Au tournoi de Cincinnati, disputé dans la bulle de Flushing Meadows à New York, l’Ukrainienne Dayana Yastremska a éliminé l’Américaine Venus Williams (5-7, 6-2, 7-5) au premier tour. Matthew Stockman/Getty Images/AFP
Matches joués à huis clos, ramasseurs de balles et staff technique masqués, des poignées de main remplacées par des coups de raquette, des joueurs qui vont eux-mêmes chercher leur serviette, absence de juges de ligne : voici venu le tennis par temps de pandémie.
L’élite mondiale de la petite balle jaune a fait son retour à la compétition samedi (hier au Liban) dans des conditions inédites dictées par le coronavirus. Délocalisé dans la bulle de Flushing Meadows à New York, le tournoi de Cincinnati est le premier tournoi ATP organisé depuis la suspension de la saison en mars, en raison de la pandémie de Covid-19, le circuit WTA ayant de son côté repris début août à Palerme. Le tournoi de Cincinnati fait aussi office de test grandeur nature avant l’US Open, qui débutera cette fin de semaine, au sein de la même bulle sanitaire, en l’absence de public. Ce qui n’a pas empêché le facétieux Andy Murray de faire mine de saluer les supporteurs après sa victoire, lui qui faisait son grand retour à la compétition depuis neuf mois.
« Il n’y a pas vraiment d’ambiance, donc c’est forcément un peu délicat », a déclaré le Britannique, qui a dû batailler face à l’Américain Frances Tiafoe, battu en trois sets (7-6, 8/6, 3-6, 6-1). Vainqueur du tournoi de Cincinnati en 2008 et en 2011, Murray faisait son retour après deux opérations à la hanche en janvier 2018, puis en janvier 2019, avant qu’une ecchymose sur l’os pelvien l’empêche de prendre part au début de la saison 2020. « Qu’il n’y ait aucun bruit durant tout le match, c’était vraiment étrange », a également commenté le Canadien Felix Auger-Aliassime, qui restera comme celui qui a remporté le premier match comptant pour le circuit ATP depuis mars (6-4, 6-1 face au Géorgien Nikoloz Basilashvili). « Je trouve que (les fans) créent une énergie », a déclaré Victoria Azarenka, après avoir battu Donna Vekic (6-2, 6-3). « J’adore cette énergie dont je sens que l’on peut se nourrir. Parfois, vous avez tout le stade contre vous et vous vous en nourrissez aussi », a ajouté la Bélarusse.
Dans les autres rencontres de samedi, la jeune prodige américaine Cori Gauff s’est inclinée (6-1, 6-3) face à la Grecque Maria Sakkari, tandis que l’expérimentée Américaine Venus Williams a également été éliminée, malgré un combat acharné livré face à l’Ukrainienne Dayana Yastremska (5-7, 6-2, 7-5).
Source : AFP


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