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Nos Lecteurs ont la Parole

Faire son deuil

En ce funeste mardi 4 août 2020, Fady Samir Naïm a été arraché à sa famille, à ses parents, à ses amis pour un monde meilleur.

Fady ne nous a pas quittés naturellement, il est parti, comme tant d’autres, victime de l’injustice, de la barbarie, de la sauvagerie et de la criminalité préméditée.

Nombreux sont ceux qui ont témoigné de leurs sentiments sincères et crié haut et fort leur rage et leur colère. Pour qui, pour quoi ?

Le chef de l’État a promis de retrouver les coupables et de leur infliger les peines les plus lourdes et les plus sévères. Bonne chance, Monsieur le Président, vous réussirez peut-être à sanctionner l’acte et son auteur, mais pouvez-vous rendre justice aux victimes, à leurs parents, à leurs amis ?

Monsieur le Président, « le père de tous », êtes-vous en mesure de ramener « votre fils » Fady au chevet de sa mère ? Monsieur le Président, le train est déjà passé… sans crier gare !

Mieux vaut prévenir que guérir, disait le proverbe, tombé, hélas, en désuétude.

Messieurs les responsables, de l’enseignement que nous avions reçu nous retenions que pécher pouvait être tout aussi bien par action que par omission.

Si nous faisons aujourd’hui notre deuil, le deuil de Fady, nous faisons également le deuil de toutes les victimes, le deuil de l’innocence de l’enfance, nous faisons le deuil d’un pays, celui dont rêvait le bâtonnier et ministre Wadih Naïm, grand-père de Fady, qui fut à la tête de la délégation libanaise au congrès tenu en 1945 à San Francisco, à l’origine de l’Assemblée des Nations unies ; Edmond Naïm, oncle de Fady, qui fut gouverneur de la Banque du Liban et protecteur des deniers publics ; Nadim Naïm, oncle de Fady, qui fut député et ministre et a défendu les intérêts de la nation jusqu’au dernier souffle, et tant d’autres…

Repose en paix Fady, un jour justice te sera rendue, dans ce monde ou dans un autre. Mission accomplie, Messieurs, vous nous avez apporté la confirmation qu’il ne faut pas être fier d’être libanais dans « votre » Liban.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


En ce funeste mardi 4 août 2020, Fady Samir Naïm a été arraché à sa famille, à ses parents, à ses amis pour un monde meilleur.

Fady ne nous a pas quittés naturellement, il est parti, comme tant d’autres, victime de l’injustice, de la barbarie, de la sauvagerie et de la criminalité préméditée.

Nombreux sont ceux qui ont témoigné de leurs sentiments sincères et...

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