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Économie - Japon

Que reste-t-il des « Abenomics » ?

Que reste-t-il des « Abenomics » ?

Le Premier ministre Japonais Shinzo Abe. Kiyoshi Ota/AFP

En 2012, Shinzo Abe se faisait connaître pour son programme de relance économique surnommé « Abenomics ». Huit ans plus tard, au crépuscule du mandat d’un Premier ministre japonais rattrapé par la maladie, ses réussites partielles ont été balayées par le Covid-19. Voici les principaux points de ce programme.

Assouplissement monétaire XXL

Dès fin 2012, Shinzo Abe nouait un pacte avec la Banque centrale du Japon (BoJ) : celle-ci s’engageait à mettre en œuvre une politique d’assouplissement monétaire inédite. L’objectif : diminuer le coût du crédit pour stimuler l’activité des entreprises et la consommation des particuliers, en visant une inflation de 2 % pour en finir avec la déflation qui hante l’économie nippone depuis les années 1990. Les efforts de la BoJ ont notamment renforcé la compétitivité des entreprises japonaises à l’export, en faisant baisser le yen. Mais l’objectif d’une inflation annuelle de 2 % est resté un doux rêve. L’économie japonaise s’est certes un temps redressée, mais bien plus modestement qu’espéré.

Relances budgétaires à gogo

Le gouvernement de M. Abe a accompagné les efforts de la BoJ par des relances budgétaires. Des centaines de milliards de dollars de fonds publics ont été ainsi injectés depuis 2013, notamment pour moderniser les infrastructures du pays, avec également en toile de fond la perspective des Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Cela a augmenté les revenus et les investissements des entreprises, stimulé les marchés financiers et immobiliers et soutenu la croissance du pays ces dernières années. Mais cela n’a pas empêché l’économie de se contracter entre 2014 et 2015 et de tomber en récession depuis début 2020, fragilisée avant même la pandémie, en raison de la faible consommation de la société, préférant l’épargne.

Réformes structurelles trop timides

Le but des réformes structurelles est de moderniser le marché du travail japonais, toujours en partie calqué sur le modèle du boom économique de l’après-guerre, avec des emplois garantis à vie dans les grandes entreprises. Les succès ont été limités, comme celui de la hausse du taux d’activité des femmes et des seniors, ainsi qu’un recours plus important à l’immigration pour tenter de faire face à la pénurie de main-d’œuvre. Mais la productivité n’a pas augmenté de manière significative.


En 2012, Shinzo Abe se faisait connaître pour son programme de relance économique surnommé « Abenomics ». Huit ans plus tard, au crépuscule du mandat d’un Premier ministre japonais rattrapé par la maladie, ses réussites partielles ont été balayées par le Covid-19. Voici les principaux points de ce programme.Assouplissement monétaire XXLDès fin 2012, Shinzo Abe nouait un pacte avec la Banque centrale du Japon (BoJ) : celle-ci s’engageait à mettre en œuvre une politique d’assouplissement monétaire inédite. L’objectif : diminuer le coût du crédit pour stimuler l’activité des entreprises et la consommation des particuliers, en visant une inflation de 2 % pour en finir avec la déflation qui hante l’économie nippone depuis les années 1990. Les efforts de la BoJ ont notamment renforcé...
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