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Nos Lecteurs ont la Parole

Les trois maux du Liban

Il n’y a pire « sauvagerie » que celle qui sévit au Liban. À tous les échelons, les lois, les rapports sociaux se dégradent, la misère s’étend dans toutes les couches sociales.

Existe-t-il des responsables honnêtes capables de bien gérer le pays ? Cela ne tient qu’à un minimum de bonne volonté pour que l’ordre s’organise. Que l’organisme étatique fonctionne réellement. Les tiraillements politiques, la pourriture gangrènent le pouvoir, le système de l’argent, le capitalisme sauvage et les luttes idéologiques.

Premièrement, comment fonctionne le pouvoir ? Tous les rouages sont pervertis. Ce n’est plus un pouvoir soutenu par des individus pour un bon fonctionnement, ce sont plutôt des individus qui exploitent le pouvoir chacun pour son intérêt propre. Ce n’est plus une société cohérente, un acte social consenti par tous. Ce sont plutôt des clans mafieux couverts de vernis religieux, des groupements d’intérêts hors la loi, exploitant souvent les règles en fonction de leur interprétation. Les représentants du peuple sont supposés être les meilleurs dans différents domaines pour bien gérer les affaires de l’État, or à ce niveau on est mal servi. Qui sont-ils ? Des incapables, des profiteurs, des complices pour les sales affaires. Certains, de bonne volonté, sont inhibés et sans réaction. D’ailleurs, il faut être compétent pour se rendre compte que parfois on est insuffisant. Ce qu’ils ne sont pas.

Une deuxième force est l’argent. La cupidité et la malveillance des possédants et des politiques a mis le pays à sec. Les épargnants sont pris en otages par les banques, leurs gérants et propriétaires qui font la loi… Bien sûr, il y a des grands capitaux qui sont pris au piège, voulant tels des vautours dépecer le pays chacun à sa manière. Toujours à la recherche avide d’un gain facile, les influenceurs de tous bords ont trompé tout le monde.

Un troisième problème domine : c’est le tiraillement idéologique. La lutte est plus importante. Avec le développement de l’individualisme et de la liberté à outrance, les conflits se diversifient même dans certains pays où le consensus social existe. Appliquer la loi devient difficile. L’autorité, souvant bafouée, est toujours contestée. Que dire du Liban... La loi des clans, des tribus prévaut sur toute autorité. Même les juges sont mal à l’aise pour pouvoir appliquer la loi étatique. La mafia prédomine, aucun homme politique n’est jugé. Pourtant, tout le monde politique dénonce la corruption à la tribune du Parlement. Les adjudications sont piégées. Les dessous-de-table dans toute l’administration sont monnaie courante. Comment échapper à ce piège lugubre ? Tous, oui tous sont complices de cette corruption. Mais on s’attend à ce que la gent politique redresse ces travers, ce cercle vicieux qui profite aux profiteurs et mine les fondements du Liban. Les mentalités sont viciées. On dénonce les travers d’un côté et de l’autre on cherche à en profiter en détournant la loi. Chaque Libanais joue le conciliateur. Il ressemble à celui que décrit Churchill, celui qui donne à manger au crocodile en espérant être le dernier à être mangé.

Les solutions pour relever le pays existent. Les bonnes volontés, des responsables honnêtes existent. Malgré les remous dans la région et les courants d’influence internationaux opposés, le Liban peut se relever et doit se relever.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Il n’y a pire « sauvagerie » que celle qui sévit au Liban. À tous les échelons, les lois, les rapports sociaux se dégradent, la misère s’étend dans toutes les couches sociales.

Existe-t-il des responsables honnêtes capables de bien gérer le pays ? Cela ne tient qu’à un minimum de bonne volonté pour que l’ordre s’organise. Que l’organisme étatique...

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