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Économie - Finances

S&P dégrade certaines obligations libanaises en défaut de paiement

L’agence de notation S&P a dégradé vendredi dans la catégorie défaut de paiement certaines obligations libanaises, après des échéances non honorées en juillet et août, et a estimé que l’explosion à Beyrouth avait aggravé la crise économique et financière au sein de laquelle est englué le pays depuis un an et contre laquelle aucune réforme n’a encore été enclenchée. Le Liban avait fait défaut pour la première fois de son histoire en mars 2020, annonçant être dans l’incapacité de rembourser sa dette alors arrivée à échéance et qui s’élevait à 1,2 milliard de dollars. « Même avant les événements récents, le Liban avait fait des progrès limités dans les négociations avec ses créanciers sur la restructuration de la dette », a souligné l’agence, qui a donc réaffirmé vendredi sa note sur la dette en devises à long terme et court terme du pays à défaut partiel. S&P a aussi souligné que la perspective sur la note de la dette du pays en monnaie locale, actuellement à « CC/C », restait négative. La gigantesque explosion survenue au port de Beyrouth le 4 août a fait 181 morts et plus de 6 500 blessés, selon le dernier bilan provisoire. Elle a également déclenché la colère de la rue, menant à la démission du gouvernement du Premier ministre Hassane Diab. « Un vide politique prolongé ou un nouveau gouvernement faible pourraient encore retarder les réformes politiques, l’aide extérieure et les négociations sur la restructuration de la dette », a indiqué S&P dans son communiqué. De plus, le pays fait désormais face à des taux record de contaminations au Covid-19, qui saturent de malades des hôpitaux déjà débordés par les blessés de l’explosion. Au début du mois d’août, Moody’s, l’une des principales agences de notation avec S&P et Fitch, avait déjà dégradé la notation souveraine libanaise, passant de « Ca » à « C », soit la plus basse note qu’elle puisse attribuer, avant de retirer les notations des trois banques libanaise qu’elle observe (Bank Audi, BLOM Bank et Byblos Bank). Quant à Fitch, elle a confirmé la semaine dernière l’évaluation de la dette souveraine en devises à long terme du Liban notée « RD » (Restricted Default, ou défaut sélectif), tout en maintenant à « CC » la notation des bons du Trésor à long terme, soit deux crans au-dessus des notations en « D ».


L’agence de notation S&P a dégradé vendredi dans la catégorie défaut de paiement certaines obligations libanaises, après des échéances non honorées en juillet et août, et a estimé que l’explosion à Beyrouth avait aggravé la crise économique et financière au sein de laquelle est englué le pays depuis un an et contre laquelle aucune réforme n’a encore été enclenchée. Le Liban avait fait défaut pour la première fois de son histoire en mars 2020, annonçant être dans l’incapacité de rembourser sa dette alors arrivée à échéance et qui s’élevait à 1,2 milliard de dollars. « Même avant les événements récents, le Liban avait fait des progrès limités dans les négociations avec ses créanciers sur la restructuration de la dette », a souligné l’agence, qui a donc réaffirmé vendredi...
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