Rechercher
Rechercher

Monde - États-Unis

Tirs de la police sur un homme noir : la colère gagne plusieurs villes US

Tirs de la police sur un homme noir : la colère gagne plusieurs villes US

Manifestation contre le racisme devant un poste de police à Minneapolis le 24 août 2020. Kerem Yucel/AFP

Kenosha, Minneapolis, New York ou Portland : lors de rassemblements parfois violents, des milliers de personnes ont exigé que justice soit faite pour Jacob Blake, un Afro-Américain grièvement blessé par plusieurs tirs de la police.

Les manifestants réunis dans ces villes américaines dans la nuit de lundi à mardi scandaient le même slogan qu’après la mort de George Floyd, il y a trois mois jour pour jour : « Pas de justice, pas de paix. »

Comme pour George Floyd, un quadragénaire noir mort asphyxié sous le genou d’un policier blanc, la tentative d’interpellation de ce père de famille dimanche a été filmée par un témoin, dans la ville de Kenosha de l’État du Wisconsin.

Les images, tournées avec un téléphone portable et vite devenues virales, montrent l’homme de 29 ans suivi par deux policiers ayant dégainé leurs armes alors qu’il contourne une voiture.

Un agent attrape son débardeur blanc au moment où il ouvre la portière et tente de s’installer sur le siège conducteur. Le policier fait alors feu – l’enregistrement laisse entendre sept tirs –, atteignant M. Blake de plusieurs balles dans le dos.

« Qu’est-ce qui justifiait tous ces tirs? », « Qu’est-ce qui justifiait de le faire devant mes petits-fils ? », a dénoncé hier le père de la victime auprès du journal Chicago Sun Times, indiquant que son fils restait pour le moment hémiplégique. « Il est paralysé des pieds à la taille », a poursuivi M. Blake, qui a le même prénom que son fils : Jacob.

Herman Poster, un cousin de la victime, a confié au site The Daily Beast que Jacob Blake se trouvait de nouveau au bloc chirurgical mardi matin, les médecins cherchant « à faire réagir certains de ses nerfs ».

Crise de santé publique

Les deux policiers ont été suspendus de leurs fonctions et une enquête a été ouverte. Le millier de manifestants réunis devant un tribunal de la ville ont d’abord défilé pacifiquement. Mais, une heure après l’entrée en vigueur d’un couvre-feu, des échauffourées ont éclaté avec les forces de l’ordre. Les manifestants ont lancé des bouteilles et des feux d’artifice vers les policiers, incendié des voitures et un immeuble.

À Minneapolis, la ville où George Floyd est mort le 25 mai et lieu de départ du mouvement historique contre le racisme, les manifestants ont brûlé un drapeau américain.

Environ 200 personnes ont défilé à New York. À Portland, où des marches sont organisées quasi quotidiennement depuis la mort de George Floyd, les manifestants ont scandé le nom de Jacob Blake.

Ben Crump, l’avocat de la famille de Jacob Blake, a affirmé que les trois fils de ce dernier se trouvaient dans la voiture, et que l’homme avait tenté de s’interposer dans une dispute entre deux femmes.

Le président Donald Trump ne s’est pas encore exprimé sur le sujet. Joe Biden, son opposant démocrate à la présidentielle de novembre, a quant à lui assuré que le racisme était « une crise de santé publique » et exigé une enquête fouillée et transparente sur les circonstances du décès de Jacob Blake.

Source : AFP

Kenosha, Minneapolis, New York ou Portland : lors de rassemblements parfois violents, des milliers de personnes ont exigé que justice soit faite pour Jacob Blake, un Afro-Américain grièvement blessé par plusieurs tirs de la police.Les manifestants réunis dans ces villes américaines dans la nuit de lundi à mardi scandaient le même slogan qu’après la mort de George Floyd, il y a trois mois jour pour jour : « Pas de justice, pas de paix. »Comme pour George Floyd, un quadragénaire noir mort asphyxié sous le genou d’un policier blanc, la tentative d’interpellation de ce père de famille dimanche a été filmée par un témoin, dans la ville de Kenosha de l’État du Wisconsin.Les images, tournées avec un téléphone portable et vite devenues virales, montrent l’homme de 29 ans suivi par deux...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut