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Double explosion à beyrouth

Près de 150 morts et d’émouvantes funérailles pour les victimes

Une diplomate allemande fait partie des personnes mortes dans la tragédie, annonce son ambassade.

Près de 150 morts et d’émouvantes funérailles pour les victimes

Les derniers adieux à Nicole Majid Hélou à Sarba, au Liban-Sud. Photo ANI

Le lourd bilan toujours provisoire des explosions qui ont secoué Beyrouth est désormais de 149 morts, dont une vingtaine encore non identifiés, et plus de 5 000 blessés, selon une source du ministère de la Santé à L’Orient-Le Jour. Un drame qui a laissé également plus de 300 000 personnes sans abri. Et le cortège des nouvelles affligeantes se poursuit. Hier, le département de la Sécurité d’État a annoncé la mort « en service » de l’un de ses agents, Charbel Matta, 24 ans, né à Sarba, dans le Kesrouan.

Parmi les victimes, une diplomate allemande a été tuée dans l’explosion survenue mardi au port de Beyrouth, le ministre allemand des Affaires étrangères parlant jeudi de « deuil » pour la diplomatie allemande. « Nos pires craintes ont été confirmées. Une membre de notre ambassade à Beyrouth est morte dans son appartement à la suite de l’explosion. Tous les membres du ministère des Affaires étrangères sont en deuil de leur collègue », a déclaré le ministre Heiko Maas dans un communiqué. « Mes remerciements vont à tous ceux qui, comme notre défunte collègue, prennent chaque jour de grands risques personnels dans le monde entier au service de notre pays », a-t-il ajouté.

Il y a également beaucoup de Français parmi les tués et les blessés. En soirée, au cours de sa conférence de presse, le président Emmanuel Macron a évoqué au moins une cinquantaine de Français blessés dans ces explosions. Mercredi, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, avait annoncé qu’un architecte, Jean-Marc Bonfils, était décédé dans les explosions qui ont dévasté la ville mardi.

« Espoirs » de retrouver des personnes vivantes

Sur le terrain, la recherche de dizaines de personnes disparues, selon des propos du ministre de la Santé Hamad Hassan, se poursuivait hier. De nombreux proches de disparus se sont rassemblés près du port de la capitale afin de réclamer aux autorités des informations sur le sort de leurs proches.

Ces recherches seront progressivement marquées par la participation d’équipes de secouristes venues du monde entier (lire par ailleurs). Un colonel de la sécurité civile française, engagé dans les recherches de disparus au port de Beyrouth, a estimé hier qu’il y avait de « bons espoirs » de retrouver « des personnes vivantes », après les explosions meurtrières qui ont secoué le secteur. « On recherche sept ou huit personnes disparues, qui seraient coincées dans une salle de commande enterrée par l’explosion », a indiqué le colonel Vincent Teissier, interrogé par le président français Emmanuel Macron lors de sa visite au port de Beyrouth. « On pense qu’il y a de bons espoirs de retrouver (...) des personnes vivantes », a-t-il dit.

De son côté, l’armée libanaise a décidé d’intensifier ses recherches afin de trouver les personnes toujours portées disparues, soulignant que ces opérations de recherche sont très délicates. « La zone de l’explosion reste entièrement isolée, afin de protéger la scène de l’accident et de permettre la poursuite des opérations de recherche », a déclaré le général Ali Kanso, directeur du bureau de presse de l’armée. La Croix-Rouge va recenser les restes de corps retrouvés sur les lieux de l’explosion et les forces de sécurité mèneront, quant à elles, des tests ADN afin de les identifier, a précisé le responsable militaire.

Le bassin numéro 5 du port sera par ailleurs remis en service, a annoncé le général Kanso, après confirmation qu’il n’a pas été endommagé dans l’explosion. Il a par ailleurs appelé au respect le plus strict possible des mesures de sécurité mises en place.

