité qui lui incombe et pour aboutir à une mouture, en concertation avec le président de la République, dans le cadre de la Constitution, dans l'objectif de mettre un terme à la douleur quotidienne des Libanais".

Le Premier ministre désigné a rappelé les "constantes" qu'il s'est engagé à respecter, à savoir "un gouvernement formé de spécialistes et de personnes compétentes, capables d'obtenir la confiance sur la scène interne et sur le plan arabe et international, car cela permettra au Liban de recevoir l'aide internationale nécessaire pour sauver l'économie du naufrage". Moustapha Adib a enfin souhaité que "tout le monde coopère dans l'intérêt du Liban et de saisir l'opportunité de sauver la nation".

Les négociations bloquent sur les revendications du tandem chiite, qui réclame de nommer lui-même un chiite au ministère des Finances. 

L'attribution de ce ministère constitue le principal obstacle rencontré par le Premier ministre désigné. Le Hezbollah et le mouvement Amal exigent en effet de nommer eux-mêmes "une personnalité chiite" à la tête de ce ministère qui, selon eux, doit être exclu du principe de rotation des portefeuilles défendu par le Premier ministre désigné et soutenu par plusieurs parties. Pour surmonter cet obstacle, Saad Hariri, a suggéré de nommer au ministère des Finances une personnalité chiite indépendante que Moustapha Adib choisira lui-même, au même titre que les autres ministres, sur la base des critères de compétence, d'intégrité et de la non-affiliation partisane. Le chef du Courant du Futur a précisé que cette attribution du portefeuille à un chiite "est valable pour une fois seulement et ne peut pas être considérée comme un précédent pour la formation des gouvernements à venir". Elle est motivée, a-t-il dit, par sa volonté d’éviter un effondrement total du pays.

Paris a salué mardi soir l'initiative de M. Hariri. Le tandem chiite n'a toutefois pas encore réagi officiellement à cette proposition. Il semble que Moustapha Adib attend une telle réaction pour se rendre ensuite au palais de Baabda et présenter éventuellement une première mouture de gouvernement au chef de l'Etat.



Le Premier ministre libanais désigné, Moustapha Adib, qui n'a toujours pas formé son équipe dans le cadre de l'initiative française de sortie de crise, a affirmé mercredi être attaché à la formation d'un gouvernement "de mission qui satisfasse tous les Libanais".

Ces déclarations interviennent au lendemain