Les funérailles de l’officier Gerges Deaïbès à Qlaïa. Photo ANI

Derniers adieux

Sur le terrain, d’émouvantes funérailles de victimes de la catastrophe se déroulaient dans plusieurs régions libanaises, au sein des communautés chrétiennes et musulmanes. Ainsi, Houlou Ahmad Abbas a été inhumé dans sa ville natale de Baalbeck, son cercueil porté par ses camarades en uniforme. De même, le village de Qlaïa au Sud a fait ses derniers adieux à l’aspirant chef Gerges Deaïbès.

L’armée a payé un lourd tribut dans cette tragédie : hier, le commandement de l’armée a rendu hommage à trois victimes inhumées dans leurs villages d’origine, le sous-lieutenant Kamal Kafa de Doueir Adawiyé dans le Akkar, l’adjudant Jawad Chayya de Badghine à Aley et le sergent Hassan Tay de Baalbeck.

Parmi les civils tombés au cours de cette tragédie, Jihad Maroun Saadé de Miziara et Zeina Maurice Chamoun de Sebaal, dans le caza de Zghorta. D’émouvantes obsèques leur ont été organisées, en présence de leurs proches et amis. La même douleur était perceptible lors des adieux à la jeune Sahar Georges Farès, pompier volontaire morte dans l’explosion, inhumée hier dans son village natal de Qaa, dans la Békaa. Et dans le village sudiste de Sarba, les derniers adieux à Nicole Majid Hélou, employée de banque dans le quartier de Gemmayzé, étaient empreints de profonde tristesse. Le deuil a également enveloppé le village de Ana dans la Békaa-Ouest, qui a fait ses derniers adieux à l’un de ses habitants, Farès Georges Kiwan, enquêteur de métier.

Le métropolite de Beyrouth Élias Audi a présidé une messe en mémoire des tués de l’hôpital Saint-Georges de Beyrouth. « Il est regrettable que les tragédies se multiplient sans qu’un quelconque responsable ne soit jugé », a-t-il déclaré.

Enfin, l’ancien ministre Michel Pharaon s’est rendu sur le site de la double explosion et a remercié le président Macron pour sa visite.


Le lourd bilan toujours provisoire des explosions qui ont secoué Beyrouth est désormais de 149 morts, dont une vingtaine encore non identifiés, et plus de 5 000 blessés, selon une source du ministère de la Santé à L’Orient-Le Jour. Un drame qui a laissé également plus de 300 000 personnes sans abri. Et le cortège des nouvelles affligeantes se poursuit. Hier, le...

commentaires (2)

Honte à eux. Honte à tout le gouvernement, députés, personnes au service du peuple qui ont failli à leur devoir le plus élémentaire PROTÉGER LA NATION ET SON PEUPLE ???? honte à vous tous ??? il n’y a pas de termes assez forts et violents pour vous qualifier. Vous n’êtes que des criminels. La potence ce serait la seule chose qui consolerait à minima ce peuple meurtri et ruiné de tout qui est en train d’enterrer ses morts ?? Honte à vous, démissionnez démissionnez démissionnez personne n’attend rien de bien de vous. Potence d’abord et l’enfer ensuite ????

Khoury-Haddad Viviane

15 h 14, le 07 août 2020

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Commentaires (2)

  • Honte à eux. Honte à tout le gouvernement, députés, personnes au service du peuple qui ont failli à leur devoir le plus élémentaire PROTÉGER LA NATION ET SON PEUPLE ???? honte à vous tous ??? il n’y a pas de termes assez forts et violents pour vous qualifier. Vous n’êtes que des criminels. La potence ce serait la seule chose qui consolerait à minima ce peuple meurtri et ruiné de tout qui est en train d’enterrer ses morts ?? Honte à vous, démissionnez démissionnez démissionnez personne n’attend rien de bien de vous. Potence d’abord et l’enfer ensuite ????

    Khoury-Haddad Viviane

    15 h 14, le 07 août 2020

  • FAUT LES DEGAGER DE BONGRE... SINON... DE MALGRE ! PLUS D,AUTRE ALTERNATIVE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 42, le 07 août 2020